Les différents groupes régionaux et protagonistes des négociations
ALBA (Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique )
Organisation politique, sociale et économique pour promouvoir la coopération entre les pays socialistes de l'Amérique latine et des Caraïbes. En janvier 2010, elle regroupe Cuba , le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua, la Dominique , Honduras, Saint Vincent et les Grenadines Antigua-et-Barbuda , l'Équateur.
COP/MOP
L’organe suprême du Protocole de Kyoto est la réunion des Parties (MOP). Par souci de simplification, les conférences des parties à la convention (COP) serviront également de réunion des Parties au Protocole (MOP), sous le nom de COP/MOP.
AOSIS (Alliance Of Small Island States)
L’Alliance des petits États insulaires est une coalition de petits pays insulaires dont le littoral est peu élevé. Ces pays particulièrement vulnérables à l’élévation du niveau des mers adoptent des positions communes en matière de changements climatiques. Ses 42 membres et observateurs sont : Antigua et Barbuda, les Antilles néerlandaises. Les Bahamas, la Barbade, Belize, Cap Vert, Chypre, les Comores, les Iles Cook, Cuba, la Dominique, Fidji, la Grenade, Guam, la Guinée-Bissau, la Guyane, la Jamaïque, Kiribati, les Maldives, Malte, les îles Marshall, I’île Maurice, les États fédérés de Micronésie, Nauru, Niue, Palau, la Papouasie Nouvelle Guinée. St. Kitts et Nevis, Ste Lucie, St. Vincent et les Grenadines, les îles Samoa, les îles Samoa occidentales (Etats Unis). Sao Tomé et Principe, les Seychelles, Singapour, les Iles Salomon, le Surinam, Tonga, Trinidad et Tobago. Tuvalu. les îles Vierges, et Vanuatu.
BASIC
Brésil, l’Afrique du Sud,l’Inde et la Chine
Bureau
Il est chargé de guider les travaux de la COP. Ses 10 membres sont des délégués élus par les cinq groupes régionaux et comprennent notamment le Président de la COP, les six vice-présidents, les Présidents du SBI et du SBSTA ainsi qu’un rapporteur. En outre, chaque organe subsidiaire possède son propre bureau.
Comité plénier
Souvent créé par la COP pour faciliter la négociation d’un texte. À l’achèvement de ses travaux il transmet son texte à la COP, laquelle le finalise et procède alors à son adoption en séance plénière.
Conférence des Parties (COP)
La COP constitue l’organe suprême de la Convention. Elle se réunit habituellement une fois par an pour évaluer les progrès de la Convention.
Délégation nationale
Il s’agit d’au moins une personnalité, habilitée à représenter son pays et à négocier au nom de son gouvernement.
Non-Partie
II s’agit d’un État qui n’a pas ratifié la Convention mais qui peut assister aux discussions en tant qu’observateur.
Groupes régionaux
Les cinq groupes régionaux se réunissent en privé pour discuter de certaines questions et pour nommer les membres du bureau et d’autres personnalités. II s’agit de l’Afrique, de l’Amérique Latine et des Caraïbes (GRULAC), de l’Asie, de l’Europe Centrale et de l’Est (CEE) et de l’Europe occidentale et autres États (WEOG).
Économies en transition (EET)
Il s’agit des économies des pays du Centre et de l’Est de l’Europe, ainsi que des républiques qui formaient anciennement l’Union Soviétique, qui sont en transition vers une économie de marché.
Fonds pour l’environnement mondial (FEM) (en anglais GEF)
Le FEM, doté de 2,7 milliards de dollars a été créé par la Banque Mondiale, Le Programme des Nations Unies pour le développement, ainsi que par le Programme des Nations Unies pour l’environnement, en 1990. II constitue le "mécanisme financier" de la Convention, à titre provisoire, et finance les projets de pays en développement qui ont une incidence positive sur l’évolution du climat mondial.
Groupe des 77 et la Chine
Le Groupe des 77 a été crée en 1967 sous les auspices de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED). Il cherche à harmoniser les positions de ses 133 pays en développement membres, lors des négociations. Il connait une présidence tournante : après le Soudan en 2009, c’est le Yemen qui en assure la présidence en 2010.
Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) (en anglais IPCC)
Le GIEC a été créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations Unies pour l’environnement. Il a mené, avec rigueur, l’étude de la littérature scientifique et technique disponible dans le monde, et a publié des rapports d’évaluation reconnus mondialement comme la source d’information la plus crédible sur les changements climatiques. Les travaux du GIEC répondent également à des questions de méthodologie et aux demandes spécifiques qui lui sont adressées par les organes subsidiaires de la Convention. Son quatriéme rapport d’évaluation a été présenté en 2007.
