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PRESSE

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Discours de Barbara Pompili : visite d’une exploitation agricole à Héricourt – Pas-de-Calais

23 mai 2016 - Eau et biodiversité
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Mesdames, Messieurs,

La nuit suivant la création du secrétariat d’Etat à la biodiversité, que le président de la République et le premier ministre m’ont fait l’honneur de me confier, à Amiens, ma permanence parlementaire a fait l’objet d’une opération menée par des agriculteurs en colère.

Ce n’est bien entendu jamais agréable, même si ce n’était pas le premier local de ce type à faire l’objet d’un tel traitement.

Ma première réaction a été l’incompréhension : depuis 2012, jamais je ne me suis dérobée à une rencontre avec les syndicats agricoles qui me sollicitaient, comme ils le font, et c’est bien normal, avec tous les élus nationaux. 

Et puis, j’ai fait l’effort d’écouter. Ecouter ce que disaient ceux qui revendiquaient cette opération. 

Ecouter ceux qui, sans la défendre, parfois même en la condamnant, exprimaient une même inquiétude : ils craignaient que la création d’un secrétariat d’Etat à la biodiversité soit la marque d’une sorte de défiance des pouvoirs publics envers le monde agricole, et le signe annonciateur de normes environnementales aveugles, qui seraient venues, c’était l’inquiétude exprimée, rendre encore plus compliqué l’exercice d’une profession déjà fortement frappée par la crise.
 

Ces inquiétudes, je les ai entendues, et je suis déterminée à y répondre. Car la création du secrétariat d’Etat à la biodiversité marque, certes la volonté du gouvernement d’agir avec détermination, j’y reviendrai   sur les facteurs de perte de biodiversité, et pour reconquérir une partie de la biodiversité disparue lorsque c’est possible, mais mon rôle est également un rôle d’explication, de pédagogie et de sensibilisation aux enjeux de la biodiversité.
 

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