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Jardiner autrement : le retour au naturel dans les villes

15 mai 2014 - Eau et biodiversité
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En plus d’être créateurs de bien-être, les espaces verts sont créateurs de lien social, en particulier dans les villes. Le point sur quelques exemples à suivre en ce début de printemps.


Oui, aux herbes spontanées dans les villes !


Parcelle de jardin potager des jardins familiaux de Suresnes , le 30.08.10. Crédits photo : Arnaud Bouissou/MEDDTL

Favoriser les pratiques respectueuses de l’environnement, notamment par l’abandon de pesticides, permet de recréer des habitats naturels propices au retour de la faune et de la flore en ville. Bien que la présence des herbes spontanées aille parfois à l’encontre des concepts d’ordre et de propreté des habitants d’une ville, les laisser pousser n’est pas synonyme d’abandon de l’entretien des espaces verts. De même, elles participent, lorsqu’elles sont maîtrisées, à l’amélioration du cadre de vie des citadins.

Nantes : 85% de pesticides en moins
Le Service des Espaces Verts et de l’Environnement de Nantes a lancé une campagne de fleurissement : l’Opération Nature en ville, une initiative originale pour fleurir à l’aide de plantations des pieds d’arbres, d’immeuble ou de mur, le long des trottoirs… Cette solution ornementale permet aux habitants volontaires de végétaliser l’espace public avec des plantes fournies par la mairie et de prendre soin des plantations tout au long de la saison. Ville de tradition horticole, Nantes a réduit l’usage des pesticides de 85% depuis 2005.

Les espaces verts, créateurs de liens en ville : deux initiatives à suivre

Jardins familiaux à Suresnes, le 18.08.10. Crédits photo : Arnaud Bouissou/MEDDTLCergy-Pontoise : des locataires d’une résidence recréent une vie de quartier autour d’un jardin partagé
La résidence Les Heuruelles à Cergy-Pontoise est composée de 100 logements sociaux et de 26 maisons individuelles en copropriété. La gardienne de l’immeuble, désireuse de créer du lien social intergénérationnel entre locataires et propriétaires, a sollicité l’aide du bailleur social pour qu’il accompagne les habitants dans l’aménagement et la gestion d’un jardin partagé. Sous l’impulsion de huit locataires actifs motivés pour pérenniser le projet, des plantations collectives, des fêtes de quartier et des événements culturels sont organisés.

Paris : des personnes en insertion sociale sortent de l’isolement grâce à un
jardin collectif sur terrasse
Au cœur de Paris, sur le toit du gymnase des Vignoles, un jardin partagé en terrasse de 800 m² accueille depuis juillet 2009 55 jardiniers amateurs : des personnes en insertion sociale, des enfants des écoles, des familles fréquentant le centre social Soleil – Saint-Blaise (20ème), ainsi que de nombreux habitants du quartier. Le jardin collectif est géré par l’association d’insertion sociale La Fayette Accueil.
Ces actions de remobilisation sociale par le jardinage permettent aux personnes seules ou exclues de sortir de leur isolement et de reprendre confiance en elles. Elles sensibilisent également à l’écologie les jeunes enfants et offrent la possibilité d’apprendre à jardiner sans utiliser de produits chimiques avec une animatrice, activité trop rare en milieu urbain.

Les plantes sauvages ont désormais un observatoire
En 2011, le Muséum national d’Histoire naturelle a lancé Sauvages de ma rue, un nouvel observatoire consacré à l’étude de la flore urbaine de la région parisienne. À terme, l’opération a vocation à s’étendre aux grandes villes de France. Les citadins sont invités à choisir une rue à inventorier, puis à utiliser le guide Les Sauvages de ma rue qui regroupe les 100 espèces sauvages les plus abondantes dans les villes de la région parisienne pour identifier les espèces observées.

 

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