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Analyse de la conjoncture économique du transport maritime au second semestre 2015

22 avril 2016 - Transports
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Le second semestre 2015 a confirmé les craintes qui s’étaient exprimées au sujet des surcapacités persistantes du transport maritime. Elles se sont aggravées dans la plupart des segments aussi bien en raison de politiques industrielles (carnets de commandes chargés dans le secteur du porte-conteneur) que d’inadéquations parfois inattendues entre l’offre et la demande qui a fluctué sensiblement en peu de mois (secteur gazier, vracs secs, mais aussi services à l’offshore). L’industrie du démantèlement qui contribue à résorber les surcapacités ne parvient pas à réguler structurellement l’offre de transport de sorte que le transport maritime n’a toujours pas trouvé son point d’équilibre.

Ces difficultés apparemment chroniques n’étaient pas toutes prévisibles : elles ont mis sous
tension les armements amenés à des restructurations (fusions-acquisitions, cessions d’actifs) ou des ajustements conjoncturels douloureux (mise en lay-up des navires dans le domaine des services pétroliers). La restructuration a touché le secteur du Short-sea et des ferries français tant sur le Détroit que sur la Méditerranée (disparition de MyFerryLink et reprise de l’ex-SNCM).

Les perspectives sont très contrastées entre les marchés très structurés où se sont engagées de grandes manoeuvres (alliances, fusions, acquisitions dans le secteur du transport conteneurisé) et les marchés plus volatiles qui nécessitent une forte résilience pour ne pas en être évincé.

Cette situation se répercute sur le plan du financement bancaire dont les conditions d’octroi
continuent de se resserrer.

Par ailleurs, le transport maritime intègre toujours plus les enjeux climatiques par sa contribution à l’effort de réduction des émissions de CO2. L’International Chamber of Shipping a pris l’engagement d’une réduction de 50% des émissions de CO2 par tonne transportée. Des armateurs de dimension internationale développent des démarches vers des navires toujours plus performants. Mais dans un contexte de faible prix des soutes et de difficultés conjoncturelles du secteur, les démarches volontaires de réduction de l’empreinte écologique pourraient ne pas suffire : tels seront aussi les enjeux des travaux internationaux de l’après-COP 21.

Analyse de la conjoncture économique du transport maritime au second semestre 2015 (PDF - 2000 Ko)

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