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Retour sur la COP 21

23 novembre 2015
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Sommaire :


      

Accord de Paris, Agenda des solutions : ce qu’il faut retenir de la COP 21

23 novembre 2015 (mis à jour le 27 septembre 2016)


La COP21/CPM11 a abouti à la signature, le 12 décembre 2015 d’un accord universel et ambitieux sur le climat par 195 pays, dont l’objectif est de contenir la hausse des températures bien en-deçà de 2°C, et de s’efforcer de la limiter à 1,5°C.

Consulter le texte de l’Accord de Paris

 

L’accord international devait d’abord traiter, de façon équilibrée, de l’atténuation – c’est-à-dire des efforts de baisse des émissions de gaz à effet de serre – et de l’adaptation des sociétés aux dérèglements climatiques déjà existants.

L’objectif de la COP21 était de bâtir une « alliance de Paris pour le climat », qui permette de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète en-dessous de 2°C d’ici 2100 et d’adapter nos sociétés aux dérèglements existants.
Cette alliance se décline en 4 volets :

1) La négociation d’un accord universel, conformément au mandat de Durban, qui établisse des règles et des mécanismes capables de relever progressivement l’ambition pour respecter la limite des 2°C.

2) La présentation par tous les pays de leurs contributions nationales, avant la COP21, afin de créer un effet d’entraînement et de démontrer que tous les États avancent, en fonction de leurs réalités nationales, dans la même direction.

3) Le volet financier, permettra de soutenir les pays en développement et de financer la transition vers des économies bas-carbone et résilientes, avant et après 2020.

4) Le renforcement des engagements des acteurs de la société civile et non-étatiques et des initiatives multipartenariales de l’Agenda des solutions* ou Plan d’actions Lima-Paris, afin d’associer tous les acteurs et d’entamer des actions concrètes sans attendre l’entrée en vigueur du futur accord en 2020.

 

Contributions nationales

En marge de la COP 21, chaque pays a du publier,une contribution présentant ses efforts nationaux. Cet exercice constitue une grande nouveauté dans le cadre des négociations climatiques internationales. Certains Etats y ont inclu des mesures d’adaptation ou des demandes de financement.
La France s’est engagée à aider les pays en difficulté dans la préparation de leur contribution, afin que chacun puisse présenter, en fonction de sa situation, une contribution nationale participant à la lutte universelle contre le dérèglement du climat.
186 Pays ont publié leur contribution.
Voir la carte des contributions nationales

Différentes analyses ont évalué l’impact global des contributions agrégées.
On note un impact significatif des contributions par rapport à une trajectoire de poursuite des politiques actuelles : le rapport du PNUE présente les contributions comme cohérentes avec un réchauffement probablement inférieur à 3.5°C d’ici la fin du siècle, voire inférieur à 3°C si l’ensemble des objectifs conditionnels des contributions sont respectés.

 

Financements et fonds vert

Autre objectif essentiel visé à Paris : la mobilisation de 100 milliards de dollars par an par les pays développés, de source publique et privée, à partir de 2020. Cet engagement, formulé lors de la conférence sur le climat de Copenhague en 2009, devait permettre aux pays en développement de lutter contre le dérèglement climatique tout en favorisant un développement durable et juste. Une partie de ces financements transitera par le Fonds vert pour le climat, dont la première capitalisation a atteint 10,2 milliards de dollars, dont près d’un milliard abondé par la France. Plus largement, la conférence de Paris a permis d’adresser aux acteurs économiques et financiers es signaux nécessaires à la réorientation de leurs investissements, afin d’engager la transition vers des économies bas carbone. En savoir plus sur les financements

Le Fonds vert a été créé lors de la COP16 à Cancun en 2010 afin d’aider les pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s’adapter au changement climatique, ainsi que d’encourager des trajectoires de développement bas-carbone. Il est composé d’un Conseil de 24 membres nommés pour un mandat de trois ans renouvelable. Deux coprésidents sont élus parmi les membres pour une période d’un an

 

