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Bisphénol A : La France déposera un dossier d’identification de substance extrêmement préoccupante

9 juin 2016 (mis à jour le 10 juin 2016) - Prévention des risques
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Ségolène Royal a annoncé lors du colloque de WECF « Halte à la contamination chimique des femmes enceintes et des bébés ! » que la France déposera un dossier d’identification du bisphénol A comme substance extrêmement préoccupante au titre du règlement européen REACH sur les substances chimiques .


La ministre a également annoncé que cette mesure permettra de réduire drastiquement l’usage de ce perturbateur endocrinien toxique pour la reproduction. D’ores et déjà la France a fait reconnaître au niveau européen les propriétés de toxique pour la reproduction du bisphénol A, et Ségolène Royal a demandé à la Commission européenne d’étendre l’interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires, appliquée en France, à toute l’Europe.

La ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la mer a également rappelé la position de la France afin de ne pas approuver les propositions de prolongation de l’approbation du glyphosate par la Commission européenne, alors que le Centre international de recherche pour le cancer l’a classé cancérigène probable.

Pour accompagner les entreprises dans la prise en compte de ces enjeux sanitaires majeurs, Ségolène Royal organise le 30 juin un colloque en lien avec le MEDEF et l’INERIS sur la mise en place d’une plate-forme pour valider les méthodes de caractérisation des perturbateurs endocriniens. Mieux détecter ces substances chimiques dangereuses et orienter la substitution vers des alternatives non dangereuses est un enjeu majeur d’innovation et de compétitivité pour cette industrie.

Ségolène Royal rappelle son engagement sur le sujet des perturbateurs endocriniens, en cette période cruciale où la Commission doit proposer très prochainement des critères réglementaires d’identification des perturbateurs endocriniens. Ségolène Royal a reçu le 17 mai des scientifiques de renommée internationale impliqués sur les perturbateurs endocriniens, en particulier Remy Slama, président du comité scientifique du Programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens.

Ségolène Royal annonce une mobilisation du gouvernement pour porter la position française en Europe. Une action forte est menée auprès des autres pays européens et de la Commission européenne : Ségolène Royal a écrit au président de la Commission et l’a rencontré le 2 juin pour lui rappeler la vigilance de la France pour que les critères permettent effectivement de protéger la santé des Européens.

Encadré (fond rose)
Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?
Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques présentes dans de nombreux produits ou objets, comme des pesticides, des détergents, des cosmétiques, des matériaux variés de produits d’usage quotidien. Ils modifient la régulation hormonale des êtres vivants, aussi bien chez l’homme que pour la faune. On soupçonne notamment ces substances de provoquer des troubles de la reproduction, des cancers, des maladies métaboliques, des troubles de la croissance, etc

Condamnée en décembre 2015 pour avoir manqué à son obligation de mettre en place des critères réglementaires d’identification des perturbateurs endocriniens, suite à un recours soutenu par Ségolène Royal, la Commission européenne doit présenter prochainement une proposition. La rencontre avec les scientifiques a permis à Ségolène Royal d’écouter la position des scientifiques sur les critères de perturbateurs endocriniens publiée dans la revue « Environmental Health Perspectives ». Les scientifiques confirment la position française que Ségolène Royal a fait adopter en avril 2014, sur la définition des perturbateurs endocriniens.

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