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La politique de prévention des risques naturels

"La définition que je donne du risque majeur, c’est la menace sur l’homme et son environnement direct, sur ses installations, la menace dont la gravité est telle que la société se trouve absolument dépassée par l’immensité du désastre". C’est ainsi que Haroun TAZIEFF qualifiait le risques majeur.


29 août 2014 - Prévention des risques
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Sommaire :


      

Introduction

29 août 2014 (mis à jour le 29 août 2011)


Deux critères caractérisent le risque majeur :

  • - une faible fréquence : l’homme et la société peuvent être d’autant plus enclins à l’ignorer que les catastrophes sont peu fréquentes ;
  • - une énorme gravité : nombreuses victimes, dommages importants aux biens et à l’environnement.

Un événement potentiellement dangereux ALÉA (voir Fig. l) n’est un RISQUE MAJEUR (voir Fig.3) que s’il s’applique à une zone où des ENJEUX humains, économiques ou environnementaux (voir Fig.2) sont en présence.
 

D’une manière générale le risque majeur se caractérise par de nombreuses victimes, un coût important de dégâts matériels, des impacts sur l’environnement : la vulnérabilité mesure ces conséquences. Le risque majeur est donc la confrontation d’un aléa avec des enjeux.

Les catastrophes naturelles font donc partie des risques majeurs. Elles ont de tout temps marqué la vie des Français : la vidange brutale du lac Saint-Laurent à Bourg d’Oisans en 1218 qui inonda la ville de Grenoble, l’écroulement du Mont Granier en Savoie en novembre 1248 qui engloutit plusieurs villages, l’éruption de la Montagne Pelée en Martinique en 1902 qui dévasta la ville de Saint-Pierre et fit 28000 morts, le séisme de Lambesc en 1909 qui tua 46 personnes, la crue de la Seine à Paris en 1910 qui occasionna des dégâts considérables…

Cette liste, loin d’être exhaustive nous rappelle que malgré les progrès accomplis, nous ne sommes toujours pas capables de nous prémunir contre les événements les plus graves et les moins fréquents. Les risques naturels restent une réalité dans notre pays. Les deux tiers des 36 000 communes françaises sont exposées à au moins un risque naturel dont 15 000 aux inondations et 7 000 aux mouvements de terrains. Le risque sismique concerne 24 000 communes et 5 000 sont menacées par les feux de forêts.

Pour ces raisons, la prévention des risques naturels est une priorité de l’Etat au travers de la politique menée par le Ministère : "Maîtriser les conséquences des risques naturels et réduire les risques technologiques". En effet, les phénomènes à l’origine des risques naturels ne peuvent être évités et la politique consiste à s’adapter à ces phénomènes pour réduire autant que faire se peut leurs conséquences, contrairement aux risques technologiques pour lesquels la première priorité est la réduction du risque à la source.

La politique de prévention vise d’abord à réduire les conséquences des dommages potentiels en amont ; elle est complémentaire à la politique de protection civile qui permet de gérer la crise (du ressort du Ministère de l’Intérieur) et s’articule avec la politique d’indemnisation des dommages.

La politique de prévention s’appuie sur les 7 piliers de la prévention, complémentaires, qui sont :

  • La connaissance des aléas et des enjeux
  • La surveillance, la prévision, la vigilance et l’alerte
  • L’éducation et l’information préventive des citoyens
  • La maîtrise de l’urbanisation et du bâti par la réglementation et les plans de prévention des risques
  • La réduction de la vulnérabilité
  • La protection
  • La préparation aux situations d’urgence

Cette politique s’adapte et s’enrichit en luttant contre l’oubli et en analysant les crises passées :

- La mémoire et le retour d’expérience.
et en anticipant les crises futures :

- L’adaptation aux risques et au changement climatique

Enfin, la sécurité des ouvrages de protection, conçus pour protéger, mais dont la défaillance peut entraîner des sur-dangers, est un complément indispensable de la politique de prévention des risques naturels. Est aussi traitée dans cette rubrique la sécurité des ouvrages hydrauliques, dont la défaillance peut entraîner des inondations catastrophiques, même si la logique d’intervention s’apparente à celle des risques technologiques :

- La sécurité des ouvrages hydrauliques et de protection.

      
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