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PRESSE

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Intervention de Barbara Pompili au Conseil économique, social et environnemental (CESE)

14 septembre 2016 - Eau et biodiversité
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"Il y a quelques années, pour qualifier l’importance d’un courant de pensée, on reprenait la fameuse phrase de Staline : « combien de divisions ? »

Désormais, parce que la crise s’est installée, parce que les emplois se font rares, parce que les mutations technologiques et industrielles sont le plus souvent vécues comme des risques que comme des opportunités, parce qu’aussi nos concitoyens ont été douchés de promesses non tenues, d’annonces non concrétisées, la question qui revient comme un leitmotiv est « combien d’emplois ? »

Et aucun domaine de l’action publique n’échappe à cette injonction finalement bien compréhensible même si, je vous dirai pourquoi tout à l’heure, je crois nécessaire parfois de démontrer que la question est plus compliquée qu’il n’y paraît.

Mais cette question « la biodiversité, combien d’emplois ? », elle m’est en permanence opposée, lorsque je pointe, c’est mon rôle,

les impacts négatifs de telle ou telle pratique, de telle ou telle activité économique,

de tel ou tel projet d’aménagement. Bien souvent, trop souvent, l’impératif de préservation ou de reconquête de la biodiversité est perçu comme un frein à l’activité, une remise en cause d’activités économiques existantes, un danger pour l’emploi.

Et il faut alors montrer patte blanche pour être pris au sérieux, démontrer que préserver la biodiversité va être au moins aussi créateur d’emplois que le projet proposé.

C’est pourquoi nous avons tenu, dans la loi sur la reconquête et la préservation de la biodiversité, votée et promulguée cet été, à expliciter la séquence « éviter les impacts sur la biodiversité, les réduire et en dernier ressort les compenser », avec un principe, celui de zéro perte de biodiversité.

Nous l’avons fait, y compris en créant des outils juridiques nouveaux et des procédures clarifiées, pour nous assurer que la biodiversité serait une question abordée en amont des projets, et non plus au cours de leur réalisation.

C’est une question de bon sens cela permet y compris de faire des économies, de polémiques d’affrontements mais aussi d’argent, car un projet qui doit évoluer au cours de sa réalisation connaît souvent des dérapages importants.

(...) "

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