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Greentech verte

11 février 2016 (mis à jour le 24 août 2016) - Développement durable
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L’incubateur ouvre ses portes : le premier incubateur de la Greentech verte du ministère de l’Environnement sera inauguré le 8 septembre à l’École nationale des ponts et chaussées à Champs sur Marne en région parisienne.

 

La rencontre de la révolution numérique et de la révolution de la transition énergétique pour la croissance verte, représente un formidable potentiel pour nos économies et nos sociétés. Nouvelles manières de mise en relation entre l’écosystème numérique et celui de la transition énergétique : la communauté Greentech verte se trouve à cette confluence.

Sommaire

 

L’incubateur Greentech verte

L’incubateur Greentech verte a pour ambition de faire émerger des produits et services facilitant la transition écologique et énergétique.

L’incubateur est ouvert aux start-up dont les projets numériques innovants relèvent les défis des 8 secteurs clés de la Greentech verte. Les lauréats de l’appel à projet « initiative Greentech verte », de la « Greentech verte écoles » et des hackathons de la Greentech verte ont vocation à le rejoindre.

Les start-up incubées bénéficieront de l’ensemble des ressources techniques et scientifiques du ministère et de ses opérateurs. Un accompagnement financier, un hébergement, un coaching personnalisé et une aide à l’utilisation des données leur seront également proposés.

L’incubateur est conçu comme un dispositif ouvert pour faire vivre et animer une communauté d’innovation active et dynamique à la croisée du numérique et de la transition écologique.

L’incubateur Greentech verte développera un programme de suivi personnalisé focalisé sur la dimension verte des projets.

La valeur ajoutée de l’incubateur « GreenTech verte » sera aussi de développer des synergies et des passerelles pour créer un écosystème dynamique, maillant l’ensemble du territoire français. D’autres incubateurs et de nombreux partenaires seront ainsi approchés pour fournir un continuum d’outils d’accompagnement et de financement adaptés à chaque entreprise.

L’incubateur sera installé dans les locaux de l’École nationale des ponts et chaussée (Champs-sur-Marne) à partir du 8 septembre 2016. Si vous souhaitez participer à l’inauguration, vous pouvez vous pré-inscrire ici.

 

L’initiative Greentech verte : l’appel à projet jeunes pousses

Le succès de l’appel à projets a dépassé les prévisions initiales : près de 120 candidatures ont été déposées sur la plateforme dédiée et 37 projets ont été retenus (PDF - 1177 Ko).

En accompagnant les jeunes pousses sur des projets de transition écologique au sein de son incubateur, le ministère souhaite faciliter le développement de nouveaux services et usages pour les citoyens parmi les défis des huit secteurs clés de la Greentech verte : économies d’énergie, énergies renouvelables, bâtiment, transport, risques, économie circulaire, santé et environnement, biodiversité.

Ces projets participent au développement industriel et économique ambitieux des entreprises qui les portent. Ils contribuent à la réduction de l’empreinte environnementale et sont fortement créateurs d’emplois sur le territoire national.

Les lauréats de l’appel à projet (PDF - 1140 Ko) pourront rejoindre l’incubateur du ministère et bénéficier d’un double accompagnement :

  • Un accompagnement financier : jusqu’à 150000 euros de fonds de préamorçage seront accordés aux startup qui intègrent l’incubateur afin de consolider les projets. Un second financement pouvant aller jusqu’à 500000 euros permettra de soutenir les projets les plus prometteurs.
  • Un accompagnement technique : les lauréats auront accès à l’ensemble des ressources scientifiques et techniques du ministère, soit plus de 10 millions de données. Ils seront aussi intégrés au réseau du ministère : écoles d’ingénieurs, IGN, Météo-France, Ademe, Muséum national d’histoire naturelle, future Agence française de la biodiversité…. Enfin, les startup bénéficieront aussi d’un accompagnement à la valorisation économique de leurs résultats : la mise en relation avec des acteurs dédiés (pôles de compétitivité, agences régionales d’innovation…) participera à cette dynamique.

 

Le concours de création de start-up

2 projets ont été sélectionnés : les lauréats intégreront l’incubateur du ministère et disposeront d’un appui technique de 9 mois pour les développer.

Les candidats ont proposé des solutions aux défis de la Greentech verte grâce aux services numériques facilitant la vie des citoyens et à des porteurs de projet public et privés.

Les lauréats :

  • Premier prix : Scan Eat, présenté par l’École nationale supérieure maritime, est une application mobile visant à informer les consommateurs de la présence de pesticides dans les fruits et légumes frais.
  • Deuxième prix : Plante et Moi, présenté par l’École nationale des travaux publics de l’État, a été récompensé pour son projet visant à préserver la biodiversité : une plate-forme qui met en réseau des citoyens et des professionnels (distributeurs, jardiniers…) et qui fournit des conseils géolocalisés sur la recherche des espèces végétales adaptées aux caractéristiques de leur environnement.

L’appel à projet « GreenTech verte Écoles » (PDF - 113 Ko) a pour objectif de sélectionner des innovateurs parmi les élèves d’écoles du ministère.

Par ce projet, le ministère entend mobiliser l’intelligence collective sur des projets environnementaux concrets, sources d’emplois et de développement économique. Ces projets faciliteront la transition écologique et énergétique et contribueront à réduire l’empreinte écologique de la France.

