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Année 2016

3 janvier 2017 - Bâtiment et ville durables
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Sommaire :


Classement des terrils formant la chaîne des terrils du Bassin minier du nord de la France (Nord et Pas-de-Calais)

3 janvier 2017 (mis à jour le 4 janvier 2017)

Par décret du 28 décembre 2016 publié au Journal Officiel du 30 décembre 2016 ,sont classés parmi les sites des départements du Nord et du Pas-de-Calais, les terrils formant la chaîne des terrils du bassin minier du nord de la France.



Terrils jumeaux de Loos-en-Gohelle
©DREAL Hauts-de-France

Superficie : 1832 ha environ.
Critères de classement : historique et pittoresque.

Par décret du 28 décembre 2016 publié au Journal Officiel du 30 décembre 2016 ,sont classés parmi les sites des départements du Nord et du Pas-de-Calais, les terrils formant la chaîne des terrils du bassin minier du nord de la France, sur les communes d’Anzin, Auberchicourt, Auby, Denain, Douai, Escaudain, Flines-les-Râches, Fresnes-sur-Escaut, Haveluy, Helesmes, Lallaing, Marchiennes, Monchecourt, Ostricourt, Pecquencourt, Râches, Raismes, Rieulay, Roost-Warendin, Vieux-Condé (Nord) et Ames, Auchel, Auchy-au-bois, Avion, Billy-Montigny, Bruay-la-Buissière, Burbure, Carvin, Dourges, Enquin-les-Mines, Estevelles, Ferfay, Fouquières-les-Lens, Grenay, Haillicourt, Harnes, Hénin-Beaumont, Hesdigneul-les-Béthune, Labourse, Lapugnoy, Libercourt, Ligny-les-Aire, Loison-sous-Lens, Loos-en-Gohelle, Maisnil-les-Ruitz, Mazingarbe, Méricourt, Oignies, Noeux-les-Mines, Noyelles-sous-Lens, Rouvroy, Ruitz, Verquin (Pas-de-Calais).

La chaîne des terrils, manifestation visible d’un filon souterrain de houille, s’étend sur environ 100 km de long, 2 départements et une cinquantaine de communes. Elle est unique en Europe par ses dimensions et son état de conservation.

Ces terrils témoignent de la nature du sous-sol, du positionnement et de la qualité des veines de charbon. Mémoire de l’évolution des sciences et techniques, on y distingue, selon leur mode d’édification, 5 générations de terrils rappelant l’épopée humaine de 10 générations de mineurs. Autour d’unités d’extraction répétées par dizaines, se sont organisés lieux de vie et infrastructures de transport. Terrils et chevalements en sont les vestiges, visibles dans le grand paysage.

Les chevalements descendaient et remontaient mineurs, charbons et "stériles". A une tonne de charbon produite correspondait environ une tonne de stériles de schistes et grès, ou "morts terrains" qu’il a fallu stocker. Les terrils quantifient ainsi le labeur accompli.

Ce classement fait suite à l’inscription des paysages miniers en tant que "paysage culturel évolutif" au patrimoine mondial de l’Unesco en 2012. Il témoigne du récent changement de regard intervenu sur un paysage original, entièrement façonné par l’homme.

Les terrils qui constituent cet alignement monumental marquent le territoire, se répondent par un jeu de covisibilité et offrent, depuis leurs sommets, des panoramas grandioses vers la plaine. A leur diversité de nature et de forme, correspondent des usages différents. Certains, colonisés par la végétation, forment des espaces "néo-naturels", tandis qu’à leur pied, des affaissements de mine ont parfois provoqué la création d’étangs. D’autres constituent des espaces de loisir.

L’ensemble retenu pour le classement s’organise selon une logique paysagère de chaîne, dont seules les émergences sont proposées pour une protection au titre des sites à ce stade, le socle faisant l’objet d’une réflexion complémentaire.

Le classement, protection pérenne et reconnaissance nationale de ce paysage, permettra de préserver la silhouette monumentale des terrils et de les gérer en conciliant l’accueil des visiteurs avec les impératifs de sécurité et de préservation des espaces naturels qui s’y sont développés.

 

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