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PRESSE

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Avis de l’ANSES sur l’impact de pesticides sur les travailleurs agricoles - Ségolène Royal demande le renforcement des mesures visant à protéger les travailleurs devant utiliser des pesticides

28 juillet 2016 - Prévention des risques
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L’ANSES a présenté aujourd’hui à Ségolène Royal son rapport sur les conséquences pour les travailleurs de l’utilisation des pesticides.


Cet avis est particulièrement critique sur les mesures mises en place pour protéger les travailleurs exposés aux pesticides et formule des propositions selon 5 axes :

  • réduction de l’usage des pesticides pour en réduire l’exposition ;
  • produire des données sur les expositions en soutenant les études indépendantes ;
  • favoriser l’accessibilité, centralisation et capitalisation des informations ;
  • évaluer et agir sur l’environnement technique en intégrant les contraintes des utilisateurs ;
  • réorganiser le conseil à l’utilisation des produits phytopharmaceutique pour réduire les expositions.

La ministre de l’Environnement demande le renforcement de l’encadrement réglementaire relatif à l’utilisation des produits phytosanitaires et biocides par les travailleurs agricoles notamment :

  • en procédant le plus rapidement possible au retrait des autorisations de mise sur le marché des produits identifiés comme les plus toxiques, comme l’ANSES l’a fait pour le diméthoate, le chlorpyrifos éthyl et les herbicides au glyphosate utilisant des co-formulants ;
  •   en révisant les conditions de ré-entrée des travailleurs agricoles aux parcelles traitées avec des pesticides et les normes des équipements.

D’autres mesures sont également à étudier, comme :

  • le conditionnement de l’utilisation des produits phytosanitaires les plus dangereux (cancérigènes, repro-toxiques ou perturbateurs endocriniens), qui ne doivent être mis en œuvre que lorsqu’il n’existe pas d’alternative à la délivrance spécifique et préalable du conseil indépendant prévu par le code rural ;
  • la mise en place d’un certificat « certipesticide » obligatoire pour les exploitants et les salariés agricoles avant qu’ils ne puissent acquérir et utiliser des pesticides, que ceux-ci soient considérés comme des produits phytosanitaires ou comme des produits biocides.

Elle proposera à la Commission européenne que les co-formulants utilisés dans les produits pesticides soient recensés et que les co-formulants cancérigènes, reprotoxiques et perturbateurs endocriniens, comme par exemple la tallowamine, soient interdits au même titre que les substances actives.

Ces actions s’inscrivent dans l’action volontariste de Ségolène Royal vis-à-vis de la réduction de l’usage des pesticides, et l’interdiction des produits et des pratiques les plus dangereuses, et notamment :

  • l’interdiction des substances néonicotinoïdes dans le cadre du projet de loi relatif à la reconquête de la biodiversité et de la nature à compter du 1er septembre 2018 ;
  • les objectifs de réduction de l’usage des pesticides dans le cadre du plan Ecophyto 2 ;
  • l'interdiction de l'épandage aérien ;
  • l'interdiction de la vente en libre-service pour les jardiniers amateurs ;
  • le zéro pesticide dans les jardins publics et les espaces verts et la mise en place du label « Terre Saine ».
  • l’instruction donnée aux préfets de protéger les populations vulnérables en cas d’épandage de pesticides.

Télécharger le communiqué (PDF - 138 Ko)
 

 

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