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Santé et Société

27 novembre 2015 - Énergie, Air et Climat
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Sommaire :


      

Exposition des populations aux risques climatiques

24 mars 2014 (mis à jour le 8 décembre 2015)

Cet indicateur rend compte de l’exposition des populations, en France métropolitaine, aux risques climatiques depuis 1982.



 En bref

 

Selon les évaluations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les impacts dus aux changements de fréquence et d’intensité des événements météorologiques extrêmes sont susceptibles d’augmenter. « Certains événements et extrêmes météorologiques deviendront plus fréquents, plus répandus et/ou plus intenses pendant le xxie siècle et on dispose de nouvelles connaissances sur les effets potentiels de tels changements. » (GIEC, 2007)
 
Cet indicateur est conçu comme le croisement de la densité de population et du nombre de risques climatiques identifiés comme risques naturels : avalanches, cyclones ettempêtes,feux de forêt, inondations… Les risques considérés ici sont ceux qui sont susceptibles d’être directement ou indirectement influencés par le changement climatique.
 
 

Chiffre-clé : actuellement 49 % des communes françaises métropolitaines sont exposées (au moins moyennement) aux risques climatiques.

 

 Cette carte illustre le niveau d’exposition de la population française aux risques naturels liés au climat : inondations, avalanches, tempêtes et cyclones, feux de forêt, mouvements de terrain. Plus la densité de population est forte et plus le nombre de risques naturels identifié par commune est élevé, plus l’indice est fort.
Ces risques sont susceptibles de s’accroître avec le changement climatique, dans la mesure où certains événements et extrêmes météorologiques pourraient devenir plus fréquents, plus répandus et/ou plus intenses. Aussi, il est nécessaire de mettre en place des actions d’adaptation dans les territoires exposés pour limiter leur vulnérabilité aux risques climatiques.
Actuellement 64 % des communes françaises métropolitaines sont exposées (au moins faiblement) aux risques climatiques.

 

Analyse technique et données

Exposition des populations aux risques climatiques en France métropolitaine en 2014

 

Cette carte illustre le niveau d’exposition de la population française aux risques naturels liés au climat : inondations, avalanches, tempêtes et cyclones, feux de forêt, mouvements de terrain. Plus la densité de population est forte et plus le nombre de risques naturels identifié par commune est élevé, plus l’indice est fort.
Ces risques sont susceptibles de s’accroître avec le changement climatique, dans la mesure où certains événements et extrêmes météorologiques pourraient devenir plus fréquents, plus répandus et/ou plus intenses. Aussi, il est nécessaire de mettre en place des actions d’adaptation dans les territoires exposés pour limiter leur vulnérabilité aux risques climatiques.
Une analyse des données statistiques montre que 18 % des communes françaises métropolitaines sont fortement exposées aux risques climatiques, ce chiffre s’élevant à 49 % si on y adjoint les communes moyennement exposées. A l’échelle régionale, les régions les plus concernées sont les territoires ultramarins avec une exposition forte pour plus de 90 % de leurs communes : Mayotte (100 %), Guadeloupe (97 %), Martinique (94 %) et Réunion (92 %). La situation insulaire en zone tropicale entraîne une très forte exposition aux aléas d’origine météorologique (cyclones et tempêtes). Pour la métropole, les régions les plus exposées sont l’Alsace (50 %) et PACA (43 %). Dans les deux cas, la densité élevée de population en est la cause, renforcée par un nombre de communes à plus de 3 risques climatiques particulièrement élevé en PACA (89 %).Cette carte illustre le niveau d’exposition de la population française aux risques naturels liés au climat : inondations, avalanches, tempêtes et cyclones, feux de forêt, mouvements de terrain. Plus la densité de population est forte et plus le nombre de risques naturels identifié par commune est élevé, plus l’indice est fort.
Ces risques sont susceptibles de s’accroître avec le changement climatique, dans la mesure où certains événements et extrêmes météorologiques pourraient devenir plus fréquents, plus répandus et/ou plus intenses. Aussi, il est nécessaire de mettre en place des actions d’adaptation dans les territoires exposés pour limiter leur vulnérabilité aux risques climatiques.
Une analyse des données statistiques montre que 18 % des communes françaises métropolitaines sont fortement exposées aux risques climatiques, ce chiffre s’élevant à 49 % si on y adjoint les communes moyennement exposées. A l’échelle régionale, les régions les plus concernées sont les territoires ultramarins avec une exposition forte pour plus de 90 % de leurs communes : Mayotte (100 %), Guadeloupe (97 %), Martinique (94 %) et Réunion (92 %). La situation insulaire en zone tropicale entraîne une très forte exposition aux aléas d’origine météorologique (cyclones et tempêtes). Pour la métropole, les régions les plus exposées sont l’Alsace (50 %) et PACA (43 %). Dans les deux cas, la densité élevée de population en est la cause, renforcée par un nombre de communes à plus de 3 risques climatiques particulièrement élevé en PACA (89 %).

