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Les principales étapes de l’entretien

Quelles sont les principales étapes de l’entretien ?

L'arrêté du 15 septembre 2009 relatif à l’entretien annuel des chaudières dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kilowatts précise les opérations à réaliser lors de l’entretien annuel :
- Vérification de la chaudière et, si nécessaire, nettoyage et réglage
- Mesure du taux de monoxyde de carbone (CO)
- Évaluation des performances énergétiques et environnementales de la chaudières 
- Évaluation du rendement de la chaudière, qui est comparé à celui des chaudières les plus performantes aujourd'hui sur le marché
- Évaluation des émissions de polluants atmosphériques la chaudière, qui sont comparées à celles des chaudières les plus performantes aujourd'hui sur le marché (NOx pour les chaudières gaz et fioul, COV et poussières pour les chaudières biomasse)
- Conseils :
- De bon usage
- Sur l’amélioration de la chaudière et du système en place
- Sur l’intérêt éventuel du remplacement de l'installation
- Remise d’une attestation d’entretien, au plus tard 15 jours après la visite d’entretien

Quelles sont les opérations de vérification, nettoyage à réglage à réaliser lors de l’entretien des chaudières alimentées par des combustibles gazeux ?

L’entretien doit comporter a minima les opérations telles qu’elles sont décrites au 3.1 de la norme NF X50-010 relative au contrat d’abonnement pour l’entretien des chaudières à usage domestique utilisant les combustibles gazeux.
 
Le respect du 3.1. de la norme NF X 50-010 (exceptée pour ce qui concerne la mesure du taux de monoxyde de carbone), citée à l’annexe 1 de l’arrêté du 15 septembre 2009 relatif à l’entretien annuel des chaudières dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kilowatts, donne présomption de conformité aux dispositions réglementaires applicables.
 
Les opérations à effectuer a minima sont :
- nettoyage du corps de chauffe, du brûleur, de la veilleuse, de l’extracteur (si incorporé dans l’appareil) ;
- vérification du circulateur (si incorporé dans l’appareil) ;
- vérification et réglage des organes de régulation (si incorporés dans l’appareil) ;
- vérification des dispositifs de sécurité de l’appareil ;
- vérification de l’état, de la nature et de la géométrie du conduit de raccordement ;
- dans le cas d’une chaudière raccordée à une VMC 1) gaz :
- vérification fonctionnelle de la sécurité individuelle équipant ladite chaudière 2) ;
- nettoyage du conduit de raccordement 2) ;
- vérification des débits de gaz et réglage éventuel, si cette procédure est bien prévue par le fabricant ;
- pour les chaudières avec ballon à accumulation, vérification des anodes ainsi que des accessoires fournis par le constructeur et suivant les prescriptions de celui-ci ;
- dans le cas d'une chaudière équipée de brûleurs à air soufflé :
- mesure de la température des fumées ;
- mesure de la teneur en dioxyde de carbone (CO2) ou en oxygène (O2) dans les fumées ;
- dans le cas d'une chaudière à circuit de combustion non étanche (type B) :
- mesure, une fois les opérations de réglage et d’entretien de l’appareil réalisées, de la teneur en monoxyde de carbone (CO)
- vérification que la teneur en monoxyde de carbone mesurée est inférieure à 50 ppm ;
- la main-d’œuvre nécessaire au remplacement des pièces défectueuses, sauf celle prévue au 3.4 de la norme NF X 50-010 ;
- la fourniture des joints des raccords mécaniques dont le changement est rendu nécessaire du fait des opérations d’entretien, à l’exclusion des autres pièces ;
- vérification de l’état, de la nature et de la géométrie du conduit de raccordement de l’appareil.

Quelles sont les opérations de vérification, nettoyage à réglage à réaliser lors de l’entretien des chaudières alimentées par des combustibles liquides ?

L’entretien doit comporter a minima les opérations telles qu’elles sont décrites au 3.1 de la norme NF X50-011 relative au contrat d’abonnement pour l’entretien des chaudières à usage domestique équipées de brûleurs à pulvérisation utilisant le fioul domestique.
 
Le respect du 3.1. de la norme NF X 50-011 (exceptée pour ce qui concerne la mesure du taux de monoxyde de carbone), citée à l’annexe 1 de l’arrêté du 15 septembre 2009 relatif à l’entretien annuel des chaudières dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kilowatts, donne présomption de conformité aux dispositions réglementaires applicables.
 
Les opérations à effectuer a minima sont :
- démontage et nettoyage complet du brûleur ;
- nettoyage du pré-filtre fioul domestique lorsque l’installation en est munie, sinon, nettoyage du filtre de la pompe fioul domestique ;
- relevé du type de gicleur ;
- mesure de la pression de pulvérisation du gicleur ;
- vérification fonctionnelle des dispositifs de sécurité du brûleur ;
- nettoyage du corps de chauffe ;
- vérification fonctionnelle des dispositifs de sécurité de la chaudière ;
- vérification fonctionnelle du circulateur de chauffage (si incorporé dans l’appareil) ;
- détermination de l’indice de noircissement ;
- mesure de la température des fumées ;
- mesure de la teneur en dioxyde de carbone (CO2) ou en oxygène (O2) dans les fumées.
Dans le cas d'une chaudière à circuit de combustion non étanche :
- mesure, une fois les opérations de réglage et d’entretien de l’appareil réalisées, de la teneur en monoxyde de carbone (CO)
- vérification que la teneur en monoxyde de carbone mesurée est inférieure à 50 ppm ;
- la main-d’œuvre nécessaire au remplacement des pièces défectueuses ;
- vérification de l’état, de la nature et de la géométrie du conduit de raccordement de l’appareil.

