Accès aux contenus de la page (appuyer sur "Entrée")

PRESSE

  • Agrandir la taille du texte
  • Réduire la taille du texte

Discours de Barbara Pompili lors des Assises Nationales de la biodiversité à Clermont-Ferrand

16 septembre 2016 - Eau et biodiversité
Imprimer

Barbara Pompili a prononcé un discours lors des Assises Nationales de la biodiversité (ANB) à Clermont-Ferrand le vendredi 16 septembre 2016


Lorsqu’on doit s’adresser, comme je le fais aujourd’hui, à une assemblée, on se pose toujours la question : à qui parle-t-on ?

Et c’est d’autant plus le cas lorsqu’on a en charge un secrétariat d’Etat à la biodiversité, parce que les publics concernés par cette question sont extrêmement divers : à la fois services du ministère de l’environnement, agents des opérateurs publics de la protection de la nature, élus locaux et nationaux, agents des collectivités territoriales, responsables d’entreprises, représentants d’ONG, éducateurs, chercheurs, mais aussi citoyens impliqués et mobilisés pour la protection de l’environnement.

En général, chacune des prises de parole, chacune des rencontres permet de s’adresser à quelques-uns de ces publics, et il est rare d’avoir l’opportunité de parler à tous, en même temps.

C’est donc pour moi une grande satisfaction d’être parmi vous aujourd’hui à l’occasion de ces assises nationales de la biodiversité, précisément parce que vous représentez en quelque sorte l’ensemble des familles de la Biodiversité.

C’est d’autant plus important à mes yeux que la politique de l’environnement, en France, est le fruit de partenariats, entre la puissance publique, les collectivités territoriales, les instances et organismes en charge de la gestion des espaces et de la mise en œuvre des politiques publiques, mais aussi avec les usagers de la nature, agriculteurs, randonneurs, chasseurs, pêcheurs, ainsi que les associations de citoyens passionnés, défenseurs de la cause environnementale, acteurs de la science participative, dont vous êtes les représentants.

Je dis bien partenariats : chacun est dans son rôle, chacun défend ses intérêts, c’est légitime.

Mais l’intérêt général se construit dans des compromis. C’est en tout cas ma conception de l’action politique.

Et ces compromis n’ont de sens que s’ils permettent de répondre à un objectif partagé.
Faciliter, rechercher, inscrire dans la loi ou les réglementations les compromis, c’est le rôle du gouvernement, que je représente ici.

Contribuer à faire partager l’objectif de la préservation et de la reconquête de la Biodiversité, c’est le rôle du secrétariat d’Etat dont j’ai la charge.

En février dernier, le Président de la République et le premier ministre, avec l’assentiment de Ségolène Royal, ont décidé de créer ce secrétariat d’Etat, le premier de l’histoire, et en ont confié la responsabilité à une écologiste.

Une écologiste qui considère que les deux questions essentielles, les deux enjeux principaux auxquels nous sommes confrontés sont la lutte pour le climat et la réponse aux menaces qui pèsent sur la biodiversité, qu’il s’agisse de la préservation d’espaces naturels indispensables à la vie, ou du maintien d’espèces animales ou végétales dont la vitesse d’’extinction atteint des niveaux inégalés du fait, pour l’essentiel, de l’activité humaine.

Et parce que je suis écologiste, j'ai la conviction que répondre à ces enjeux n’est pas qu’une nécessité, mais véritablement une opportunité de vivre mieux, de développer de nouvelles activités, de nouveaux projets et de créer des emplois.  

Sur ces deux questions, par ailleurs intimement liées, du climat et de la biodiversité, nous avons accompli un chemin déterminant dans la prise de conscience collective, et des avancées ont été obtenues, qu’il s’agit désormais de concrétiser ensemble.

2015 a été l’année de grandes avancées concernant la question du climat : je pense bien entendu à l’accord enregistré lors de la Conférence de Paris, en décembre dernier, mais également à la loi de transition énergétique et pour la croissance verte, que Ségolène Royal a portée.

Eh bien je crois que de la même manière que 2015 fut l’année des grandes décisions sur le climat, 2016 sera considérée, dans l’avenir, comme une année d’avancées majeures sur la biodiversité. [...]

 Télécharger le discours dans son intégralité (PDF - 425 Ko)

Imprimer