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Agir en amont

15 mai 2014 - Eau et biodiversité
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Au lieu de combattre les parasites et les maladies une fois qu’ils menacent les cultures, il s’agit en fait de créer, à toutes les étapes de la culture, des conditions qui freinent leur développement.


Bien choisir les variétés de plantes cultivées 

  • choisir des plantes et arbres adaptés au jardin (sol, climat, exposition…) ;
     
  • sélectionner des plantes en fonction de leur résistance ou leur tolérance aux parasites et maladies ;
     
  • associer les plantes en fonction des voisinages qui leur sont le plus favorables.

Par exemple, les plantes aromatiques (lavande, thym, sauge…) exercent une certaine protection des plantes voisines contre les insectes ravageurs.

Adopter des pratiques de jardinage permettant de limiter l’usage de pesticides

  • varier les plantes cultivées d’une année à l’autre pour rompre le cycle de développement des parasites et limiter leur contact avec les cultures auxquelles ils s’attaquent. L’idéal, si la taille du jardin le permet, est d’attendre 3 à 5 ans selon les plantes ;
     
  • décaler la date de semis pour que la culture soit à un stade moins sensible de son développement lorsque les parasites attaquent ;
     
  • ne pas trop serrer les plantations et tailler régulièrement les haies et les arbustes pour faire pénétrer la lumière afin d’éviter la stagnation d’eau après la pluie et le développement des maladies ;
     
  • couvrir le sol pour éviter le développement des mauvaises herbes. C’est la Composttechnique du paillage qui consiste à étaler une couche d’un matériau autour des plantes, sur la surface du sol, pour le protéger de l’érosion et éviter l’apparition des herbes parasites ;
     
  • utiliser du compost ou du fumier pour améliorer la fertilité du sol et renforcer la résistance des cultures en nourrissant les plantes.

Mettre en place une nouvelle esthétique du jardin

  • adopter la tonte haute (6 à 8 cm), qui renforce l’enracinement du gazon et sa résistance à la sécheresse, et permet d’empêcher la germination de graines indésirables et le développement de la mousse ;
     
  • laisser l’herbe et les fleurs vagabondes esthétiques (rose trémière par exemple) se développer dans les allées gravillonnées en terre battue, ou entre les pavés : elles prendront la place des herbes indésirables ;
     
  • limiter les surfaces à désherber.
    Par exemple, privilégier les dalles ou les pavés aux surfaces gravillonnées ou sablées, plus difficiles à entretenir ;
     
  • créer des espaces favorisant la biodiversité et la présence de certains insectes ou animaux ennemis des ravageurs donc très utiles au jardin.
    Par exemple, aménager des coins de végétation dense, des mares, des haies fleuries ou créer des abris plus spécifiques : nichoirs et mangeoires pour les batraciens et les oiseaux, petit muret en pierre pour les lézards ;
     
  • prévoir des barrières physiques selon vos plantations.
    Par exemple, prévoir la culture des tomates en pots pour éviter les limaces.

 

 

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