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Climat et événements météorologiques extrêmes : la nature comme solution

29 juin 2016
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Inondations, vagues de chaleurs, submersions marines… le changement climatique amplifie divers phénomènes météorologiques extrêmes. Pour les limiter et diminuer leurs effets, il existe de nombreuses solutions, simples et peu coûteuses : des solutions fondées sur la nature.


Préserver et réhabiliter les milieux humides

Les milieux humides tels que les deltas, les plaines d’inondation ou les marais rendent des services pour atténuer le changement climatique et s’adapter à ses conséquences. Leur rôle pour limiter les événements météorologiques extrêmes est essentiel puisqu’ils servent de protection contre les aléas naturels, ils diminuent l’intensité des crues et des inondations, constituent des réserves d’eau en périodes sèches et stockent le carbone. La préservation et la réhabilitation des milieux humides se révèlent être une solution très efficace.

Par exemple, dans le cadre de la gestion des risques d’inondation, la France et la Suisse ont enclenché un programme de restauration du Rhône pour remettre en eau certains bras du fleuve. Cette action a pour objectif d’accroître la biodiversité du cours d’eau et de diminuer l’exposition au risque d’inondation de la population alentour.

Les mangroves. Outre-mer, les mangroves forment des écosystèmes très riches. Ces forêts amphibies stockent le carbone et protègent les côtes contre la houle et les tempêtes. Le Vietnam a ainsi planté et protégé 12 000 hectares de mangroves, car ce système naturel coûte bien moins cher que l’entretien de digues.

Réduire les effets d’îlots de chaleur

Une étude de l’Onerc, Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique, montre qu’entre 1950 et 2010 la température des journées estivales a augmenté en France. Deux fortes canicules ont par ailleurs touché l’Hexagone en 1976 et 2003. Ces épisodes de fortes chaleurs se font particulièrement ressentir dans les villes. Introduire la végétation en milieu urbain permet justement de limiter l’effet d’îlot de chaleur tout en améliorant la qualité de l’air. C’est pourquoi la municipalité d’Orléans a mis en place des îlots de fraicheur en plantant des espèces locales résistantes à la sécheresse et en renouvelant le patrimoine arboré.

Rendre les sols perméables

En ville le sol est très souvent artificialisé et imperméable. En cas d’événements météorologiques extrêmes, telles que de fortes précipitations, l’eau ne peut pas s’infiltrer et ruisselle. Afin de limiter les risques d’inondation et avoir des réserves d’eau en cas de sécheresse, certaines villes engagent des actions pour favoriser l’infiltration de l’eau dans le sol. Elles installent des matériaux drainants, des pavés non jointés ou des dalles alvéolées et enherbées.

Limiter les submersions marines

Le changement climatique, avec une augmentation de la fréquence de tempêtes, fragilise les zones littorales déjà touchées par l’érosion naturelle. Pour atténuer cela, des solutions existent. Par exemple, la région Languedoc-Roussillon a choisi d’appliquer plusieurs solutions naturelles pour préserver son littoral, de Sète à Marseillan. En reconstituant le cordon dunaire avec la plantation de végétaux adaptés, ce territoire a créé une plage de 70 mètres de large tout en préservant son écosystème côtier.

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