Quelles sont les opérations de vérification, nettoyage à réglage à réaliser lors de l’entretien des chaudières alimentées par des combustibles solides ?

- vérification complète de l’appareil ;
- contrôle de la régulation, si existante ;
- contrôle du raccordement et de l’étanchéité du conduit d’évacuation des produits de combustion ;
- vérification des organes de sécurité ;
- vérification de l’état des joints ;
- nettoyage du ventilateur, si existant ;
- vérification du système d’alimentation automatique (pour les chaudières automatiques uniquement) ;
- décendrage approfondi ;
- mesure, une fois les opérations de réglage et d’entretien de l’appareil réalisées, de la teneur en monoxyde de carbone (CO) dans l’ambiance et à proximité de l’appareil en fonctionnement. La mesure du taux de monoxyde de carbone est réalisée conformément au 5 de l’annexe I « Guide méthodologique pour la mesure du taux de monoxyde de carbone » ;
- vérification que la teneur en monoxyde de carbone mesurée est inférieure à 50 ppm ;
- mesure de la température des fumées ;
- mesure de la teneur en O2 et en CO2, pour les chaudières automatiques uniquement.

Quelles sont les opérations de vérification, nettoyage à réglage à réaliser lors de l’entretien des chaudières utilisant plusieurs combustibles ?

L’entretien comprend les opérations correspondant à chacun des combustibles, dans la mesure où ces opérations sont techniquement réalisables.

Quelle méthodologie appliquer pour la mesure du taux de monoxyde de carbone ?

La mesure du taux de monoxyde de carbone (CO) doit être effectuée après l’entretien de la chaudière. La chaudière doit être en fonctionnement. La mesure se fait dans l’air de la pièce où est installée la chaudière et non dans la chaudière elle-même. L’appareil mesurant le CO doit être maintenu à environ 50 cm de la chaudière pendant 30 secondes.

Pourquoi mesurer le taux de monoxyde de carbone ?

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz inodore, incolore et mortel à forte concentration. Il se dégage en quantité dangereuse quand :
- les appareils de chauffage ou de production d'eau chaude à combustion sont mal entretenus
- fonctionnement dans une pièce mal ventilée, à l'atmosphère appauvrie en oxygène
La mesure systématique du taux de CO lors de l'entretien annuel des chaudières est une surveillance gage de sécurité.

Comment doivent être interprétés les résultats de la mesure du taux de monoxyde de carbone ?

- Si le taux st inférieur à 20 ppm (10 ppm à compter du 1er juillet 2014) : la situation normale
- Si le taux compris entre 20 et 50 ppm : il y a anomalie de fonctionnement
- Si le taux est supérieur à 50 ppm : il y a danger grave et immédiat > le professionnel informe du danger et arrête la chaudière. L'installation est remise en service lorsque les conditions normales de fonctionnement sont rétablies.

Comment est évalué le rendement de la chaudière ?

Conformément à la méthode décrite à l’annexe 2 de l’arrêté du 15 septembre 2009 relatif à l’entretien annuel des chaudières dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kilowatts.
La valeur évaluée pour la chaudière entretenue est comparée au rendement de la chaudière la plus performante existant aujourd’hui sur le marché, appelé « rendement de référence ».
Le rendement de la chaudière de référence est :
- le rendement d’une chaudière à condensation de même puissance pour les chaudières utilisant des combustibles gazeux ou liquides ;
- le rendement d’une chaudière 2009 utilisant le même combustible solide et de même type pour les chaudières utilisant des combustibles solides.

 

Comment sont évaluées les émissions de polluants atmosphériques de la chaudière ?

Conformément à la méthode décrite à l’annexe 3 de l’arrêté du 15 septembre 2009 relatif à l’entretien annuel des chaudières dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kilowatts.
- Pour les chaudières gaz et fioul, le professionnel évalue les émissions de NOx.
- Pour les chaudières biomasse, le professionnel évalue les émissions de COV et poussières.
 
Les valeurs évaluées pour la chaudière sont comparées à celles des chaudières les plus performantes aujourd'hui sur le marché :
- Pour les chaudières à combustible gazeux, l’émission de référence pour les émissions de NOx est égale à 35 mg/kWh à 0% d’O2.
- Pour les chaudières à combustible liquides, l’émission de référence pour les émissions de Nox est égale à 90 mg/kWh à 0% d’O2.
- Pour les chaudières à combustible solide, l’émission de référence pour les émissions de poussières est égale à 30 mg/Nm3 à 10% d’O2.
- Pour les chaudières à combustible solide, l’émission de référence pour les émissions de COV est égale à :
- 10 mg C3H8/Nm3 à 10 % d’O2 pour les granulés de bois et le bois déchiqueté ;
- 55 mg C3H8/Nm3 à 10 % d’O2 pour le bois de bûches.

Quelles informations doivent figurer dans l’attestation d’entretien ?

Elles sont définies à l’annexe 5 de l’arrêté du 15 septembre 2009 relatif à l’entretien annuel des chaudières dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kilowatts.
Les informations suivantes doivent notamment figurer sur l'attestation :
- La liste des opérations effectuées lors de l'entretien
- Le résultat de la mesure du taux de CO
- Le résultat de l'évaluation de la performance énergétique et environnementale : rendement et émissions de polluants atmosphériques
- Les conseils nécessaires portant sur le bon usage de la chaudière en place, les améliorations possibles de l’ensemble de l’installation de chauffage et l’intérêt éventuel du remplacement de celle-ci.