Les 9 défis de la stratégie nationale de développement durable
La Stratégie nationale de développement durable (SNDD) s’articule autour de neuf défis stratégiques (voir la fiche synthétique de présentation des 9 défis (PDF - 35 Ko)), en lien avec l’architecture de la Stratégie européenne de développement durable (SEDD).
Si l’architecture en neuf défis constitue une grille de lecture destinée à faciliter la compréhension des enjeux développement durable. Toutefois, il convient de souligner que la recherche d’un développement durable consiste en une approche transversale, c’est à dire repose dans la mise en lien des uns avec les autres.
Une consommation et une production durables
Contexte et enjeux
Nos modes de production et de consommation se traduisent par une exploitation excessive et croissante des ressources naturelles. Ils affectent le climat, la diversité biologique, les équilibres naturels, voire la stabilité des sociétés humaines.
Dans ce contexte, l’enjeu est d’orienter nos modes de production et de consommation vers une économie plus durable, qui limite ses impacts sur l’environnement tout en améliorant notre compétitivité, notre qualité de vie ainsi que les conditions sociales de production.
Le comportement et l’implication de chacun (citoyens, consommateurs, entreprises de production, distributeurs et pouvoirs publics) sont déterminants pour assurer le succès des changements profonds qui touchent à l’organisation de nos modes de vie.
Modifier nos modes de production et de consommation implique d’agir simultanément sur l’offre et la demande afin de permettre une croissance harmonieuse du marché des produits les plus responsables, de rendre ces derniers plus compétitifs par rapport aux offres conventionnelles et de stimuler notre économie.
Nos choix stratégiques :
- agir simultanément sur l’offre et la demande et développer l’information sur les qualités écologiques et sociales des produits pour changer les comportements,
- rendre accessible au plus grand nombre les produits et services plus durables,
- soutenir l’économie verte et l’innovation des entreprises,
- développer une production agroalimentaire plus durable.
Quelques exemples de leviers d’action :
- incitations à acheter et consommer durable,
- soutien à l’économie verte et aux technologies vertes,
- encouragement des entreprises à s’engager dans une démarche de responsabilité sociale avancée,
- exemplarité des achats publics en tant qu’accélérateurs de changement,
- réduction de la production de déchets et amélioration des taux de recyclage.
Pour en savoir plus :
- Le défi n°1 : consommation et production durables (PDF - 546 Ko)
- Mise en oeuvre du défi n°1 : conclusions et indicateurs (PDF - 438 Ko)
- La rubrique dédiée à la consommation durable
Focus :
- Économie de fonctionnalité et économie circulaire (PDF - 34 Ko)
- Professionnalisation des épiceries apportant un soutien aux personnes en difficulté (PDF - 34 Ko)
- Gestion du cycle de vie du papier (PDF - 60 Ko)
- Pacte d'agriculture durable (PDF - 34 Ko)
- Création de l’union des producteurs agricoles de Mana (PDF - 55 Ko)
Société de la connaissance
Éducation et formation
Contexte et enjeux
L’égal accès pour tous à l’éducation, à la formation et à la culture est un facteur majeur de cohésion sociale, à tous les niveaux de formation et à toutes les étapes de la vie.
L’éducation et la formation permettent de former les citoyens et les futurs citoyens aux enjeux fondamentaux du développement durable, d’acquérir les savoir-faire et les savoir être indispensables pour s’adapter aux évolutions du monde et de la société.
Ces évolutions impliquent, d’une part, un effort d’anticipation pour bénéficier des nouvelles possibilités qui se présentent et, d’autre part, une gestion de la transition entre anciennes et nouvelles activités. La formation professionnelle initiale et continue y contribueront significativement.
L’éducation au développement durable, par ses dimensions éthiques et sociales, contribue à la formation citoyenne. Elle est par nature portée par toutes les disciplines d’enseignement et d’activités éducatives scolaires et extra-scolaires. Par le biais de l’éducation des jeunes, elle facilite la mobilisation effective du grand public autour des enjeux de développement durable.
Défi transversal aux huit autres défis, l’éducation et la formation exigent de poursuivre un effort considérable à l’échelle du pays. Sa réussite est une des clés de l’efficacité de la politique nationale de développement durable.
