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Episodes de pollution

1er juillet 2015 - Énergie, Air et Climat
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Sommaire :


      

Comprendre les pics de pollution en 10 questions !

12 mars 2015 (mis à jour le 16 mars 2015)


Qu’est-ce qu’un pic de pollution ?

Un épisode de pollution de l’air se caractérise par une quantité trop élevée d’un ou de plusieurs polluants dans l’air, qui peuvent présenter un risque pour la santé et l’environnement. Les principaux polluants de l’air sont l’ozone (O3), le dioxyde d’azote (NO2) et les particules, dénommées PM10 et PM2,5 en fonction de leur taille.

D’où vient la pollution de l’air ? 

Les sources de pollution de l’air sont multiples et tous les secteurs d’activités sont concernés, que ce soit le transport, le chauffage domestique, l’agriculture ou l’industrie :

  •  plus de la moitié des oxydes d’azote (NOx) proviennent du trafic routier (54 %) ;
  • 48 % des particules fines PM2,5 sont émises par le secteur résidentiel-tertiaire (habitations, bureaux…) ;
  • le secteur industriel est responsable de 84% des émissions de soufre (SO2) ;
  • 97 % des émissions d’ammoniac (NH3) sont dues aux activités agricoles.

Consulter le bilan de la qualité de l’air 2013

Ces polluants peuvent se transformer dans l’atmosphère suivant des réactions chimiques complexes et peuvent donner naissance à des polluants secondaires.

Pourquoi y-a-t-il des épisodes de pollution de l’air ?

Les pics de pollution sont en partie dus aux conditions météorologiques, notamment dans les situations stables où il y a peu ou pas de vent, que l’air froid plaque les polluants à proximité du sol en période hivernale (pics de particules et d’oxydes d’azote) ; ou lorsqu’il fait chaud et ensoleillé en période estivale (conditions propices à la formation d’ozone et de particules fines secondaires).

Ils peuvent également être dus à une augmentation saisonnière des émissions de certains polluants : émissions liées à certaines activités agricoles, utilisation saisonnière du chauffage au bois...

Qui surveille la qualité de l’air ?

Le ministère du développement durable coordonne et finance en partie le dispositif français de surveillance de la qualité de l’air, il élabore également les politiques de surveillance de la qualité de l’air à mettre en œuvre.

Au niveau national, le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA) assure la coordination technique du dispositif de surveillance de la qualité de l’air.

Dans chaque région, une association agréée de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) mesure en continu la présence de polluants atmosphériques. Ces associations sont agrées par le MEDDE.

En vidéo : La qualité de l’air sous haute surveillance 

 

Comment connaître le niveau de pollution de l’air ?

L’indice ATMO (qui va de 1 à 10) permet de savoir par un code couleur quel est le niveau de pollution de l’air observé. 

Pour chacun des polluants, il existe un seuil d’information/recommandation et un seuil d’alerte. On parle de pic de pollution lorsque le seuil est atteint.

Par exemple pour les particules PM10, le seuil d’information/recommandation est de 50 µg/m³ et le seuil d’alerte de 80 µg/m³ en moyenne journalière.

Où se renseigner en cas d’épisode de pollution ?

Dans chaque région, une association agréée de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) informe en temps réel de la qualité de l’air de la région et des éventuels épisodes de pollution. Les coordonnées des AASQA sont disponibles sur le site internet de leur fédération Fédé Atmo.

Quels sont les impacts de la pollution de l’air sur ma santé ?

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la pollution de l’air est le principal risque environnemental pour la santé dans le monde. Les particules contribuent significativement à cet impact sur la santé. En effet, depuis de nombreuses années, les études scientifiques montrent clairement que l’inhalation des particules en suspension dans l’air est à l’origine de l’apparition ou de l’aggravation de diverses pathologies chez l’homme.

Comment doit-on agir en cas d’épisode de pollution ?

Les actions à tenir en période d’épisode de pollution sont graduées par le préfet en fonction de l’intensité de l’épisode observé.

  • le premier niveau rend nécessaire la diffusion immédiate d’informations adaptées (information sur l’épisode de pollution) et de recommandations pour permettre à tous de réduire certaines émissions, et aux personnes sensibles de prendre des précautions. Il s’agit du seuil dit « d’information et de recommandations ». C’est le niveau au-delà duquel une exposition de courte durée aux polluants présents dans l’air induit un risque pour la santé, particulièrement pour les personnes sensibles. 
     
  • le second niveau justifie l’intervention de mesures d’urgence contraignantes pour les secteurs émetteurs de polluants dans l’air. Il s’agit du seuil d’alerte : c’est le niveau au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé de l’ensemble de la population ou de dégradation de l’environnement. 
     

Quelles mesures peuvent prendre les préfets pour réduire les émissions de polluants en période d’épisode de pollution ? 

Les recommandations ou restrictions pour réduire les émissions de polluants et l’exposition des personnes sensibles dépendent du degré et de la durée du pic.

En cas d’épisode de pollution, le préfet dispose d’un panel de mesures qu’il peut appliquer. Il peut s’agir :

  • dans les transports : intensifier les contrôles de pollution des véhicules, réduire la vitesse de circulation, mettre en place la circulation alternée ;
     
  • dans l’industrie : recommander ou imposer le report de certaines opérations industrielles ;
     
  • dans l’agriculture : recommander le report l’épandage de fertilisants ;
     
  • dans le secteur résidentiel tertiaire : recommander ou imposer l’interdiction de l’utilisation de certains appareils de chauffage.

Depuis le 1er juillet 2014, un arrêté interministériel (faire un lien pour télécharger l’arrêté) clarifie et harmonise au niveau national les procédures à suivre en cas de pic de pollution. Il liste les actions recommandées ou obligatoires à mettre en place, dans chaque secteur d’activité (transport, industrie, agriculture, résidentiel-tertiaire). Prises par les préfets, ces mesures sont choisies en fonction des polluants concernés et du contexte local.

Les collectivités locales peuvent aussi participer aux actions pour réduire les émissions en proposant par exemple la gratuité du stationnement résidentiel ou en favorisant l’utilisation des transports en commun. Les entreprises peuvent aussi s’organiser pour limiter les déplacements de leurs salariés.

 

Comment suis-je informé des mesures d’urgence qui me concernent ?

Les recommandations et/ou restrictions pour réduire les émissions de polluants sont consultables sur les sites internet des préfectures, et font le cas échéant l’objet d’une communication adaptée.

Que font les pouvoirs publics lors des épisodes de pollution ? 

Le rôle de l’Etat est de surveiller et connaître la qualité de l’air et de mettre en place des actions pour réduire les émissions polluantes.

Depuis le 1er juillet 2014, un arrêté interministériel clarifie et harmonise au niveau national les procédures à suivre en cas de pic de pollution. Il liste les actions recommandées ou obligatoires à mettre en place, dans chaque secteur d’activité (transport, industrie, agriculture, résidentiel-tertiaire..). Prises par les préfets, ces mesures sont choisies en fonction des polluants concernés et du contexte local.

Que fait le ministère pour diminuer la pollution sur le long terme ? 

Le ministère met en place des plans d’actions nationaux et locaux pour agir dans tous les secteurs.

Le projet de loi pour la transition énergétique et la croissance verte et la feuille de route issue de la conférence environnementale de 2014 comporte aussi de nombreuses nouvelles mesures en faveur de la qualité de l’air.

 

 

      
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