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Engins d’aide à la mobilité et transports en commun

21 janvier 2016
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L’institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR) et la direction générale des infrastructures des transports et de la mer (DGITM) ont réalisé une étude sur « Les engins d’aide à la mobilité dans les transports en commun ». Celle-ci s’intéresse à la confrontation de la multiplication des engins d’aide à la mobilité d’un côté, et les conditions actuelles d’accessibilité des transports publics, de l’autre.

Le développement des engins d’aide à la mobilité, au-delà des fauteuils roulants manuels ou électriques, connait une accélération ces dernières années, avec les scooters et, plus récemment, les gyropodes qui séduisent le grand public. Comment les transports publics, notamment terrestres, lesquels doivent se rendre accessibles aux voyageurs PMR répondent-ils à cette nouvelle réalité ?

L’étude met en lumière de nombreuses difficultés que les transporteurs, mais également les politiques, auront à résoudre.

En effet, la réglementation, en même temps qu’elle impose une obligation d’accessibilité aux voyageurs PMR (décret n°2006-138 du 09 février 2006 relatif à l’accessibilité du matériel roulant affecté aux services de transport public terrestre de voyageurs), restreint à travers divers arrêtés cette accessibilité aux fauteuils roulants en réglementant les espaces d’accès à l’intérieur des véhicules. Cette précision exclut de fait d’emblée les autres engins d’aide à la mobilité.

Les pratiques sur le terrains ont pourtant d’ores et déjà évolué et nombre de transporteurs ont déjà été confronté à des demandes sortant de ce champ réglementaire et réglementé.

L’étude compare alors le comportement de nouvelles aides à la mobilité (fauteuils et scooters électriques ainsi que vélos couchés) dans les différents véhicules de transports en commun (autobus et tramway) en évaluant l’accès à bord du véhicule, l’accès à la place réglementaire, et enfin le comportement à bord. Les conclusions révèlent une inadéquation entre les engins d’un gabarit différent à celui prévu par la réglementation et les systèmes d’accès et de sécurité prévus dans les véhicules.

Les transporteurs, malgré leur frilosité, vont pourtant devoir s’atteler à la question qui déborde bien au dela du périmètre du handicap, au vu du nombre croissant de solutions individuelles grand public de mobilité et, surtout, de l’appétence de ce dernier pour elles.

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