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Analyse de la conjoncture économique du transport maritime au premier semestre 2015

17 novembre 2015 - Transports
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La conjoncture de ce premier semestre 2015 s’est avérée particulièrement complexe à déchiffrer pour les opérateurs du transport maritime du fait de l’évolution de différents facteurs extrinsèques influant sur leurs marchés.

Certaines évolutions macroéconomiques se sont confirmées : la croissance de l’économie chinoise ralentit, les États-Unis sont devenus les premiers producteurs de pétrole, le contrôle des prix du pétrole a échappé à l’OPEP. En dépit de déterminants favorables (risques de déflation conjurés, dépréciations de l’euro ou du yen), les croissances régionales ne se sont pas encore stabilisées et accusent de fortes variations d’un trimestre sur l’autre, d’un pays à l’autre. Ce contexte complexe modifie les paramètres d’analyse du transport maritime utilisés les dernières années : les routes se redistribuent, l’évolution de la demande de transport est des plus incertaines, l’adaptation coûteuse des navires à des carburants chers peine à se rentabiliser.

Toutefois, la surcapacité de l’offre de transport, en ce qu’elle amplifie les baisses de taux causés par le fléchissement de la demande, reste un handicap structurel majeur pour le shipping dans son ensemble. Du côté des porte-conteneurs, les stratégies industrielles vers des navires toujours plus grands doivent composer avec un effondrement incontrôlé des prix du transport des conteneurs. La raison de la langueur prolongée des taux de fret du vrac sec est à rechercher, quant à elle, dans le flux soutenu des commandes de navires neufs, quasi-ininterrompu depuis huit années.

Le secteur du transport de pétrole brut, quant à lui, bénéficie à la fois de la relative modération des commandes de navires ces dernières années, et de l’allongement des routes maritimes exprimées en tonnes-milles.

Les secteurs à haute valeur ajoutée des services maritimes ont commencé à accuser le coup de la chute des investissements dans l’offshore pétrolier, comme le montre la diminution du taux d’emploi des navires. En revanche, le ferry semble enfin sortir d’une crise qui s’était installée depuis 2008.

Se fondant sur l’idée que les marchés maritimes sont cycliques, les opérateurs s’interrogent sur l’absence problématique de régularité : les évolutions n’annoncent pas les retours attendus par les investisseurs. Dans ce contexte, des restructurations de l’offre de transport.

Analyse de la conjoncture économique du transport maritime au premier semestre 2015 (PDF - 1849 Ko)

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