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Émissions de gaz à effet de serre (Europe, France)

7 août 2013 - Énergie, Air et Climat
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Sommaire :


Émissions de la France

7 août 2013 (mis à jour le 24 novembre 2015)


La France : un pays sobre en carbone

La France représente seulement 1,2 % des émissions mondiales alors qu’elle contribue à hauteur de 4,2 % au PIB mondial. Elle a diminué ses émissions depuis 1990 de plus de 10 %, bien au-delà de son objectif dans le cadre du protocole de Kyoto, qui était de ne pas les augmenter. Cela représente une baisse par habitant de 21 %.

Évolutions des émissions depuis 1990 en France (périmètre Convention)


En comprenant la métropole et tous les territoires d’Outre-Mer1, les émissions de GES se sont élevées à 497,8 Mt éq. CO2 en 2013. Elles ont diminué de -10,2 % entre 1990 et 2013.
Après une période d’importante diminution entre 2005 et 2009 liée notamment à la mise en place du marché ETS, à des politiques d’efficacité énergétique mais également à la crise économique de 2008, les émissions de GES ont été stables entre 2011 et 2013.
L’évolution à la baisse des émissions de GES depuis 1990 s’explique essentiellement par l’amélioration des procédés industriels et par des politiques d’atténuation dans tous les secteurs d’activités. Ces politiques ont permis de dépasser la hausse tendancielle liée à l’augmentation de la population et la hausse des activités économiques dans les années 2000.
Les émissions totales hors UTCF par habitant ont diminué de 21 % entre 1990 et 2013.
Rapportée à la production intérieure brute (PIB), la diminution des émissions a été de 55 %.

Prévisions
Les estimations à venir rapporteront prochainement les chiffres de l’année 2014 soumission de 2016).
Il est déjà possible d’établir des prévisions. Ainsi, une forte réduction est observée sur les premières estimations pour l’année 2014 : les émissions de GES sont estimées à 461,1 Mt éq.CO2, soit une diminution (à confirmer) de 7,4 % par rapport à 2013. Ce résultat s’explique pour environ 50 % par des conditions climatiques extrêmement douces en 2014, le reste des gains semble s’inscrire dans la dynamique de réduction amorcée depuis 2005.

Répartition des émissions de la France par sources

Comme dans l’ensemble de l’UE, l’utilisation d’énergie est la principale source d’émission de GES en France (74 %). En revanche, en France, le secteur le plus émetteur est celui des transports (27,6 %), tandis que celui de l’énergie est relativement peu émetteur (11,5 %), en raison de l’importance de la production électrique nucléaire. Les émissions françaises sont restées stables entre 2012 et 2013.
 

L’Inventaires des gaz à effet de serre

Depuis 2007, la France remet aux Nations-Unies annuellement les résultats d’inventaire selon le périmètre géographique (dit « Kyoto ») qui comprend la métropole et les départements d’outre-mer1. Télécharger la dernière version de l’inventaire : http://www.citepa.org/fr/activites/...
Les émissions de référence des engagements français au titre du protocole de Kyoto ont ainsi été fixées à 564 Mt éq. CO2.

En 2012, les émissions de la France au périmètre du protocole de Kyoto s’élevaient à 490 Mt éq. CO2, soit une diminution de 12% par rapport au niveau de référence.
La France a respecté ses engagements pris dans le cadre du Protocole de Kyoto, consistant à stabiliser les émissions de GES au niveau de 1990 sur la période 2008-2012. En effet, le gain moyen d’émissions de GES par rapport à l’objectif Kyoto est de 51 Mt éq. CO2 sur cette première période d’engagement2.
En tonnes par habitant, la baisse est de 26 % entre 1990 et 2012 (9,6 t éq. CO2 en 1990 et 7,5 t éq. CO2/hab en 2012), la population ayant augmenté de 12 % depuis 1990. Cette évolution à la baisse s’explique par l’ensemble des mesures d’atténuation, notamment l’amélioration des procédés industriels, l’isolation renforcée des bâtiments, le recours aux énergies renouvelables, etc. Ces politiques permettent de compenser et dépasser la hausse tendancielle liée à l’augmentation de la population.
 

Pour la période 2013-2020, la France s’est engagé conjointement avec les autres Etats Membres de l’Union Européenne à diminuer ses émissions de GES de 20% par rapport aux émissions de 1990. Cet objectif conjoint a été réparti entre les Etats membres dans le cadre de la décision « partage de l’effort. Ainsi la France, s’est vu attribué un objectif de réduction de -14 % par rapport à 2005 pour les émissions des secteurs non soumis au système européen d’échange de quotas (transport, agriculture, déchet, résidentiel diffus, etc…).

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte fixe à 40 % les objectifs de réduction du niveau d’émissions de GES en 2030 et de 75 % en 2050, par rapport au niveau de 1990.
Pour répondre à cet objectif, le gouvernement prévoit des mesures supplémentaires dans tous les secteurs émetteurs.
 

 

1 : Dans le cadre de la Convention Cadre des nations unies sur les Changements climatiques, le périmètre (dit « convention ») des émissions de la France inclut les émissions des départements d’outre-mer, des collectivités d’Outre-mer et de la Nouvelle-Calédonie.
 

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Liens utiles

  • www.citepa.org
    (Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique) Données officielles des inventaires d’émissions en France.