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Enfance et climat : les préconisations de l’Unicef

22 juin 2016 - COP 21
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530 millions d’enfants vivent dans le monde dans des zones où la fréquence des inondations est extrêmement élevée. Les enfants sont, avec les femmes, les populations les plus exposées au changement climatique. L’Unicef a publié un rapport en 2015 pour alerter sur l’urgence d’agir.


Sécheresses et inondations : des situations à risque pour les enfants

Selon l’Unicef, les femmes et les enfants sont 14 fois plus exposés au risque de mourir d’une catastrophe naturelle que les hommes. Les enfants, par leur vulnérabilité, sont en première ligne.

La plus grande fréquence des sécheresses et des inondations liées au changement climatique contribue à propager les principales maladies des enfants : malnutrition, paludisme et maladies diarrhéiques. Les très jeunes enfants sont particulièrement exposés dans la mesure où l’altération du développement dans les premières années de vie peut avoir des conséquences irréversibles sur l’organisme. La sécheresse entraîne de mauvaises récoltes, une insécurité alimentaire, et une sous-nutrition responsable de 50% des décès des enfants de moins de 5 ans dans le monde. Les fortes chaleurs, quant à elles, accroissent les risques dans la mesure où les jeunes enfants sont incapables de réguler leur température corporelle. A l’inverse les inondations ne sont pas mieux pour ces populations. Elles compromettent l’approvisionnement en eau, endommagent les installations d’assainissement ce qui augmente les épidémies et les diarrhées.

Des effets indirects

Combiné à des pressions déjà existantes, le changement climatique exacerbe les fragilités politiques, économiques et sociales. Les enfants subissent des séparations familiales, des migrations forcées et des violences contre lesquelles ils ne peuvent se défendre.

L’appel de l’Unicef

L’Unicef, à l’occasion de la COP21, a fait entendre la voix des enfants à travers plusieurs propositions pour mieux les protéger, les intégrer prioritairement dans les plans nationaux, améliorer l’éducation mais aussi leur reconnaître un rôle actif dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Un besoin vital : l’eau

Chaque minute, une enfant meurt du fait de la mauvaise qualité de l’eau et d’un manque de structures sanitaires. Un des enjeux prioritaires dans l’adaptation au changement climatique est un meilleur accès à l’eau pour les populations vulnérables.

Quelques bonnes pratiques :

> Au Bangladesh, près de 20 000 enfants ont aujourd’hui accès à des sources d’eau résistantes aux phénomènes climatiques et aux catastrophes grâce à un système de recharge de l’aquifère qui capte l’eau pendant la mousson, la purifie et la stocke en sous-sol.

> À Madagascar, l’Unicef aide les autorités locales à rendre les salles de classe de 80 000 enfants résistantes aux cyclones et aux inondations et à leur apporter un accès à des sources d’eau résistantes aux catastrophes.

> Aux Kiribati, exposées à la sécheresse, de nouveaux sites de collecte des eaux pluviales et de stockage améliorent l’accès des communautés à l’eau potable.

Source : Unicef

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