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PRESSE

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Discours de Barbara Pompili : Inauguration de la Biomimexpo 2016

4 juillet 2016 - Eau et biodiversité
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Discours Barbara POMPILI
Déplacement officiel à Senlis
Inauguration de la Biomimexpo 2016

Vendredi 1er juillet 2016

"Monsieur le préfet,
Madame la maire,
Monsieur le directeur de NewCorp,
Mesdames et messieurs les membres du Conseil d’Administration du Centre Européen d’Excellence en Biomimétisme de Senlis,
Mesdames et messieurs,

Je vous prie tout d’abord de bien vouloir m’excuser de ne pouvoir être avec vous aujourd’hui que pour cette séquence d’ouverture de votre rassemblement annuel des acteurs et des parties prenantes du Biomimétisme. Les contraintes de mon agenda m’imposent de repartir dès après cette ouverture, et croyez bien que je le regrette profondément.

J’ai pour autant tenu à être parmi vous aujourd’hui. Parce que ce rendez-vous revêt à mes yeux une importance particulière : il illustre en effet une raison peu connue de préserver et reconquérir la biodiversité.

Lorsqu’on me demande de donner une définition de la biodiversité, je réponds souvent « C’est le tissu du vivant », et je précise que ce tissu est composé d’innombrables fibres végétales, animales, géologiques ou génétiques qui contribuent, chacune, à la solidité du tout. Que certaines de ces fibres se distendent ou disparaissent, et c’est la vie elle-même qui s’en trouve modifiée, voire menacée.

Or, du fait des activités humaines, sous l’effet de modifications d’habitats, de surconsommation de ressources, des pollutions, d’espèces exotiques invasives, du réchauffement climatique,  le taux de disparition des espèces naturelles atteint des seuils qui rendent impossible leur régénération : des fibres se délitent, rompent, disparaissent.

Et la qualité de la vie, la vie elle-même s’en trouvent menacées.

Le rythme actuel de disparition des espèces animales et végétales est 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel d’extinction ! Répondre à ce défi, c’est notre objectif, parce que c’est, au sens premier du terme, une question vitale. Cette conscience n’est malheureusement pas encore inscrite dans les esprits comme l’est celle des dangers du réchauffement climatique.

Cela tient à mon sens à deux facteurs qui se cumulent : le premier est qu’il est difficile de convaincre de la nocivité du niveau de nos prélèvements sur la nature, qu’il s’agisse de destruction d’espaces ou d’espèces, dès lors que cette nature a des capacités de régénération.

Parler de la consommation d’une ressource finie, c’est simple et c’est facilement explicable : lorsque la ressource est épuisée, elle est épuisée. D’une certaine manière, la baisse du stock est perceptible et on peut en suivre l’évolution sans trop de difficultés.
Mais parler d’une ressource qui se régénère d’elle-même est plus difficile : La nature possède des capacités importantes pour se restaurer, grâce à sa diversité, à condition tout de même qu’on ne l’ait pas trop gravement endommagée.

Or, sur beaucoup de points, nous avons dépassé un seuil : le seuil au-delà duquel la régénération n’est pas suffisante pour compenser les destructions que nous causons à la nature. Et cela, c’est difficile à faire admettre. (...) "

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