Nos choix stratégiques :
- adapter et renforcer les dispositifs de formation dans les domaines clés du développement durable,
- améliorer l’offre de formation tout au long de la vie et faciliter son accès,
- favoriser l’insertion sociale et l’emploi par l’éducation et la formation,
- développer la formation du grand public au développement durable,
- former les décideurs publics et privés aux enjeux du développement durable,
- réduire le décrochage scolaire précoce.
Quelques exemples de leviers d’action :
- généralisation de l’éducation au développement durable de la maternelle à l’enseignement supérieur,
- développement des processus de professionnalisation et de formation continue dans l’enseignement supérieur,
- développement de modes de sensibilisation et formation des décideurs publics et privés,
- mise à disposition du grand public des informations environnementales.
Pour en savoir plus :
- Le défi n°2-1 : société de la connaissance - éducation et formation (PDF - 120 Ko)
- Mise en oeuvre du défi n°2 : conclusions et indicateurs (PDF - 541 Ko)
Focus :
- Faire évoluer les formations initiales aux métiers du bâtiment (PDF - 35 Ko)
- Lutte contre l’illettrisme en entreprises et sécurisation du parcours professionnel des salariés (PDF - 59 Ko)
- Insertion sociale et professionnelle des moins de 25 ans via le service civique (PDF - 34 Ko)
- Dispositifs d’aide à l’insertion des jeunes défavorisés et d’accès à l’emploi (PDF - 56 Ko)
- Sensibilisation à une vitesse durable sur la route (PDF - 34 Ko)
- Production de la série Plankton Invasion (PDF - 56 Ko)
- Formations locales pour agir sur le développement durable (PDF - 35 Ko)
- Dispositifs d'alternance personnalisés pour les collégiens (PDF - 34 Ko)
- Le projet Web@cademie (PDF - 36 Ko)
Recherche et développement
Contexte et enjeux
La recherche et l’innovation sont des leviers majeurs pour relever les défis du présent, anticiper ceux de demain et permettre à la France de développer une compétitivité nécessaire à son équilibre économique et social. La recherche joue un rôle essentiel pour permettre aux différents acteurs de s’engager collectivement dans des modes de développement plus durables.
Les attentes de la société doivent être prises en compte dans l’orientation de la recherche et dans le processus de décision. Les échanges entre élus, chercheurs, technologues, experts et utilisateurs sont la clé de cette évolution.
Plus largement, pour préparer l’avenir, il faut faire vivre l’aventure scientifique dans l’éducation, débattre de son rôle dans la construction de nos sociétés.
Nos choix stratégiques :
- soutenir la recherche et l’innovation dans les entreprises,
- renforcer la recherche sur le développement durable et les grands défis sociétaux,
- soutenir la recherche et le développement pour lutter contre le changement climatique,
- mieux associer la société aux politiques de recherche,
- accroître l’ouverture internationale des activités de recherche.
Quelques exemples de leviers d’action :
- incitation pour les entreprises à investir dans la recherche et le développement des coopérations public/privé,
- ouverture plus large de la recherche à la société civile,
- structuration de la communauté des chercheurs, encouragée autour des enjeux du développement durable,
- recherche pour améliorer l’efficacité et la sobriété de nos technologies.
Pour ne savoir plus :
- Le défi n°2-2 : société de la connaissance - recherche et développement (PDF - 99 Ko)
- Mise en oeuvre du défi n°2 : conclusions et indicateurs (PDF - 541 Ko)
Focus :
Gouvernance
Contexte et enjeux
Chez la plupart de ceux qui, au sein du secteur public comme au sein du secteur privé, emploient le terme de gouvernance, celui-ci désigne avant tout une façon différente de prendre des décisions, avec une multiplication des lieux de décision et des acteurs associés.
Moderniser l’action publique, privilégier la concertation et la médiation, gérer la pluralité d’intérêts parfois contradictoires, favoriser la mobilisation : la gouvernance est fondée sur le partenariat, l’interaction entre l’État, les collectivités territoriales et les acteurs de la société.
