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Amélioration de la sécurité des usagers vulnérables

31 janvier 2011 (mis à jour le 1er février 2011)
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En 2006, le ministre chargé des transports lançait une démarche dite "Code de la rue" qui a pour objectif à faire mieux connaître la réglementation actuelle applicable en milieu urbain et à la faire évoluer pour tenir compte de l’évolution des pratiques de l’espace public : le renforcement de la sécurité des usagers vulnérables et la promotion de l’usage des modes doux sont plus particulièrement recherchés.

Cette démarche réunissant les associations d’élus, les professionnels, les élus et les services de l’Etat, a abouti à un premier décret (celui du 30 juillet 2008) qui a notamment introduit le principe de prudence du plus fort vis-à-vis du plus vulnérable, qui a mis à disposition des aménageurs de la ville une zone de circulation apaisée (la zone de rencontre) et qui a revisité l’aire piétonne et la zone 30 avec une exigence : la cohérence entre les limitations de vitesse et les aménagements..

Le décret n°2010-1390 du 12 novembre 2010 a traduit ce principe général de prudence pour l’usage du trottoir et la traversée de la chaussée par les piétons.

Le Centre d’étude sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques (Certu), l’un des services techniques du ministère du développement durable, a publié une plaquette qui vise à expliciter en termes simples les dispositions réglementaires modifiées dans le code de la route, à en donner une interprétation et à suggérer des pistes d’aménagement cohérent.

Le trottoir :

  • Le trottoir est un espace dédié aux piétons.
  • Les principales prescriptions dimensionnelles sont imposées par la réglementation "accessibilité de la voirie".
  • Des véhicules peuvent le franchir pour accéder à des immeubles ou à des emplacements aménagés pour le stationnement : ce franchissement doit se faire à l’allure du pas et en prenant toute précaution pour ne pas constituer un danger pour les piétons présents sur le trottoir.
  • Le décret n°2010-1390 autorise les usagers de la chaussée à franchir un trottoir pour rejoindre une autre chaussée. Ceci donne une base juridique aux aménagements de type "trottoir traversant". Cet aménagement a vocation à favoriser les déplacements pédestres, notamment ceux des personnes à mobilité réduite.
  • Il est souhaitable que le "trottoir traversant" soit aménagé de telle manière que l’automobiliste comprenne bien qu’il quitte une chaussée pour franchir un trottoir : il est préférable que le "trottoir traversant" soit contrasté avec la chaussée et de même matériau et aspect que les autres trottoirs. Sa largeur doit évidemment respecter la réglementation "accessibilité de la voirie". Il est souhaitable que ses limites avec les chaussées soient détectables et repérables. Enfin aucune bande d’éveil de vigilance ne doit y être implantée entre le trottoir et le "trottoir traversant", puisqu’il s’agit d’une continuité de trottoir.

Les traversées des piétons

  • Le décret n°2010-1390 a modifié les règles d’usage des passages piétons non gérés par feux et des traversées en section courante lorsqu’aucun passage piéton n’existe à 50 mètres.
  • Le conducteur est désormais tenu de céder le passage à tout piéton qui manifeste clairement son intention de traverser... sans que ce piéton n’ait à avoir commencé cette traversée.
  • Ceci ne s’applique que lorsque la distance, la vitesse du véhicule et la co-visibilité piétons/conducteur du véhicule sont suffisantes.
  • Il convient de travailler sur la lisibilité de tous les espace public (rues, places, etc.) : au-delà des seuls panneaux de signalisation routière, les usagers doivent pouvoir déceler les règles d’usage des espace (notamment la vitesse maximale autorisée, et les règles de priorité) grâce à son aménagement et à sa conception.
  • En traversée des piétons, il est souhaitable que la co-visibilité piéton/conducteur soit accrue par une neutralisation du stationnement en amont du passage piéton.
  • Enfin, si, en aire piétonne et en zone de rencontre, un simple contact visuel entre le piéton et le conducteur peut faciliter les déplacements de tous, les conducteurs doivent toujours assurer la sécurité du piéton, en lui laissant la priorité et en partant de l’hypothèse que le piéton peut être une personne aveugle ou malvoyante.

 

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