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De la COP21 à la COP22, ouverture de la « COP de l’action »

7 novembre 2016 (mis à jour le 9 novembre 2016) - COP 21
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La COP22 s’est ouverte lundi 7 novembre. Alors que l’Accord de Paris a été ratifié par 100 pays, comme l’a annoncé Ségolène Royal, présidente de la COP21, les 196 Etats attendus au Maroc du 7 au 18 novembre ont fort à faire pour accélérer la mise en œuvre de l’accord de Paris et ainsi répondre à l’urgence du réchauffement climatique.


Passage de relais entre la France et le Maroc

La session d’ouverture de lundi matin a été l’occasion d’un passage de relais entre la France et le Maroc, entre Ségolène Royal, présidente de la COP21 et Salaheddine Mezouar, celui de la COP22. En plénière d’’ouverture la présidente de la COP21 a remercié la présidence marocaine de son organisation de la COP22 en soulignant sa fierté et son émotion de contribuer à ce moment historique pour l’’humanité, alors que 100 pays avaient à cette date ratifié l’’Accord de Paris. Elle a insisté sur les notions de croissance verte et de justice climatique et souligné combien la COP22 était une COP africaine, alors que l’’Afrique cumulait nombre de handicaps liés au climat.

Une fois élu président de la COP22, le ministre marocain des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar a remercié la présidence et l’’équipe françaises de leur engagement avant d’’appeler la COP à capitaliser sur la dynamique de cette entrée en vigueur obtenue en un temps record. Il a insisté sur l’enjeu civilisationnel et sur la nécessité de faire preuve de cohérence et de transparence.

Les conférences de Paris et de Marrakech sont fondatrices d’’un avenir selon lui. La COP22 inaugure un nouveau cycle global et inclusif orienté vers l’’action. La présidence marocaine s’’engage en ce sens dans le cadre d’’un dialogue ouvert et transparent avec toutes les parties, a-t-il conclu.

Première réunion de l’Accord de Paris

La secrétaire de la CCNUCC Patricia Espinosa a souligné le caractère éminemment symbolique de cette conférence en raison de la première réunion de l’’accord de Paris (CMA1). Elle a rappelé que les Etats s’’étaient engagés dans l’’effort de changer le cap de deux siècles de développement carboné. Marrakech est l’’opportunité d’’avancer, y compris sur les points clés : les finances (faire plus et être plus prévisible), les NDC (à intégrer dans les politiques nationales), le soutien à l’’adaptation (à augmenter), les pertes et dommages (où des avancées devaient être faites). Les opportunités sont nombreuses, les défis également, autant pour les Etats que pour les acteurs non étatiques du Nord et du Sud. L’’inaction et le statu quo ne sont plus des options alors que le travail est loin d’’être achevé, a-t-elle conclu.

Le président du GIEC Hoesung Lee a également clairement orienté les engagements de son institution vers l’’action et a lancé un appel à experts tant pour le rapport 1,5° que pour la mise à jour de l’’inventaire des émissions de gaz à effet de serre. Il a confirmé que le sixième rapport d’’évaluation serait terminé en 2022 , à temps pour contribuer au bilan mondial de 2023. Il espérait que les contributions du SBSTA guide le GIEC dans ses travaux.

Poursuivant la cérémonie d’’ouverture avec l’’adoption de l’ordre du jour, le président de la COP22 a suspendu la session le temps de consultations informelles avec la Turquie qui, après lecture du rapport de la présidence française, et des interventions de l’’EIG, de l’’UE et du G77 en faveur d’’un retrait du « point turc » du projet d’’ordre du jour, insistait sur son inclusion, jugeant contre toute évidence que rien ne s’’opposait au traitement par la COP des circonstances particulières qu’’elle revendiquait. Le premier huddle de cette COP22 où l’’on trouvait l’’EIG, les ALBA, les LMDC et le G77 concluait sur un transfert de la demande turque sous le point AOB, en échange d’’un engagement de la présidence marocaine à ouvrir des consultations informelles à haut niveau. L’’agenda a donc pu être adopté par la COP.

Plusieurs groupes ont exprimé leur besoin de bénéficier de plus de temps pour travailler au sein des organes subsidiaires de l’Accord de Paris. Le consensus s’’est fait sur la possibilité de continuer les travaux en parallèle du segment de haut niveau, mais dans un cadre informel.
 

Crédits photo Une : MEEM/MLHD

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