La gouvernance peut être déclinée à toutes les échelles de gouvernement. Globale, locale ou thématique, elle est plurielle par nature. Il faut donc veiller à la cohérence et à la bonne articulation de ses différentes échelles.
Une bonne gouvernance suppose en amont et tout au long du processus la transparence dans l’évolution du dossier.
Nos choix stratégiques :
- favoriser l’appropriation des objectifs du développement durable,
- développer la gouvernance locale au plus près des enjeux de développement durable et des territoires,
- expérimenter de nouvelles voies,
- traduire le devoir d’exemplarité des acteurs publics dans les gouvernances et les méthodes de travail,
- associer les entreprises,
- préserver les intérêts des générations futures dans la gestion de l’action publique.
Quelques exemples de leviers d’action :
- organisation des conditions de la concertation,
- déclinaison de la stratégie nationale de développement durable à tous les niveaux,
- promotion de l’ouverture aux expériences européennes et internationales,
- partage de l’information,
- promotion et valorisation des démarches de prospective dans les territoires,
- encouragement aux démarches volontaires d’entreprises,
- amélioration et meilleure diffusion des indicateurs de développement durable.
Pour en savoir plus :
- Le défi n°3 : gouvernance (PDF - 443 Ko)
- Mise en oeuvre du défi n°3 : conclusions et indicateurs (PDF - 446 Ko)
Focus :
- Agenda 21 de la fédération française de triathlon (PDF - 33 Ko)
- Eco-labellisation des accueils de mineurs du Vaucluse : label goutte d’eau (PDF - 35 Ko)
- Elaboration et mise en oeuvre d’un label développement durable pour les centres commerciaux intégrant un volet sociétal (PDF - 34 Ko)
- Agenda 21 de la ville de Bayonne (PDF - 35 Ko)
- Modes d’aménagement alternatifs à l’urbanisation spontanée (PDF - 34 Ko)
- Plan vert de l’université de Rouen (PDF - 56 Ko)
- Les éco-délégués (PDF - 58 Ko)
Changement climatique et énergies
Contexte et enjeux
Selon le rapport d’évaluation 2007 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), 11 des 12 années de la période 1995-2006 comptent parmi les plus chaudes depuis 1850, date à laquelle l’enregistrement des températures a débuté.
Les émissions de gaz à effet de serre dues à l’activité humaine sont à l’origine de ce réchauffement : elles ont doublé à l’échelle mondiale depuis le début des années 1970 et devraient à nouveau doubler d’ici 2050 si aucune mesure n’est prise.
Or, une hausse des températures de plus de 2°C renforcerait les phénomènes météorologiques extrêmes, ce qui aurait des conséquences désastreuses, d’un coût très supérieur aux mesures de prévention susceptibles d’être prises.
Il est donc urgent d’agir. Limiter le réchauffement à 2°C suppose de stabiliser les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2020 au plus tard, puis de les réduire de moitié d’ici 2050 par rapport à 1990.
Nos choix stratégiques :
- promouvoir et favoriser les comportements et les modes de production les plus sobres,
- informer pour éclairer les choix individuels et collectifs,
- soutenir l’innovation pour une croissance économe en énergie et en émissions de gaz à effet de serre,
- adapter les activités et les territoires au changement climatique,
- prendre en compte les conséquences sociales de nos politiques énergétiques, afin de ne pas accroître les inégalités.
Quelques exemples de leviers d’action :
- développement au niveau des territoires des démarches d’adaptation et d’atténuation,
- diversification des sources d’énergie et réduction du recours aux énergies fossiles,
- réduction des situations de précarité énergétique,
- promotion et amélioration de l’efficacité énergétique dans le bâtiment, l’industrie, le commerce, les transports,
- information des citoyens dans les domaines de la consommation énergétique.
