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Une volonté politique, un engagement du secteur aérien

10 octobre 2016 - Transports
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Gérer l’espace aérien européen en faisant abstraction des frontières

14 septembre 2011 (mis à jour le 6 mai 2016)

L’organisation de la gestion du trafic aérien dans un "Bloc d’espace aérien fonctionnel commun" va permettre une meilleure performance environnementale des vols passant par l’Europe.



 Les ministres des transports et des représentants des autorités militaires de Belgique, de France, d’Allemagne, du Luxembourg, des Pays-Bas et de Suisse ont signé le 2 décembre 2010 à Bruxelles le traité sur un bloc d’espace aérien fonctionnel commun ou "Functional Airspace Block Europe Central " (FABEC).

Bloc, comme "bloc d’espace aérien fonctionnel" ou encore "Functional Airspace Block", ou encore FAB : derrière ces initiales quelque peu rébarbatives se cache un concept majeur pour le futur ciel unique européen. Pour ceux qui ne maîtrisent pas encore l’abc du FAB, il s’agit de gérer l’espace aérien européen en faisant abstraction des frontières nationales et de rendre les services de navigation aérienne mieux intégrés et plus performants.

Pourquoi ? Permettre que d’ici 2020, le nombre de vols puisse croître de près de 50 %. Au lieu d’être géré par pays, l’espace aérien européen sera donc à terme divisé en 9 lots appelés FABs, chacun d’entre eux formé par plusieurs pays se regroupant de manière volontaire.

Le FABEC, une pièce essentielle du Ciel unique européen

Avec un espace aérien de 1,7 millions de km2 accueillant environ 55% de tout le trafic aérien européen, le FABEC est de loin le plus important de ces FABs. Sa position géographique centrale en fait une pièce essentielle de la restructuration de l’espace aérien européen.

Qu’attend-on de ce FABEC ? De pouvoir absorber la croissance du trafic attendue avec un niveau de sécurité et de ponctualité aussi élevé qu’aujourd’hui, de permettre une réduction des routes aériennes de 17 km en moyenne (soit sur 6 millions de vols par an, un gain d’environ 100 millions de km), de réduire l’impact environnemental des vols grâce notamment à des trajectoires optimisées permettant des gains de consommation de carburant, et aussi de diminuer les coûts des services d’environ 20 % d’ici 2025.

Un chiffre : quelque 55 % des vols qui fréquentent l’espace aérien européen transitent par celui du FABEC.


 

      
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