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Etude et recensement de la biodiversité sur les aéroports

11 décembre 2015 (mis à jour le 26 avril 2016) - Transports
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Les aéroports sont des milieux naturels bien plus ouverts qu’on ne pourrait le penser et peuvent jouer un rôle positif sur leur environnement et le préserver. La compagnie aérienne HOP ! a créé à l’automne 2013 une association, HOP ! Biodiversité pour recenser et étudier la biodiversité sur plusieurs aéroports français.


Une démarche innovante et vertueuse

Hop ! a initié ce projet pour connaître la biodiversité sur plusieurs aéroports desservis par la compagnie en partant d’une intuition simple : connaître la biodiversité sur ces espaces, c’est prendre conscience de notre environnement, le respecter et agir pour le préserver à l’avenir.

L’objectif est d’évaluer la biodiversité des aéroports, d’identifier les bonnes pratiques et de promouvoir une gestion des espèces plus naturelle et respectueuse de la biodiversité.

Cette démarche innovante et vertueuse porte un regard nouveau sur la manière dont les activités humaines peuvent coexister avec leur environnement et le préserver. Du point de vue de la biodiversité, les aéroports sont des milieux naturels bien plus ouverts qu’on ne pourrait l’imaginer et joue un rôle positif sur leur environnement. Cette démarche a vocation à sensibiliser le plus grand nombre et notamment le monde éducatif.

 

Les aéroports : Terrain inattendu de la biodiversité

A contre-courant des idées reçues, ces espaces aéroportuaires sont naturellement protégés et appartiennent potentiellement aux dernières grandes prairies d’Europe. Ils abritent une faune et une flore constitutives des écosystèmes locaux et sont partie prenantes des trames vertes. En effet, ils sont un passage et non un obstacle à la dissémination des espèces. La sécurité des biens et des personnes reste prioritaire dans cette démarche.

La DGAC soutient ce projet car la protection de la nature n’est pas seulement une question d’espèces très rares : la biodiversité ordinaire est un enjeu important et essentiel. Valorisation du patrimoine public, sécurité de l’aviation et protection de la biodiversité vont de pair.

 

Une démarche fédératrice

Les fondateurs du programme sont l’aéroport de Castres Mazamet, l’aéroport Lorraine Airport, Paris Aéroport (Orly), l’aéroport de Perpignan Sud de France et la DGAC.

Cette association s’appuie sur un Comité scientifique réunissant les scientifiques du Muséum d’histoire naturelle et des universitaires. Ce comité est le garant de la méthodologie mise en œuvre et des résultats obtenus sur le terrain. A l’échelle nationale et via les programmes de sciences participatives mis en place, les zones aéroportuaires peuvent constituer un réseau de fournisseur de données biologiques.

Gilles Bœuf, président du Muséum d’histoire naturelle et François Bouvier, Président du Comité scientifique HOP ! Biodiversité apportent leur patronage à cette institution nouvelle.

Lors de la COP21, mercredi 9 décembre 2015, HOP ! Biodiversité a obtenu le label du Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer (MEEM) pour son engagement dans la Stratégie nationale pour la biodiversité.

Le 17 décembre 2015, l’association HOP ! Biodiversité, a accueilli 6 nouveaux aéroports dans l’association :

  • Agen-La Garenne 

  • Brive-Vallée de la Dordogne 

  • Caen-Carpiquet 

  • Montpellier-Méditerranée 

  • Strasbourg-Entzheim 

  • Toulouse-Blagnac

 Le 25 avril 2016, la grande majorité du transport aérien corse a rejoint le programme avec l’adhésion :

  • d’Air Corsica
  • des Chambres du Commerce et d’Industrie de Haute Corse et de Corse du Sud qui représentent les aéroports d’Ajaccio, de Bastia et de Calvi.

 

Les travaux ont commencé

Dès ce printemps, les scientifiques de l’association ont commencé le travail de terrain sur les prairies aéroportuaires, dans des conditions optimales grâce à une météo très favorable. Ils évaluent avec les personnels volontaires des aéroports, la diversité biologique et la richesse naturelle des différents sites.
Des conditions parfaites pour motiver les volontaires des aéroports à découvrir la vie sauvage qui prospère sur leurs terrains et dont ils n’avaient pas conscience.
La saison a démarré du 18 au 29 mars, avec les aéroports de Paris-Orly, Brive- Vallée de la Dordogne, Agen-La Garenne, Castres-Mazamet, Perpignan-Sud de France et Montpellier-Méditerranée.

En cette fin d’hiver, outre les collectes de données, des protocoles de science participative ont été relancés. C’est aussi l’époque d’évaluation de la qualité des sols avec le programme « Test Bêche Vers de Terre de l’Université de Rennes 1 ».
Le ver de terre n’est pas l’animal le plus attrayant, mais il indique par sa variété et sa présence en quantité, l’état du sol sur lequel repose la dynamique naturelle. Certains volontaires se sont donc un peu forcés, ont surmonté leurs appréhensions, et finalement réussi à trier la terre pour en extraire les vers.
À Montpellier, le processus a été rapide avec le soutien d’une vingtaine d’assistants. À Perpignan, les échantillons de sol caillouteux ont été rendus possibles par la mise à disposition d’une pelleteuse. Pour l’ensemble des aéroports, la collecte a été bonne et tous attendent avec impatience l’analyse scientifique pour partager les résultats.
Cette démarche coordonnée et les particularités biologiques de l’Île de Beauté apportent une forte stimulation à la jeune association.
L’association HOP ! Biodiversité a vocation à fédérer les acteurs de l’aérien et la science, partout en France, autour des enjeux liés à la connaissance et à la valorisation de la biodiversité sur les plates-formes aéroportuaires.

 

 

 

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