Pour en savoir plus :
- Le défi n°4 : changement climatique et énergies (PDF - 232 Ko)
- Mise en oeuvre du défi n°4 : conclusions et indicateurs (PDF - 389 Ko)
Focus :
- Engagements publics et volontaires dits de seconde génération de Lafarge (PDF - 56 Ko)
- Le défi familles à énergie positive au Havre (PDF - 38 Ko)
- HESOP : solution de récupération d’énergie de freinage d’Alstom (PDF - 35 Ko)
- Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (PDF - 58 Ko)
- Le projet PRECLIDE (PDF - 60 Ko)
Transport et mobilité durables
Contexte et enjeux
La liberté et la facilité de déplacement des personnes et des biens sont au cœur de nos sociétés modernes.
Sources de richesse et d’emplois, elles sont indissociables d’une économie ouverte, performante et compétitive. Tout système de transport influe sur l’organisation de la production des biens et services. Depuis le choix des matières premières jusqu’aux déplacements du consommateur final de biens et services, il structure les flux de marchandises et les déplacements professionnels ou privés, voire l’urbanisation.
Les services de transports contribuent à l’activité socio-économique, aux relations et à la cohésion sociale, à l’insertion des personnes handicapées, âgées ou isolées dans des quartiers décentrés ou des zones rurales éloignées. L’amélioration des transports est ainsi une composante significative des projets de rénovation urbaine.
Les transports sont à l’origine d’impacts directs environnementaux significatifs. En France, les consommations énergétiques associées aux transports reposent à 97 % sur les hydrocarbures. Les transports sont à l’origine de 26 % des émissions des gaz à effet de serre. Le transport aérien et le transport routier sont ceux qui génèrent le plus d’émission de gaz à effet de serre par kilomètre parcouru.
Nos choix stratégiques :
- promouvoir des pratiques de mobilité plus durable pour les personnes et les biens en favorisant la proximité,
- renforcer l’intermodalité et développer des alternatives au transport routier et aérien,
- améliorer l’efficacité énergétique des véhicules, réduire leurs émissions et promouvoir les énergies alternatives,
- veiller à l’accès aux services et à la mobilité pour tous et sur tout le territoire.
Quelques exemples de leviers d’action :
- meilleure intégration dans les choix d’urbanisme des impacts environnementaux, sociaux et économiques,
- renforcement de l’intérêt économique des moyens de transport du fret qui émettent le moins de gaz à effet de serre,
- pour les voyageurs, modernisation du réseau ferroviaire existant et développement des lignes à grande vitesse,
- accompagnement de l’adaptation de la filière de construction automobile aux nouveaux enjeux environnementaux,
- exemplarité des acteurs publics en matière de mobilité.
Pour en savoir plus :
- Le défi n°5 : transport et mobilité durables (PDF - 164 Ko)
- Mise en oeuvre du défi n°5 : conclusions et indicateurs (PDF - 342 Ko)
Focus :
Conservation et gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles
Contexte et enjeux
Les ressources naturelles comprennent les ressources naturelles fossiles et minérales, les matériaux issus du milieu naturel, les terres arables. La diversité biologique, ou biodiversité, représente l’ensemble des espèces vivantes présentes sur la terre (plantes, animaux, micro-organismes…), les communautés formées par ces espèces et les habitats dans lesquels ils vivent.
Depuis 4 milliards d’années, les services rendus par la biodiversité sont essentiels. Le vivant fournit nourriture, fibres, principes actifs des médicaments et répond à nos besoins les plus essentiels. Bien que la survie des sociétés humaines dépende entièrement des services rendus par les écosystèmes, ces derniers n’ont pas été évalués monétairement et sont donc rarement ou insuffisamment pris en compte par nos modèles économiques.
Les activités humaines, par leurs impacts sur le cycle de l’eau et la biologie des sols, par leurs prélèvements excessifs et la modification des biotopes, appauvrissent la biodiversité à un rythme sans précédent, qui va à l’encontre du développement durable et compromet le bien-être, voire la survie, de l’humanité. Le changement climatique exacerbe le problème. Les populations les plus pauvres, sont aussi les plus fragiles, les plus dépendantes et les plus menacées.
Nos choix stratégiques :
- mieux connaître et comprendre la biodiversité, mieux partager nos connaissances,
- évaluer les bénéfices et les coûts de préservation des services rendus par la nature,
- réduire les pressions sur les écosystèmes et les ressources naturelles,
- lutter contre l’artificialisation des espaces et la banalisation des paysages.