JUSCANNZ
Ces pays développés, qui n’appartiennent pas à l’UE, se réunissent en tant que groupe pour discuter de différentes questions ; il s’agit du Japon, des États-Unis, du Canada, de l’Australie, de la Norvège, et de la Nouvelle Zélande. Peuvent participer à ces réunions l’Islande, le Mexique et la République de Corée. À ce regroupement s’est largement substitué depuis Kyoto celui du groupe Umbrella (ci dessous).
Observateur
La COP et ses organes subsidiaires permettent habituellement à des observateurs accrédités d’assister à leurs réunions. II s’agit notamment des Nations Unies et de leurs agences spécialisées, de l’Agence internationale de l’énergie atomique, d’États non-Partie, ainsi que d’organismes compétents publics ou privés.
Organe subsidiaire
II s’agit d’un comité qui aide la Conférence des Parties. Deux d’entre eux sont définis par la Convention : l’organe subsidiaire de mise en œuvre (SBI) et l’organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (SBSTA). Ces 2 organes subsidiaires permanents se réunissent 2 fois chaque année à l’occasion d’une COP et pour une réunion " intersessionnelle " Formellement la Conférence de Lyon a été la 13éme réunion de ces organes, convoqués exceptionnellement en septembre 2000 pour préparer la Conférence de La Haye COP6.
Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (SBSTA)
II sert de lien entre les renseignements et les évaluations provenant des experts (du GIEC, notamment) et les éléments nécessaires à la COP pour définir sa politique.
Organe subsidiaire de mise en œuvre (SBI)
Il formule des recommandations sur les questions d’application et de politique climatique pour la CP et, sur demande, pour les autres organes de la Convention.
Organisations non gouvernementales (ONG)
De nombreuses ONG compétentes ont assisté aux discussions sur l’évolution climatique en tant qu’observateurs afin d’exercer une influence réciproque sur les délégués et sur les journalistes et d’apporter des informations. Les ONG doivent être à but non lucratif ; il peut s’agir notamment d’associations écologistes, d’organismes de recherche, de groupements d’industriels et d’hommes d’affaires, ainsi que de représentants de municipalités et d’autorités locales.
Partie
Un État (ou une organisation d’intégration économique régionale, comme la Communauté économique européenne) qui accepte d’être lié par un traité et pour lequel ce traité est en vigueur.
Parties de l’annexe I
Les pays industrialisés qui figurent dans cette annexe à la Convention s’efforcent de ramener, d’ici à l’an 2000, leurs émissions de gaz à effet de serre à leurs niveaux de 1990, conformément à l’article 4.2(a) et (b). Ils ont également accepté les objectifs fixés pour leurs émissions pendant la période 2008-2012, conformément à l’article 3 et à l’annexe B du Protocole de Kyoto. Y figurent notamment les 24 membres originaires de l’OCDE, I’Union européenne ainsi que 14 pays à l’économie en transition (la Croatie et la Slovénie les ont rejoints lors de la COP-3, et la République Tchèque et la Slovaquie ont remplace la Tchécoslovaquie).
Parties de l’annexe II
Les pays riches qui figurent dans cette annexe à la Convention ont l’obligation particulière d’aider les pays en développement par des contributions financières et technologiques. Y figurent notamment les 24 membres originaires de l’OCDE et l’Union européenne.
Pays moins avancés (PMA)
48 pays faisant partie du G77 et dont le niveau de développement est le plus bas.
Président (Présidente)
Les gouvernements participants élisent un(e) Président(e) pour les organes subsidiaires parmi les délégués. Diffèrent(e)s Président(e)s peuvent être élu(e)s à la tête d’autres groupes informels. Le(La) Président(e) est chargé(e) de faciliter les progrès permettant d’aboutir à un accord et garde ses fonctions durant l’intersession, jusqu’à la prochaine COP.
Secrétariat (CCNUCC)
Il est composé de fonctionnaires internationaux ; il est au service de la CP et doit en assurer le bon fonctionnement ; le secrétariat organise les réunions, compile et prépare les rapports, assure la coordination avec les autres organes internationaux compétents. Le secrétariat dépend administrativement des Nations Unies.
Umbrella (parapluie)
Il s’agit du groupe constitué des pays suivants : Canada, Etats Unis, Japon, Fédération de Russie, Australie, Nouvelle Zélande, Norvège, Islande et Ukraine.
Union européenne (UE)
En tant qu’organisation d’intégration économique régionale, I’Union européenne peut être, et est effectivement, Partie à la Convention ; cependant, elle ne dispose pas d’un droit de vote distinct de celui de chacun de ses États Membres. Elle peut également être Partie au Protocole. Puisqu’elle a signé la Convention alors qu’elle était encore la Communauté économique européenne (CEE), cette dénomination reste utilisée officiellement pour tous les aspects formels de la Convention Ses membres sont l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les

