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PRESSE

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Accord très important sur les HFC avec le fort soutien de la France : 72 milliards de tonnes de CO2 évités

15 octobre 2016 - COP 21
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Un accord historique a été obtenu à la fin de cette nuit entre les 197 pays parties au Protocole de Montréal pour réduire l’utilisation des gaz HFC.


Cet accord va permettre une disparition progressive des HFC(hydrofluorocarbures), utilisés dans la climatisation (bureaux, habitations, véhicules), les appareils domestiques et les présentoirs de vente réfrigérés, les restaurants, les entrepôts logistiques. Ces substances ont émergé ces dernières années en substitution des substances nocives pour la couche d’ozone (CFC, HCFC).

Faute d’accord, les experts estimaient que ces substances seraient à l’origine de 20% des émissions de gaz à effet de serre en 2050, et auraient généré jusqu’à 0,5°C de réchauffement de la planète d’ici à 2100.

L’accord obtenu cette nuit amènera à réduire l’utilisation de ces gaz dès l’entrée en vigueur de l’amendement, selon un calendrier progressif qui permet de débuter la substitution dans les pays qui sont les plus consommateurs de fluides frigorigènes, notamment les Etats-Unis, l’Union Européenne et la Chine. Il est par ailleurs juridiquement contraignant et prévoit un calendrier d’élimination progressive pour tous les pays.

Une clause de révision a par ailleurs été ajoutée à l’accord, pour permettre d’inscrire un calendrier plus ambitieux au regard du progrès technologique et des effets bénéfiques des réductions fortes qui auront déjà été opérées dans les pays les plus consommateurs de fluides. Ségolène Royal souhaite que cette révision soit l’occasion d’accélérer l’ambition, à l’image de la révision menée sur ce même Protocole pour l’élimination des substances HCFC qui avait conclu à une accélération du calendrier.

Les premières estimations de l’accord trouvé ce matin permettent d’attendre environ 72 milliards de tonnes équivalentes de CO2 d’émissions évitées d’ici à 2050 (dont 8 milliards de tonnes dues aux législations européennes et américaines adoptées récemment et reprises dans l’accord).

Un gain d’environ 8 à 10 milliards de tonnes équivalentes de CO2 supplémentaires est par ailleurs attendu de dispositions sur le recyclage et l’élimination des co-produits à fort pouvoir de réchauffement dans les unités industrielles de fabrication des HFC. Pour mémoire, les émissions annuelles d’origine humaine de la France s’élèvent à un demi-milliard de tonnes de CO2.

Cet accord permettra également l’utilisation chez les particuliers et chez les professionnels de fluides frigorigènes alternatifs aujourd’hui disponibles : hydrocarbures, dioxyde de carbone, ammoniac, eau ou d’autres substances chimiques de synthèse appelées hydrofluoroléfines (HFO).

La France, notamment sous l’impulsion de Ségolène Royal, s’est beaucoup investie ces derniers mois pour favoriser cet accord : échanges avec les ministres des autres pays, engagements financiers, comportement exemplaire par la mise en d’appels à projets et de financements pour financer d’une part les actions de recherche et développement et d’autre part la conversion industrielle des sites de productions d’équipements aux fluides alternatifs.

Ségolène Royal souligne que cet accord permettra de renforcer l’objectif de l’accord de Paris de limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C - 2°C d’ici à 2100.

 Télécharger le communiqué (PDF - 110 Ko)

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