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Cinquième conférence européenne sur l’environnement et la santé

10 mars 2010 (mis à jour le 17 janvier 2011) - Europe et international

Les 53 États membres de la zone Europe de l’OMS (l’Organisation mondiale pour la santé), réunis à l’occasion de la Cinquième Conférence ministérielle sur l’environnement et la santé organisée à Parme du 10 au 12 mars 2010, ont adopté une déclaration dans laquelle ils s’engagent à réduire, au cours de cette prochaine décennie, les effets sanitaires négatifs des menaces environnementales.


L’OMS-Europe a réuni à Parme des représentants des ministères de la santé et de l’environnement des 53 pays de la zone Europe de l’OMS, des experts, des associations non gouvernementales, des représentants des jeunes et des industriels, afin notamment d’évaluer les plans nationaux "santé et environnement" (en particulier les plans d’actions ciblant les enfants) et leurs avancées depuis 20 ans. La conférence interministérielle a porté également sur les nouveaux enjeux en santé environnementale, les risques émergents, les inégalités de santé en lien avec l’environnement, et l’adaptation au changement climatique. Les sessions de travail de la Conférence ont concerné également la création ou le renforcement de coopérations technique, de concertation et de travail en réseau pluri-partenaires au niveau européen élargi, ainsi que les outils disponibles pour fixer les priorités d’actions et de prise de décisions dans les divers domaines concernés : santé et transports dans les villes, pollution des milieux et des aliments, prévention des risques liés aux nouvelles technologies, recherche,...

Les délégations des ministères chargés de la santé et de l’environnement ont participé aux débats qui se sont tenus à Parme et qui se sont conclus par la signature d’une déclaration d’engagement à agir, commune aux ministres des 53 pays impliqués. Le directeur général de la santé Didier Houssin est intervenu pour notamment rappeler l’importance du renforcement de la recherche pour la prédiction et l’évaluation des risques et dangers environnementaux en particulier sur les pathologies en forte augmentation ou (re)émergentes. Il a aussi souligné l’importance de l’implication des parties prenantes dans les processus de décision en santé environnement.

Rappelons que le second plan national santé environnement1 (PNSE 2) (2009-2013), qui ne cible pas uniquement la protection de la santé des enfants, constitue une des réponses de la France aux engagements du plan d’actions européen défini par l’OMS-Europe pour la santé et l’environnement des enfants (CEHAPE : Children’s environnement and health action plan for Europe).
D’autres actions françaises ont été présentées à Parme lors de sessions parallèles, symposiums ou présentations de posters, par le ministère chargé de la santé et le ministère chargé du développement durable, ainsi que par deux organismes nationaux travaillant dans le champ de la santé environnementale : l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset). L’Afsset a notamment présenté lors d’un symposium les résultats des dernières évaluations concernant l’impact sanitaire des champs électromagnétiques. Des documents réalisés par les différentes institutions françaises, dont ceux de l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) sur la nutrition et la prévention de l’obésité, ont été aussi largement distribués.

 

 ©Arnaud Bouissou/MEEDDM

 

 

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