Quelques exemples de leviers d’action :
- renforcement de l’expertise et de la formation sur la biodiversité,
- confortement de la mise en œuvre et du suivi de la stratégie nationale pour la biodiversité,
- élaboration de la stratégie nationale des aires protégées et d’un dispositif pour l’outre-mer,
- promotion d’une agriculture et d’une sylviculture durables,
- développement de la gestion intégrée de la mer et du littoral.
Pour en savoir plus :
- Le défi n°6 : conservation et gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles (PDF - 167 Ko)
- Mise en oeuvre du défi n°6 : conclusions et indicateurs (PDF - 336 Ko)
Focus :
Santé publique, prévention et gestion des risques
Contexte et enjeux
En France, l’espérance de vie sans incapacité est l’une des plus élevées au monde 138. Notre pays est aussi celui de l’Union européenne qui dépense le plus pour la santé de ses habitants, près de 9 % de son PIB. La garantie de l’accès aux soins pour tous par la couverture médicale universelle constitue un facteur d’équité sociale et de santé durable. L’article 1 de la charte de l’environnement, adossée à la Constitution, stipule que « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ». Or, la dégradation de l’environnement, et notamment la pollution de l’eau et de l’air, peut avoir de sérieuses conséquences sanitaires. Certains risques naturels ou technologiques sont avérés. D’autres, incertains, exigent une vigilance soutenue. L’exposition à ces risques n’est pas identique pour tous :: les conditions de vie engendrent en effet des inégalités en matière de santé.
Nos choix stratégiques
- maintenir par la prévention le bon état de santé de la population,
- préserver l’accès aux soins de qualité pour tous,
- accroître la capacité d’anticipation et de veille des risques sanitaires,
- réduire la vulnérabilité aux risques naturels et technologiques.
Quelques exemples de leviers d’action :
- connaissance des impacts de l’environnement sur la santé,
- organisation de la mise en œuvre du deuxième plan national santé environnement 2009-2013 et ses déclinaisons régionales,
- amélioration de la qualité des milieux,
- prévention des risques naturels et industriels,
- réduction des rejets des substances les plus préoccupantes,
- incitations aux bons comportements individuels pour une bonne santé.
Pour en savoir plus :
- Le défi n°7 : santé publique, prévention et gestion des risques (PDF - 112 Ko)
- Mise en oeuvre du défi n°7 : conclusions et indicateurs (PDF - 525 Ko)
Focus :
Démographie, immigration, inclusion sociale
Contexte et enjeux
L’évolution démographique place l’Europe devant des défis majeurs. Le vieillissement des populations, accentué par l’allongement de la durée de vie, est inéluctable. La croissance de la population mondiale joue un rôle important dans l’immigration. L’Europe des quinze enregistre un solde migratoire supérieur à 1,5 millions de personnes par an, qui pose la question de l’intégration, en particulier linguistique et économique de ces populations.
La crise financière et économique, inédite par son ampleur, va aggraver la pauvreté, creuser les inégalités, frapper durablement les plus démunis.
La crise systémique à laquelle nous sommes confrontés appelle cependant à une véritable mutation assortie d’un accompagnement social et sociétal à la mesure des changements en cours. Redéfinir la justice sociale et traiter les inégalités dans une société plus sobre est une condition de changement durable de nos modes de vie et de nos modèles de croissance.
Dans le contexte actuel de crise, les dépenses publiques d’éducation, de santé et de sécurité sociale jouent un rôle d’amortisseur ; les protections sociales sont un filet de sécurité pour les plus fragiles.
Parce que la République est aussi un projet de société, l’égalité des chances est une priorité et l’accès à l’emploi doit être placé au cœur des stratégies d’inclusion sociale et de lutte contre la pauvreté, pour lesquelles le développement d’une croissance verte doit être une opportunité.
Nos choix stratégiques :
- faciliter l’accès, le maintien et le retour à l’emploi des personnes qui en sont les plus éloignées ou qui risquent de l’être,
- réduire les inégalités territoriales dans le respect de la diversité,
- anticiper les effets des changements démographiques et développer la solidarité intergénérationnelle,
- favoriser l’intégration, y compris culturelle, des travailleurs migrants et de leur famille.
