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Agir en faveur de la biodiversité

8 décembre 2015 (mis à jour le 10 décembre 2015) - Eau et biodiversité
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La biodiversité était à l’honneur dans l’auditorium Nelson Mandela des espaces Générations climat, mardi 8 décembre 2015. Au programme : la remise des prix 2015 de la Stratégie nationale pour la biodiversité par Ségolène Royal, une table onde sur le thème Climat et biodiversité et une conférence de d’Hubert Reeves et de Bernard Chevassus-au-Louis, intitulée Des étoiles, au climat et la biodiversité.


12 lauréats engagés pour la biodiversité

Ségolène Royal a remis les reconnaissances nationales d’engagement en faveur de la biodiversité aux 12 lauréats de l’année 2015. Ces récompenses s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) et de son dispositif de mobilisation de tous les acteurs, publics et privés. Pour être reconnu, l’engagement des acteurs doit prendre la forme d’un programme d’actions en faveur de la biodiversité, répondant à une ou plusieurs des six orientations stratégiques de la SNB.

Depuis 2011, 86 engagements volontaires ont obtenu la reconnaissance SNB dont 12 en 2015. Cette année, 7 entreprises, 3 associations et 2 établissements publics sont concernés.

Découvrez les 12 acteurs récompensés et leurs actions

Une table ronde consacrée à la nature en ville

Avant cette remise de prix, l’association Humanité et biodiversité et l’Association des ingénieurs territoriaux de France ont organisé une table ronde avec Bernard Chevassus-au-Louis, président de Humanité et biodiversité, Éric Chevalier, responsable du service des jardins à Rennes, Cathy Biass-Morin, directrice des espaces verts à Versailles, Louis Tissier, chef des services espaces verts et de nature de la ville et de la communauté urbaine de Strasbourg et Caroline Gutlebenn, directrice de Plante et cité, association spécialisée dans les espaces verts et le paysage. Au cœur de cette table ronde, la problématique de la nature en ville, avec la présentation des politiques menées par ces collectivités pour réinventer la valorisation et la gestion de leurs espaces verts.

Éric Chevalier a expliqué comment la ville de Rennes a mis en place dès le début des années 1980 « la gestion différenciée des espaces verts, en classant les parcs et jardins de la ville en cinq catégories, du plus horticole au plus naturel ». Ce mode de gestion restreint très fortement le recours aux pesticides, ce qui est bénéfique aussi bien pour la biodiversité urbaine que pour la santé des agents et des usagers de ces espaces. Cathy Biass-Morin a souligné que la suppression des produits phytosanitaires dans la gestion des espaces verts de la ville de Versailles a nécessité « un accompagnement des élus pour qu’ils aient un autre regard sur la flore spontanée et l’apprentissage de nouvelles méthodes de travail pour les agents initialement formés avec l’usage des pesticides ». Les intervenants se sont accordés pour dire que les populations sont prêtes aux changements. Caroline Gutleben a souligné « l’importance des écoservices rendus par la nature en ville » : sobriété énergétique, îlots de fraîcheur, gestion des eaux de pluie…

Découvrez "Le guide pour jardiner + nature"

Des étoiles à la biodiversité

Pour clore cette après-midi, l’astrophysicien Hubert Reeves et le biologiste Bernard Chevassus-au-Louis ont dispensé une conférence commune sur les interactions entre le changement climatique et la biodiversité. Ils ont montré que, depuis l’apparition de la vie, les climats et la biodiversité sont liés et qu’il est nécessaire de répondre en cohérence aux deux plus grands enjeux écologiques du XXIe siècle que sont le dérèglement climatique et l’érosion de la biodiversité.

Crédits photo Une : Laurent Mignaux / MEDDE

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