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PRESSE

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Discours de Barbara Pompili dans la Table-ronde ministérielle sur la santé et l’environnement

30 mai 2016 - Eau et biodiversité
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Assemblée des Nations unies pour l’Environnement (ANUE) 23-27 mai 2016

Vendredi 27 mai 2016, 10h-13h :

Table-ronde ministérielle sur la santé et l’environnement


Les impacts des questions environnementales sur la santé sont désormais avérés, de même que les co-bénéfices pour la santé d'une politique environnementale ambitieuse qui simultanément prévient les risques à la source  et renforce la résilience des territoires et des populations.
Ce rapport du PNUE et de l’OMS nous conforte sur le besoin d'intégrer nos actions et nos politiques et tout particulièrement de santé et d'environnement.

Il montre bien en effet que santé et environnement sont fortement liés.

Nous saluons les quatre axes stratégiques, proposés dans le rapport pour organiser l'action : décarboner, détoxifier, découpler et promouvoir des modes de vie plus sains, renforcer la résilience des écosystèmes, tous devant être menés de front, et à tous les niveaux.

Nos façons de produire, industrielles et agricoles, notre modèle énergétique et nos modes de vie doivent évoluer simultanément.

La France est depuis longtemps engagée dans le domaine dans la santé environnementale, puisque nous en sommes à notre troisième plan national santé/environnement en cours sur la période 2015/2018.

L'action sur l'environnement à travers l'amélioration de la qualité de l'air, de l'eau, des sols, et la réduction des nuisances sonores, y est déclinée au niveau local pour mieux intégrer la dynamique santé/environnement dans les enjeux d'aménagement du territoire et de planification urbaine.

Je voudrais ici mettre en valeur, de façon non exhaustive, quelques axes forts du troisième plan français sur la santé et l’environnement :
Nous savons que la pollution de l'air est un enjeu sanitaire majeur et qu'elle est la cause de 7 millions de morts par an dans le monde.

Pour réduire la pollution atmosphérique, la loi de transition énergétique pour la croissance verte, adoptée en 2015, prévoit des mesures concrètes pour développer les transports propres et développer l'économie circulaire, qui réduit les émissions polluantes.

Pour améliorer la qualité de l'air intérieur, nous développons des outils de gestion pour les lieux accueillant des enfants, et des actions de sensibilisation tous publics pour renforcer la culture et la conscience des risques.

Nous voulons aussi  réduire l'usage des pesticides et éliminer les plus toxiques d'entre eux.

Nous avons en France interdit leur épandage aérien et encadré leur épandage terrestre.

Nous avons aussi lancé un programme "terre saine commune sans pesticides", pour les collectivités locales afin de les éliminer dans les espaces verts et jardins publics, dans le même esprit nous avons interdit leur vente en libre-service pour les jardiniers amateurs.

Nous n’oublions pas le problème de plus en plus préoccupant du développement de l’antibiorésistance dans l’environnement, en raison de l’utilisation d’antibiotiques dans le milieu agricole notamment.

Télécharger le discours (PDF - 77 Ko)

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