Accès aux contenus de la page (appuyer sur "Entrée")

Analyse de la conjoncture économique du transport maritime au premier semestre 2016

17 novembre 2016 - Transports
Imprimer

Des navires “perdus” aux quatre coins du monde, des centaines de milliers de conteneurs immobilisés dans les ports ou en mer, des chargeurs inquiets pour leurs marchandises, des marins désemparés, voilà le spectacle édifiant produit par la faillite de l’armateur sud-coréen Hanjin à l’été 2016. Premier transporteur maritime de Corée du Sud et septième opérateur au monde, il est incapable d’honorer son énorme dette de 4,7 milliards de dollars et a dû demander son placement en redressement judiciaire après le refus de ses créditeurs de l’aider.
La disparition d’un groupe aussi important constitue un séisme dans le monde du transport maritime mais est-ce vraiment une surprise ? Depuis maintenant 8 ans, le transport maritime, dans son ensemble, connaît des difficultés incessantes. Et pour ceux qui espéraient une amélioration en 2016, l’année risque d’être encore décevante en raison de la surcapacité qui règne en maître. Cette crise est décidément interminable et met au supplice les armateurs.

Car, au-delà du secteur du conteneur, ce sont la plupart des activités qui souffrent. Le transport des vracs, qu’ils soient secs ou liquides, est frappé de plein fouet par la surcapacité qui entraîne les taux à la baisse. Les services maritimes, et plus particulièrement ceux liés à l’industrie de l’énergie offshore, sont eux aussi fortement impactés par le reflux des investissements découlant de la baisse des prix des hydrocarbures.
Pourtant, des raisons d’espérer commencent à se faire jour. En premier lieu, la disparition d’Hanjin a pour effet de reporter des trafics vers les autres armateurs au conteneur. Et ces derniers continuent parallèlement leur consolidation par le biais des alliances, rachats, fusions et chasse aux coûts. En second lieu, moins de navires sont désormais en construction. Même si la surcapacité mettra du temps à se résorber, cette évolution va dans le bon sens. Enfin, le prix des matières premières tend à remonter, ce qui laisse penser que certains investissements vont reprendre dans le domaine de l’énergie.

Pour terminer sur une note positive, notons que la croisière se porte toujours aussi bien.
Des difficultés économiques jusqu’au changement climatique, les défis demeurent manifestement toujours aussi nombreux pour les armateurs en 2016. Et pourtant, nul doute que le monde du transport maritime saura faire face. Comme toujours !

 


Analyse de la conjoncture économique du transport maritime au premier semestre 2016 (PDF - 2189 Ko)

Imprimer