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PRESSE

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Discours de Barbara Pompili : Ouverture de la réunion du comité de suivi de la Stratégie nationale de la Biodiversité

8 septembre 2016 - Eau et biodiversité
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Barbara Pompili a prononcé un discours lors de l’ouverture de la réunion du comité de suivi de la Stratégie nationale de la Biodiversité (SNB)


Je suis particulièrement heureuse de vous accueillir et d’ouvrir vos travaux. D’abord, naturellement, parce que je prends toujours plaisir à rencontrer des acteurs très engagés sur les questions de biodiversité dont j’ai la charge.

Mais j’entends bien que cette rencontre ne soit pas un simple rendez-vous de courtoisie (même s’il est toujours bien d’être courtois), mais qu’il offre, à l’occasion de cette prise de parole et de l’échange que nous allons avoir dans quelques minutes, l’opportunité de remettre en perspective la politique de biodiversité dans son ensemble, et la stratégie nationale de la biodiversité en particulier.

Je serai donc courte dans mon introduction, pour laisser le temps aux échanges.

Je connais certains d’entre vous, et pour d’autres, c’est un premier contact.

Vous ne m’en voudrez donc pas de vous dire quelques mots sur la manière dont je conçois mon rôle au sein de ce ministère, et aussi sur les objectifs et la méthode avec lesquels j’agis depuis février dernier.

En février, le Président de la République et le Premier Ministre, après concertation avec Ségolène Royal, ont pris une décision qui recèle en fait deux décisions : ils ont décidé de créer le premier secrétariat d’Etat à la biodiversité de l’histoire de la République ; ils ont décidé de le confier à une écologiste.

Je suppose que vous vous êtes réjouis du premier terme de cette décision. J’espère qu’à la fin de mon mandat vous saurez aussi apprécier le second.

Créer un secrétariat d’Etat à la Biodiversité, c’est un signe fort : c’était d’abord celui de la volonté de mener à bien et dans des délais rapides le vote de la loi sur la reconquête de la Biodiversité, de la nature et des paysages.

Entre le mois de mars et le mois de février, j’ai donc porté au Parlement, au fil de deux lectures successives dans chacune des deux chambres, le projet de loi, qui a été adopté fin juillet et promulgué cet été.

Cette loi sur la Biodiversité est sans doute la plus importante sur le sujet de la protection de la Nature depuis le vote de la loi éponyme en 1976.

Elle contient des mesures concrètes qui marqueront notre politique de protection  de l’environnement sur le préjudice écologique qui grave dans la loi la jurisprudence de l’Erika, sur la sortie des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles, sur la mise en œuvre du protocole de Nagoya que la France a donc ratifié la semaine dernière… Et elle redéfinit profondément la gouvernance de la biodiversité, en précisant les modalités d’élaboration et de suivi de la stratégie nationale,  j’y reviendrai.

Par parallélisme, et conformément aux missions confiées aux Régions en matière de préservation de la biodiversité, les Régions sont invitées par la loi à élaborer des stratégies régionales.  Et, bien entendu, c’est la conséquence la plus visible et j’allais dire la plus immédiate de la promulgation de la loi, elle permet de créer, comme le Président de la République s’y était engagé, l’Agence Française pour la Biodiversité dès le 1er janvier prochain.

Cette agence jouera désormais un rôle central dans nos politiques de biodiversité.

C’est une nécessité organisationnelle autant qu’un impératif d’efficacité : elle devra être plus que la simple fusion des organismes qui la composent et dont l’utilité et le professionnalisme sont déjà remarquables. De sa création doivent naître de nouvelles synergies pour faire face à de nouveaux besoins et de nouveaux défis.

Le principal de ces défis, c’est de mettre en œuvre des partenariats inédits, d’amener des acteurs jusqu’ici isolés à se rapprocher, notamment sur les territoires, pour que les déclinaisons régionales de l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB), puissent donner l’impulsion indispensable à la prise en compte de la biodiversité dans toutes nos politiques publiques.

Mener à bien la mise en œuvre opérationnelle de l’AFB  nous avons d’ailleurs réuni son Conseil d’administration provisoire hier contribuer à publier les 35 décrets d’application de la loi, inciter les acteurs régionaux à se saisir de l’opportunité de créer à leur tour une agence régionale, et dans le même temps animer les réseaux d’acteurs, et sensibiliser la société et l’opinion publique à la biodiversité : voilà les principaux objectifs de mon secrétariat d’Etat.

C’est dans ce cadre que je suis devant vous aujourd’hui. [...]

Télécharger le discours dans son intégralité (PDF - 160 Ko)
 

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