Plan d’Actions Lima-Paris

Le Plan d’Actions Lima-Paris est une initiative conjointe des présidences péruvienne et française de la COP, du Bureau exécutif du Secrétaire général des Nations Unies et du Secrétariat de la CCNUCC. Il vise à renforcer l’action en faveur du climat avant même l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris en 2020 :

  • en mobilisant une forte action internationale pour s’orienter vers des sociétés résilientes et à faibles émissions de carbone ;
  • en fournissant un soutien accru aux initiatives existantes, telles que celles lancées pendant le Sommet sur le climat organisé par le Secrétaire général à New York en septembre 2014 ;
  • en mobilisant de nouveaux partenaires et en créant une plateforme pour garantir la visibilité de leurs actions, de leurs engagements et de leurs résultats pendant la période précédant la COP21.

Le Plan d’Actions vise à témoigner de l’engagement des acteurs non-étatiques à agir à court et long termes pour parvenir à un nouvel accord juridique ambitieux en 2015.
Le Plan d’Actions implique tant les acteurs étatiques que les acteurs non-étatiques (gouvernements nationaux, villes, régions et autres entités locales, organisations internationales, société civile, peuples autochtones, femmes, jeunes, universités, et entreprises) où chacun agit en tant qu’entités individuelles ou au travers de partenariats. Le Plan d’Actions vise à accélérer l’action pré 2020 et au-delà.
En savoir plus sur le Plan d’Actions

Dès le premier jour de la COP21, les Chefs d’Etat et de gouvernement ont donné une impulsion pour mobiliser la société civile. En 8 jours, 70 engagements ont été pris pour accélérer la transition vers une économie bas-carbone. Cet Agenda des Solutions - quatrième pilier de l’Accord de Paris vient amplifier une dynamique irréversible, qui doit se poursuivre dans tous les secteurs d’activités et sur tous les continents.

Le LPAA et toute la dynamique qui s’est constituée autour, est un atout pour les pays dans la mise en œuvre de leurs contributions nationales volontaires : il constitue un réservoir de solutions concrète, d’innovations technologiques, politiques et financières, et permet de faire baisser de manière significative le coût des technologies bas-carbone. Il permet de réduire les émissions, d’améliorer l’efficacité énergétique, de construire des villes plus durables et de protéger les forêts pour dessiner les contours du monde de demain.
Les actions de la société civile pour l’énergie et le climat.

La plateforme NAZCA

Afin de permettre à tous de rendre public leurs engagement en faveur du climat et de recenser les projets, la plate-forme Nazca (Non state actor zone for climate action) a été mise en place. Elle permet de centraliser et de simplifier l’information sur les engagements climat des villes, des régions, des entreprises, des investisseurs, et donne à voir des éléments clés du plan d’actions.

Nazca recense aussi les initiatives coopératives en faveur du climat : au-delà de l’engagement individuel, les acteurs non étatiques peuvent s’engager dans des initiatives groupées associant selon les cas États, entreprises, organisations onusiennes, centre de recherche, villes etc... sous la forme d’une coalition d’acteurs visant un objectif commun lié au plan d’actions. En savoir plus sur NAZCA

 

La journée de l’action "Action Day", le 5 décembre
La Journée de l’Action (« Action Day ») met en valeur les efforts d’engagement des états et des acteurs non-étatiques et montre la nécessité, la faisabilité et la puissance de l’action multi-acteurs pour le climat.
La journée de l’action de la COP21 s’est tenue le 5 décembre 2015 au Bourget. Consulter le programme de la journée de l’action du 5 décembre 

Mobilisation de la société civile : les espaces Générations climat
Pour la première fois dans l’histoire des conférences sur le climat, des espaces ont été dédiés à la société civile lors de la COP21, à proximité du Centre de conférence des Nations unies : les espaces Générations climat. Ils ont été le lieu de l’engagement de la société civile dans toute sa diversité et au travers de toutes les générations. Ils ont eu vocation à susciter le débat sur les solutions à apporter aux dérèglements climatiques.
En savoir plus sur les espaces Générations climat.

 

 

 

 

Brochures

COP21-Agenda des solutions. Le plan d’actions Lima-Paris

 

 

COP21 - Solutions agenda - The Lima-Paris action plan

 

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