 

Ouverture et valorisation des données

L’ouverture des données est une des actions clés des politiques publiques en matière d’économie numérique.

Les données climatiques, géographiques et énergétiques font partie des mobilisations les plus fortes en matière d’open data.

  • Plusieurs centaines de téraoctets de données sont produites par le ministère et son réseau scientifique et technique.
  • Ces données concernent directement la vie quotidienne de chacun : production d’énergie, performance énergétique des bâtiments, risques naturels et industriels, biodiversité, météorologie, permis de construire...

Le ministère s’engage à faciliter et à stimuler la valorisation de ces données par de nouveaux usages, au service des Français. Ce qui a pour objectif de :

  • Participer à la politique de transparence des données de l’État et les rendre librement accessibles à tous.
    Créer de la richesse par la construction de nouveaux services au public.

Un engagement déjà traduit dans deux lois :

  • La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte prévoit, dans son article 179, de mettre à disposition des pouvoirs publics les données relatives à la consommation d’énergie des ménages. Cela permettra d’outiller efficacement les territoires pour optimiser leur consommation énergétique.
  • Le projet de loi reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages prévoit que les maîtres d’ouvrage, publics ou privés, doivent contribuer à l’inventaire national du patrimoine naturel par la saisie ou, à défaut, le versement des données brutes de biodiversité acquises à l’occasion des études d’évaluation préalable ou de suivi des impacts.

Un superviseur général des données

L’ensemble du paquet numérique du ministère sera piloté par le superviseur général des données. La commissaire générale au développement durable, Laurence Monnoyer-Smith, a rendu le 31 mai 2016 le rapport de préfiguration de la fonction de superviseur des données. Il sera chargé de :

  • Créer un réseau de correspondants et de personnes ressources au sein du ministère et de ses établissements publics.
  • Organiser la cartographie des données et la fédérer pour recenser l’existant et optimiser la mise à disposition.
  • Participer au réseau mis en place dans toutes les administrations.

La notion de data dans le numérique et son application

Le data est une donnée, c’est-à-dire une information numérisée facile à traiter par un ordinateur. La montée en puissance de l’informatique, dans la vie de tous les jours comme dans les systèmes industriels complexes, s’est accompagnée de la production très massive de données : pour trouver son chemin dans une ville inconnue comme pour emprunter un vélo en libre service, pour trouver un logement locatif comme pour prévoir le temps qu’il fera demain. Les nombreuses données produites par le ministère de l’Écologie peuvent avoir des applications très concrètes. L’utilisation, le croisement ou l’analyse des données permettraient de créer de nouveaux services.

 

Les hackathons du ministère

Le ministère lance une série de hackathons pour identifier les services au public qui peuvent être améliorés par l’utilisation du numérique dans les domaines de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.

Un hackathon est un concours de développeurs, qui se réunissent pour faire de la programmation informatique collaborative sur plusieurs jours et produire des prototypes d’application numérique.

Ces hackathons se dérouleront en deux temps :

  • organisation d’un « vision camp » d’une journée, ouvert à la société civile, pour identifier les problématiques et déterminer comment l’utilisation de ressources numériques pourrait aider à les résoudre. Le résultat de cette réunion sera l’identification de défis et des ressources numériques qui seront proposés aux participants du hackathon,
  • organisation du hackathon sur 2 ou 3 jours, qui permettra de faire émerger les projets de services numériques et sélectionner les lauréats. Ceux-ci seront accompagnés dans leur transformation en start-up, le cas échéant au sein de l’incubateur.

Deux hackathons ont déjà eu lieu :

  • #CompteurConnect : trois lauréats.
    • Premier prix : Eclipse. Cette solution mobile vise à sensibiliser et à éduquer aux enjeux de consommation d’énergie. Elle incite les utilisateurs du réseau électrique à effacer leur consommation pendant les heures de pointe et récompense leurs efforts par l’attribution d’un jeton électronique (PeakCoin). Eclipse participe à l’équilibrage solidaire du réseau électrique, récompense les utilisateurs et développe un nouvel usage de la distribution d’énergie (blockchain).
    • Deuxième prix : LeRéseau. Cette innovation vise à mettre en relation petits producteurs et consommateurs d’énergies renouvelables, afin de faire participer l’usager à l’équilibre énergétique local. Elle permet à chacun de savoir d’où vient son énergie et même de choisir qui la produit, parmi les producteurs qui sont aussi inscrits sur la plate-forme. Ils forment ainsi une communauté à la fois virtuelle et réelle (les échanges d’énergie sont certifiés).
    • Troisième prix : HomePulse. Un tableau de bord énergétique permettra d’optimiser la consommation d’énergie des bâtiments de l’État exemplaire.
  • #Hackbiodiv : trois lauréats.
    • Premier prix : Invasiv’Alerte. L’application interroge les réseaux sociaux Google et Twitter à partir de mots clés sur les espèces invasives afin d’identifier les occurences de ces mots à des fins de détection et d’alerte.
    • Deuxième prix : Green-Watch. Une nouvelle application d’intelligence artificielle de Google mise en ligne sous forme d’API permettra d’identifier le nom de l’espèce que l’on vient de photographier.
    • Troisième prix : Biosentinelle. Le jeu en ligne proposé et complété par une action de terrain permettra de repérer des espèces dans des lieux identifiés.

 

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