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Le développement durable passe aussi par les compétences



14 juin 2011 - Développement durable
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Sommaire :


      

Emplois, métiers, compétences ... et économie verte

5 janvier 2011 (mis à jour le 12 septembre 2014)


La mobilisation en faveur des métiers de l’économie verte vise à adapter aux réalités et perspectives de l’économie verte le marché de l’emploi et les services de la formation et de l’orientation :

  • Parce que la main d’œuvre formée doit être disponible en nombre et en qualification adéquats pour répondre aux commandes publiques (transport collectif ferroviaire ou urbain, déchets, énergie…) et privées (bâtiment, agriculture biologique, bois de construction ou de chauffage…) correspondant aux objectifs fixés par le Grenelle Environnement. D’ores et déjà, on constate des tensions dans certains secteurs (énergies renouvelables, bâtiment durable). Sans oublier de former massivement les formateurs eux-mêmes (or, il y a 45 000 organismes de formation en France en plus de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur).
  • Parce que innover, concevoir et produire en économie verte nécessite des connaissances et compétences nouvelles  : aujourd’hui produire des spécialistes de l’intégration des problématiques du développement durable, demain modifier tous les gestes professionnels y compris d’exécution.
  • Parce que de nouveaux métiers vont émerger ou parce que des métiers rares vont prendre une place accrue ; on peut citer les métiers liés aux services écologiques, non plus seulement dans les associations ou les collectivités mais aussi dans les entreprises.
  • Parce que ces mutations ne vont pas se produire sans effets négatifs : des secteurs (automobile classique, raffinage, chimie…) ou des installations (usines ou bâtiment fortement utilisateurs d’énergie et producteurs de gaz à effet de serre) risquent de voir leur place se réduire et leurs salariés se trouver face à une nécessité de reconversion.
  • Parce que réfléchir sur ces questions permettra de faire progresser la transition vers l’économie verte et la responsabilité sociétale des entreprises et d’améliorer la compétitivité de notre économie.
      
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Liens utiles

Rapport complet de l’enquête Eurobaromètre "Les PME, l’efficacité des ressources et les marchés verts" - Mars 2012

Sur l’emploi, pages 93 à 98 du document (en anglais)

Bruxelles, le 27 mars 2012 – Selon l’enquête Eurobaromètre sur les PME, l’efficacité des ressources et les marchés verts, publiée aujourd’hui, 37 % des PME de l’UE ont au moins un salarié vert à temps plein ou partiel. Les PME créent beaucoup plus d’emplois verts que les grandes entreprises : En 2012, un salarié sur huit dans les petites et moyennes entreprises occupe un emploi vert, ce qui représente presque 13 % de la totalité des emplois dans les PME (contre seulement un sur trente-trois dans les grandes entreprises, soit 3 % de la totalité des emplois dans les grandes entreprises). Selon des estimations, la création d’emplois verts dans les PME devrait également s’accélérer pour atteindre un taux de 35 % dans les deux années à venir.

 Développement durable : plutôt une opportunité qu’une menace sur l’emploi - BVA mars 2012

 64% des Français considèrent le développement durable comme une opportunité pour l’emploi et seulement 4% le perçoivent comme une menace (les 33% restant ne se positionnent ni dans un sens ni dans l’autre). Pour une large majorité d’entre eux, les nouvelles technologies seront porteuses d’emploi local et les activités de proximité une piste pour la relocalisation de l’emploi :

  •  Les nouvelles technologies seront porteuses d’emploi pour les secteurs des énergies renouvelables (85%), l’habitat (78%), l’internet (72%) et l’agriculture biologique (66%)
  •  Le recyclage (84%), la distribution de proximité (81%) et l’agriculture de proximité (81%) des pistes pour la relocalisation

 Les Français font principalement confiance aux organisations professionnelles (55% de confiance) et aux entreprises (54% de confiance) pour contribuer à la relocalisation de l’emploi des jeunes et ils se montrent particulièrement critiques vis à vis de l’Etat (25% de confiance) et ses institutions (Pôle Emploi, ANPE,...) (27% de confiance). Ils considèrent que l’utilisation de la main d’oeuvre de proximité (76%) et l’intégration des jeunes dans les nouvelles filières (75%) constituent des facteurs clés de succès.