Accès aux contenus de la page (appuyer sur "Entrée")

PRESSE

  • Agrandir la taille du texte
  • Réduire la taille du texte

Discours Barbara Pompili : Examen en deuxième lecture du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages - 10 mai 2016

10 mai 2016 - Eau et biodiversité
Imprimer


Monsieur le Président,
Monsieur le Président de la commission du développement durable,
Monsieur le rapporteur,
Mesdames et messieurs les Sénateurs,
 

Le projet de loi que vous vous apprêtez à examiner en deuxième lecture s'inscrit dans une histoire législative.

Et je ne peux pas ne pas penser, depuis cette tribune, à celles et ceux qui, il y a 40 ans ici même, adoptèrent la première grande loi de protection de la nature.

Cette loi de 1976, dont chacun reconnaît aujourd'hui les bienfaits fut adoptée par de larges majorités dans les deux chambres.

On aurait tort de croire pour autant que les débats qui se déroulèrent alors furent toujours emprunts d'un esprit d'unanimisme béat.

Le chef de file du principal groupe de l’opposition parlementaire de l’époque avait apporté, je cite, « un soutien critique et, d'une certaine manière, désabusé » à un projet qu’il jugeait « trop timide pour être significatif ».

À l’inverse, un parlementaire de la majorité d’alors s’était écrié « Je suis affolé par la masse de règlements et d'interdictions que nous introduisons dans notre droit dans le souci de protéger la nature. »

Il disait redouter que, je cite encore « Dans quelques siècles, les historiens (puissent) dire : “Ces hommes édictèrent librement une réglementation qui fit de leur génération la dernière qui put agir en toute liberté” ».

A l’occasion des 10 ans du vote de la loi, en 1986, le journal Le Monde écrivait :
« Ceux qui la redoutaient le plus, industriels et aménageurs, la jugent aujourd'hui “excellente”.
Ceux qui sont chargés de l'appliquer se disent “désarmés”.
Quant aux protecteurs de la nature, qui plaçaient dans cette loi les plus grands espoirs, ils se partagent entre “déçus” et “impatients”. »
 

Télécharger le discours dans son intégralité (PDF - 128 Ko) 

Imprimer