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PRESSE

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Discours de Mme Ségolène Royal à l’occasion du Forum économique international des Amériques

8 juin 2015 - Énergie, Air et Climat
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Ségolène Royal a prononcé un discours le 7 juin 2015 à l’occasion du Forum économique international des Amériques.


Pour commencer, je voudrais vous dire que nous savons désormais 3 choses essentielles :

- nous savons qu’aucun pays, qu’aucune région n’est à l’abri des effets du dérèglement climatique causé par les activités humaines, comme l’ont établi les scientifiques et notamment les experts du GIEC ;

- nous savons que l’inaction coûte et coûtera de plus en plus cher ;

- nous savons que l’action, elle, rapporte et que la nouvelle économie climatique est un gisement de prospérité.

I - Aucun pays, aucune région
n’est à l’abri des effets du dérèglement climatique


Les effets du dérèglement climatique sont déjà perceptibles
dans toutes les régions du monde et sous toutes les latitudes.

Comment ne pas entendre le cri d’alarme des États insulaires
directement menacés par la montée des mers
qui fait aussi peser un risque majeur
sur le tiers de la surface du Bangladesh ?

Mais comment ne pas voir que ce sont également, dans les deux hémisphères,
nos littoraux, nos deltas et nos villes côtières
qui sont également menacés ?

20 agglomérations urbaines de plus de 10 millions d’habitants sont directement menacées par la montée des eaux.

Et la sécheresse frappe aussi bien l’Afrique que la Californie.

Les guerres de l’eau,
les conflits exacerbés pour l’accès aux ressources naturelles,
les exodes ruraux accroissant les poches de misère
dans les villes et les métropoles du monde
sont déjà à l’origine de nombre de tensions sociales et politiques ;
ils risquent de devenir demain
des sources majeures de déstabilisation internationale.

La question climatique est aussi une question de sécurité.

II - Nous savons que l’inaction coûte déjà cher
et coûtera de plus en plus cher


Les travaux du GIEC, de l’OCDE, de l’Agence internationale de l’énergie,
du Programme des Nations Unies pour l’environnement,
le rapport Stern-Calderon et d’innombrables études
nous alertent depuis des années et aboutissent à des conclusions convergentes.

Nous voyons l’accélération des phénomènes météorologiques extrêmes, sécheresses ici, inondations ailleurs,
Cyclones et tornades frappant au sud et au nord, à l’est et à l’ouest,
tous également ruineux.

Le terrible typhon qui tua aux Philippines
(d’où le Président de la République française a lancé l’Appel de Manille)
plus de 7.000 personnes.

La Commission européenne, dans le cadre d’une vaste étude réalisée avec le Joint Research Center, estime qu’un réchauffement climatique de 3,5° coûterait 190 milliards d’euros par an aux pays d’Europe et près de 2 % de leur PIB.

Un rapport du Conseil d’analyse de la Maison Blanche paru en juillet dernier montre qu’un réchauffement climatique de 3° C coûterait aux États-Unis jusqu’à 150 milliards de dollars par an.

Télécharger le discours dans son intégralité (PDF - 107 Ko)
 

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