 

Évolution de l’exposition des populations aux risques climatiques en France métropolitaine entre 2005 et 2014

Plusieurs facteurs interviennent dans l’évolution de l’indicateur d’exposition entre 2005 et 2014 :

  • l’amélioration de la connaissance des aléas grâce notamment à l’augmentation du nombre de plans de prévention des risques ;
  • l’augmentation de la population.

L’indicateur d’exposition de la population aux risques climatiques a été calculé en 2005 à l’aide des données de la base Corinte (données 2005) et des données du recensement de population 1999. La base de données Corinte a depuis été remplacée par la base de données Gaspar, gérée par la Direction Générale de la Prévention des Risques (DGPR) du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Énergie.

La comparaison des indicateurs d’exposition des populations aux risques climatiques en 2005 et en 2014 montre une augmentation importante du nombre de communes fortement (+79%) ou moyennement exposées (+120%) aux risques climatiques. A contrario, la part des communes non exposées a quant à elle fortement diminué (-65%). Enfin, la part des communes faiblement exposées a peu évoluée, avec un gain de 15%.

 

Évolution de l’exposition des populations aux risques climatiques en France métropolitaine entre 1982 et 2005

Cette carte représente l’évolution de l’indicateur tant au point de vue du risque que de la démographie.

« L’indice d’évolution de l’exposition des populations aux risques climatiques » en trois classes : fort, moyen, faible est calculé en fonction de l’évolution du risque et de l’évolution de la population. Cela va d’un indice faible avec une population stable ou en décroissance associé à un risque nul ou faible jusqu’à un indice fort avec une population en forte croissance et un risque élevé.

 

Couverture spatiale et temporelle des données « Recensement général de la population »

France entière, 2009

Provenance

Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE)

 

Couverture spatiale et temporelle des données « Recueil national des communes à risques »

France entière, 2013

Provenance

Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie / Direction Générale de la Prévention des Risques - http://macommune.prim.net/gaspar/

 

Responsable de l’indicateur

Véronique ANTONI

Organisme propriétaire des données

MEDDE

Définition de l’indicateur

Cet indicateur est conçu comme le croisement, par classes, de la densité de population et du nombre de risques climatiques identifiés par commune dans la base Gaspar.Cette base de données identifie comme « risques naturels » : les avalanches, les cyclones et tempêtes, les feux de forêt, les inondations, les mouvements de terrain, les séismes, les éruptions volcaniques.
Les « risques climatiques » considérés ici sont ceux qui sont susceptibles d’être directement ou indirectement influencés par le changement climatique. On a donc retenu pour le calcul de cet indicateur : les avalanches, les tempêtes, les feux de forêt, les inondations, les mouvements de terrain.

