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PRESSE

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COP21 - FOCUS DAY TRANSPORTS : Ségolène Royal annonce 4 initiatives pour l’accélération des actions pour le climat dans les transports

3 décembre 2015 - COP 21
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Ségolène Royal, chef de la délégation française, a annoncé 4 initiatives pour les transports propres :


1. La voiture électrique à moins de 7 000 euros : lancement d’un appel pour le développement d’une voiture électrique accessible à tous à moins de 7 000 euros.

2. Zéro émission : soutien de la France à la déclaration de Paris sur la mobilité électrique et le changement climatique qui a été présentée par la « Zero Emission Vehicles Alliance », qui réunit les régions et les États qui s’engagent pour la mobilité électrique (20 % de véhicules électriques d’ici 2030). La déclaration fixe l’objectif que d'ici 2030, au moins 20 % de la flotte mondiale de véhicules, y compris les deux et trois roues, voitures, camions, bus, soient à traction électrique. La massification des commandes contribuera à en réduire le prix de production et de commercialisation.

3. Mobilise Your City : soutien de la France, avec 2 millions d’euros du Fonds français pour l’environnement mondial, pour l’initiative « Mobilise Your City » visant à faciliter les projets de planification des transports dans 20 villes de pays en développement, avec le soutien de l’AFD, du CEREMA, du CODATU et la coopération allemande (GIZ).

4. Route à énergie positive : plan national des routes qui intègre des cellules photovoltaïques pour produire de l’électricité, avec 1 000 km en 5 ans. Le secteur des transports est le premier émetteur de gaz à effet de serre en France, avec 27 % des émissions totales. Il représente 23 % des émissions dans le monde.

La journée a réuni de nombreux États et Parties : M. Manuel Pulgar Vidal, ministre de l’Environnement du Pérou l’a ouverte avec la ministre, en présence de Mme Violeta Bulc, la commissaire européenne chargée des transports, des ministres suédois, chilien, luxembourgeois et de Mme Hakima El Haite, ministre de l’Environnement du Maroc.

La société civile était largement représentée : M. Jean-Dominique Senard (président-directeur général de Michelin), M. Yann Ricordel (président-directeur général de Les taxis bleus), M. Jean-Pierre Loubinoux (directeur de l’UICF), et M. Bernard Soulage (vice-président Région Rhône Alpes) sont intervenus.

La journée était organisée par le consortium Paris Process on Mobility and Climate (PPMC). Elle a permis également de mettre l’accent sur l’importance de l’adaptation des transports aux effets du changement climatique, domaine dans lequel il y a encore peu d’initiatives.

Le Focus sur les transports a ainsi été l’occasion de nouveaux engagements dans cinq secteurs décisifs pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre :

- le fret et le transport de longue distance,
- les transports urbains,
- les véhicules économes en carburant,
- l’électro-mobilité,
- les routes à énergie positive.




La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte prévoit de développer les transports propres pour améliorer la qualité de l’air et protéger la santé. La France se fixe l’objectif que 10 % de l’énergie consommée dans tous les modes de transport provienne de sources renouvelables en 2020 et 15 % en 2030.
Le bonus pour l’achat d’un véhicule électrique a été pérennisé et majoré depuis le 1er avril 2015 lorsqu’il s’accompagne de la mise au rebut d’un véhicule polluant. Le bonus total peut atteindre 10 000 euros. Depuis septembre 2014 et jusqu’au 31 décembre 2015, l’installation de bornes de recharge pour les voitures électriques par les particuliers bénéficie d’un crédit d’impôt à hauteur de 30 %. La loi fixe l’objectif de 7 millions de points de charge pour véhicules électriques en France en 2030.
L’État et ses établissements publics doivent respecter une part minimale de 50 % de véhicules à faibles émissions de CO2 et de polluants de l’air, tels que des véhicules électriques. Les collectivités locales s’engagent de leur côté à hauteur de 20 %. Tous les nouveaux bus et autocars qui seront acquis à partir de 2025 pour les services publics de transport, devront être à faibles émissions. Les loueurs de voitures, les exploitants de taxis et de véhicules de transport avec chauffeur (VTC) devront acquérir 10 % de véhicules à faibles émissions lors du renouvellement de leur flotte.

 


Annexe :
SÉGOLÈNE ROYAL LANCE LE PLAN FRANÇAIS DE DÉPLOIEMENT DE LA ROUTE À ÉNERGIE POSITIVE


 



A l’occasion de la journée consacrée aux transports à la COP21, Ségolène Royal a appelé les professionnels des infrastructures routières à s’engager résolument dans la transition énergétique au travers d’un plan national pour la route à énergie positive permettant la réalisation de 1 000 km de routes solaires d’ici 5 ans.

Les usages de la route sont très souvent émetteurs de gaz à effets de serre et posent la question de la soutenabilité de ce mode de transport.

En complément des efforts de transfert des déplacements vers les modes alternatifs à la route, comme la marche, le vélo, le fer ou le fleuve, la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a décidé de faire de la France le pays pionner de la route à énergie positive.

Ce plan vise à faire de la route non seulement un axe de transport mais également une source de production d’énergie propre et renouvelable sans consommation d’espace supplémentaire.

L’objectif est que les projets en cours de développement se traduisent sous deux années en démonstrateurs pour la production de chaleur et d’électricité et que les réalisations concrètes se déploient d’ici 5 ans.


Ce plan se déclinera de la manière suivante :

- Mobilisation des acteurs privés dans le cadre de l’appel à projet « Route du futur » du programme d’investissement d’avenir piloté par l’ADEME sous le contrôle du commissariat général aux investissements. Les dossiers sont à soumettre d’ici le printemps 2016.

- Définition d’ici le printemps 2016 par l’État du cadre réglementaire de déploiement de la route solaire.

- A partir de 2016, généralisation des expérimentations des routes solaires et d’autres technologies sur le réseau de l’État et en liaison avec les collectivités et les sociétés concessionnaires d’autoroutes pour tester les différents domaines d’emplois de cette nouvelle technologie.

- Réalisation d’ici début 2017 d’un démonstrateur de la route récupératrice de chaleur en s’appuyant sur la convention entre le ministère, l’IFSTTAR, le conseil départemental de Seine-et-Marne et l’industrie routière.

- Industrialisation des nouveaux procédés technologiques à partir de l’année 2017 et déploiement en France pour atteindre d’ici 5 ans l’objectif de 1 000 km de routes à énergie positive.

La France confirme ainsi son engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique grâce à des solutions profondément novatrices, uniques au monde.



Télécharger le communiqué (PDF - 171 Ko)

Contact presse : 01 40 81 78 31 / @ecologiEnergie

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