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PRESSE

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Discours de Barbara Pompili : Discussion Générale de la proposition de loi visant à la mise en œuvre effective du droit humain à l’eau potable et à l’assainissement

15 juin 2016 - Eau et biodiversité
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Barbara Pompili a prononcé un discours, mardi 14 juin 2016 portant sur la discussion générale de la proposition de loi visant à la mise en œuvre effective du droit humain à l’eau potable et à l’assainissement


Monsieur le Président, Monsieur le président de la commission, Monsieur le rapporteur, Mesdames et messieurs les députés,

Permettez à la secrétaire d’Etat à la biodiversité que je suis de commencer cette intervention en citant Danielle Mitterrand, qui a consacré tant d’énergie à dénoncer la formidable contradiction qu’il y a entre le « statut naturel de l’eau » et son statut économique et social.
« L’eau, déclarait-elle au Forum Mondial du Développement Durable de Marcoussis le 24 juin 2010, est le dénominateur commun de toutes les formes de vie sur terre et, probablement, dans l’univers.

La vie est fille de l’eau…la vie des bactéries, des plantes des animaux et des hommes. Dès l’origine, elle a été et reste le lieu de rencontre unique des éléments constitutifs de la vie, les acides aminés, les ADN, les minéraux. Sans eau, l’improbable rencontre de ces divers éléments n’aurait jamais eu lieu. L’eau est à la fois le préalable et le composant essentiel de la vie. Et pourtant la vie ne consomme pas l’eau. Bien qu’elle participe à une multitude de combinaisons chimiques, l’eau n’est pas détruite, ou si peu. Eternellement, elle se recycle, toujours prête à entrer dans une nouvelle noria : macro noria de la mer, de l’évaporation et des nuages ; micro noria des échanges cellulaires et noria interhumaine, celle de l’eau « usée » que la nature régénère pour une nouvelle consommation. L’eau est partout où se trouve la vie, la vie est partout où se trouve l’eau.

Comment ne pas considérer avec infiniment de respect ce « cristal liquide » qui a la propriété, sous ses multiples apparences, de transporter l’énergie du ciel dans ses puissants cumulus, de charrier des sédiments dans ses fleuves, …de transporter les aliments jusqu’à la plus petite cellule végétale ou animale. Dès lors on comprend (enfin je l’espère !) que l’eau ne peut pas avoir un statut économique ordinaire. »

L’eau comme source de vie, l’eau comme bien collectif, l’eau comme droit individuel, l’eau comme objet économique singulier, nécessitant des dispositions singulières.
Tout est dit dans ces quelques phrases, lumineuses, qui ont, à l’évidence, inspiré une partie de vos travaux.

Je tiens tout d'abord, au nom du gouvernement, à saluer la démarche de co-construction de la proposition de loi examinée cet après-midi.
 

Télécharger le discours dans son intégralité (PDF - 78 Ko)
 

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