Quelques exemples de leviers d’action :
- généralisation des clauses sociales dans les marchés publics,
- réduction de la précarité et de la dépendance vis-à-vis de la consommation énergétique notamment pour le chauffage et les déplacements quotidiens,
- anticipation des mutations économiques et atténuation des disparités géographiques et sociales.
Pour en savoir plus :
- Le défi n°8 : démographie, immigration, inclusion sociale (PDF - 127 Ko)
- Mise en oeuvre du défi n°8 : conclusions et indicateurs (PDF - 401 Ko)
Focus :
Défis internationaux en matière de développement durable et de pauvreté dans le monde
Contexte et enjeux
Les défis d’un développement durable dépassent nos frontières : la pauvreté, la faim, les déséquilibres dans un monde de plus en plus interdépendant sont des menaces pour la paix et la stabilité.
En 2000, lors de la 55e session de l’assemblée générale des Nations unies, la communauté internationale s’est engagée à atteindre en 2015 les huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD) : ceux-ci visent à lutter contre l’extrême pauvreté et la faim, assurer l’éducation primaire pour tous, promouvoir l’égalité des femmes, combattre le VIH/Sida, le paludisme et les autres maladies, réduire la mortalité infantile et améliorer la santé maternelle, préserver l’environnement et mettre en place un partenariat mondial pour le développement.
Le changement climatique et ses conséquences, la dégradation des sols et des nappes phréatiques, la déforestation, l’érosion de la biodiversité, l’épuisement à terme des énergies fossiles et des ressources naturelles sont autant d’hypothèques quant à la capacité d’atteindre les objectifs du millénaire et, au-delà, de satisfaire les besoins essentiels d’une population mondiale qui pourrait culminer à 9 milliards de personnes en 2050, ce qui induit un accroissement concomitant des pressions sur les ressources naturelles.
La gouvernance internationale en matière de développement durable repose sur diverses instances – le Programme des Nations unies pour l’environnement, la Commission de développement durable de l’ONU, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture, le Fonds pour l’environnement mondial – qui ne disposent que de pouvoirs limités.
La réforme de ces structures ou la création de nouvelles – telle une organisation mondiale de l’environnement – devront intégrer la globalisation des échanges et l’émergence de nouveaux grands acteurs sur la scène internationale (Brésil, Russie, Inde, Chine).
Nos choix stratégiques :
- promouvoir le renforcement de la gouvernance mondiale en matière de développement durable, dans ses trois dimensions, sociale, économique et environnementale,
- contribuer à la sécurité alimentaire et énergétique,
- renforcer l’effort de solidarité dans une logique de développement durable,
- lutter contre le changement climatique et ses effets sur les populations,
- promouvoir le respect des droits de l’homme.
Quelques exemples de leviers d’action :
- renforcement de la gouvernance mondiale du développement durable, notamment au travers de l’union européenne,
- intégration des critères de développement durable dans les modes de financement des institutions financières internationales,
- lutte contre la déforestation, l’appauvrissement de la biodiversité et la surexploitation des ressources naturelles,
- valorisation de toutes les stratégies de développement durable aux niveaux international, national et régional,
- faire de l’union pour la méditerranée un exemple de développement durable concerté et partagé.
Pour en savoir plus :
- Le défi n°9 : défis internationaux en matière de développement durable et de pauvreté dans le monde (PDF - 173 Ko)
- Mise en oeuvre du défi n°9 : conclusions et indicateurs (PDF - 423 Ko)
Focus :
- ECOTROP : une école de terrain en écologie tropicale dans le parc national de la Lopé (Gabon) (PDF - 36 Ko)
- Centre de ressources collaboratif et interactif sur les enjeux agricoles et alimentaires (PDF - 34 Ko)
- Le système d’information sur les marchés agricoles (AMIS) : mise en oeuvre du plan d'action sur la volatilité des prix des denrées alimentaires et sur l'agriculture (PDF - 35 Ko)
- Le programme jeunesse et éducation citoyenne (PDF - 36 Ko)

