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COP21 – J9 – Plan d’action Lima-Paris, des actions du monde entier à amplifier

9 décembre 2015 (mis à jour le 11 décembre 2015) - COP 21
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La COP21 aura montré le formidable engouement des acteurs non étatiques pour la lutte contre le réchauffement climatique. Les villes, régions, entreprises, investisseurs et la société civile ont proposé des actions concrètes faisant ainsi vivre cet Agenda des solutions, 4e pilier de l’Accord de Paris.


Le Plan d’action Lima-Paris, une nouveauté et un succès

La journée du 9 décembre faisait le bilan de la Journée de l’action et des 12 événements thématiques qui se sont tenus du 1er au 8 décembre, au cœur des négociations de la COP21. Les acteurs non étatiques se sont fortement mobilisés avec plus de 70 grandes initiatives coopératives regroupant 10 000 acteurs, 7 000 engagements individuels, plusieurs centaines de milliards de dollars réorientés sur le climat, 2000 entreprises engagées. « C’est un immense succès. Je peux témoigner du bilan quantitatif et qualitatif des débats de cette semaine » a déclaré Ségolène Royal. L’initiative, une première, avait été lancée en septembre 2014 à New-York par les gouvernements français et péruviens et le secrétaire général des Nations unies pour faire participer les acteurs non gouvernementaux à une COP.

Ce plan d’action est le 4e pilier de l’Accord de Paris après un accord universel juridiquement contraignant, des contributions nationales, un paquet financier et technologique. Les acteurs ont travaillé toute l’année à des propositions d’actions concrètes, à travers le monde, présentées cette semaine au Bourget.

Forêt, risques, énergies renouvelables

Quelques actions emblématiques du plan d’action :

  • un projet de l’acteur Sean Penn pour la reforestation en Haïti ;
  • un appel à projet de la France pour la fabrication d’une voiture électrique à 7 000 dollars ;
  • le lancement par la France d’un système d’alerte précoce des intempéries pour protéger les habitants des pays insulaires ;
  • une alliance mondiale, de la France et de l’Islande, sur la géothermie pour lancer de nouvelles coopérations technologiques et la mobilisation des financements ;
  • une alliance solaire internationale lancée par l’Inde pour promouvoir une coopération sur cette énergie entre les pays industrialisés et les pays en développement.
La plate-forme internet Nazca a contribué à la popularité de l’Agenda des solutions, en regroupant dans un même espace toutes les initiatives. Plus de 24 000 collectivités dans le monde ont déposé des initiatives, ce qui représente 17 % de la population mondiale soit 1,2 milliard d’habitants. Les grandes villes comme Oslo, Sydney, Paris ont pris des engagements, mais aussi de petites villes comme Sora en Espagne qui ne compte que 175 habitants.

Le citoyen au cœur des solutions : 100 initiatives primées en 2016

La journée a également été marquée par une présentation du résultat du débat planétaire qui s’est déroulé le 6 juin dernier. 10 000 citoyens du monde entier avaient été sollicités pour donner leur avis sur les politiques à mener pour le climat. C’est la plus grande consultation populaire jamais réalisée à l’échelle mondiale. Parmi les résultats, 80 % des citoyens interrogés considèrent que leur pays doit prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ségolène Royal, pour continuer à faire vivre la démocratie participative, a annoncé un appel à projets pour promouvoir 100 initiatives citoyennes. Le 6 juin 2016, soit un an après ce premier débat, les lauréats seront annoncés et les projets aidés financièrement. « Les citoyens sont des éclaireurs. Ils sont au plus près des dégâts causés par le réchauffement climatique. Il faut donc leur donner la parole. » a conclu la ministre.

Du côté des espaces Générations climat

Dans cet espace ouvert à tous, les conférences et événements se succèdent toute la journée. Sur le Pavillon France aujourd’hui,Bruno David, président du Muséum national d’histoire naturelle, a retracé l’histoire de la biodiversité pour mieux comprendre comment la crise qui démarre aujourd’hui est différente. « Aujourd’hui, peu d’espèces ont totalement disparu, mais notre écosystème connaît des dégradations. Le rythme auquel les changements s’opèrent est tellement rapide que nous pourrions en subir les conséquences plus vite que nous le pensions. […] Nous sommes au tout début de la crise. Nous avons une conscience, il est encore temps d’agir. ».

L’avancement de l’accord au Bourget
Les 196 Parties sont désormais dans la phase finale de la négociation et devront trouver un accord pour vendredi 11 décembre. Les différents points de l’accord sont débattus chaque jour entre groupes de travail thématiques constitués.
En savoir plus sur la méthode et l’évolution des débats

 

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