Méthode de calcul de l’indicateur

 Un indice est calculé pour chaque commune du territoire métropolitain. Il croise des données relatives à la densité de population de cette commune et au nombre de risques naturels prévisibles recensés dans la même commune (inondations, feux de forêts, tempêtes, avalanches et mouvements de terrain).
L’indice est ensuite réparti en quatre classes (aucun, fort, moyen, faible) selon la clef de répartition suivante :

  • Indice nul si nombre de risque prévisible = 0 quelque soit le nombre d’habitants au km2 (en blanc sur la carte)
  • Indice faible si nombre d’habitants au km2 <15 et si nombre de risque prévisible >= 1
  • Indice faible si 15 <nombre d’habitants au km2 <24.9 et si 1=< nombre de risque prévisible =< 3
  • Indice faible si 25 <nombre d’habitants au km2 <44.9 et si nombre de risque prévisible =1
  • Indice moyen si 15 <nombre d’habitants au km2 <24.9 et si nombre de risque prévisible = 4
  • Indice moyen si 25 <nombre d’habitants au km2 <44.9 et si nombre de risque prévisible >= 2
  • Indice moyen si 45 <nombre d’habitants au km2 <99.9 et 1 =< si nombre de risque prévisible =< 2
  • Indice moyen si nombre d’habitants au km2 > 100 et si nombre de risque prévisible =1
  • Indice fort si 45 <nombre d’habitants au km2 <99.9 et si nombre de risque prévisible >= 3
  • Indice fort si nombre d’habitants au km2 > 100 et si nombre de risque prévisible >= 2

Fiabilité de l’indicateur

Cet indicateur est réalisé sur les 36 699 communes de France par un traitement statistique croisant 2 bases de données nationales, renseignées à l’échelle communale.
Afin d’assurer une complète fiabilité à ce traitement statistique, une demande a été adressée au Service de l’observation et des statistiques (CGDD/SOES) du Ministère qui a assuré gracieusement pour le compte de l’ONERC le calcul de cet indicateur en 2004, 2005, 2009 et 2013. Le dernier traitement a été réalisé par Catherine Sonnette-Chich et Céline Magnier. 

Justification de l’indicateur

Selon le dernier et quatrième rapport d’évaluation du GIEC, les impacts dus aux changements de fréquence et d’intensité des événements météorologiques extrêmes sont susceptibles d’augmenter : « Depuis le troisième rapport d’évaluation, on a acquis une plus grande confiance que certains événements et extrêmes météorologiques deviendront plus fréquents, plus répandus et/ou plus intenses pendant le 21ème siècle et on dispose de nouvelles connaissances sur les effets potentiels de tels changements » (IPCC, 2007b).

L’efficacité de l’adaptation des activités humaines à ces changements climatiques observés et anticipés va dépendre non seulement des risques climatiques et de leurs spécificités géographiques, mais aussi des contraintes socio-économiques, en matière de développement et d’aménagement du territoire.

Cet indicateur propose une représentation croisée des deux termes de cette équation à l’échelle du territoire métropolitain : il prend en compte à la fois la répartition spatiale du nombre de risques climatiques et celle des populations.

Date de dernière actualisation de l’analyse technique et des données

Mis à jour septembre 2015.

Perspectives pour l’indicateur

La méthode utilisée pour construire l’indicateur repose sur le nombre de risques recensés à l’échelle communale et ne préjuge donc pas de l’intensité-durée-fréquence avec lesquelles ces risques s’exercent sur le territoire en question. Il ne renseigne pas non plus sur l’intensité avec laquelle ils s’exerceront dans l’avenir en fonction des évolutions climatiques attendues. Les travaux futurs sur cet indicateur pourront s’attacher à prendre en compte d’autres phénomènes atmosphériques (neige, pluies verglaçantes, etc). Par ailleurs, pourraient être pris en considération l’intensité et l’évolution attendue des évènements climatiques extrêmes. La prise en compte de la répartition du nombre d’arrêtés de catastrophe naturelle, pour les mêmes risques considérés ici, pourra également faire l’objet de développements futurs.

      
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