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L’accord de Doha : une passerelle essentielle pour l’avenir

10 décembre 2012 (mis à jour le 11 décembre 2012) - Énergie, Air et Climat
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Ministres et délégués des 195 pays de la Convention climat sont parvenus à un accord en début de soirée, samedi 8 décembre, après plus de 24h de prolongation. Conclu après 12 jours intenses de négociations l’accord de Doha, certes modeste, constitue pour la délégation française une avancée essentielle pour l’avenir en ouvrant la voie au futur accord international engageant tous les pays à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre prévu en 2015 pour entrer en vigueur en 2020.


Le point le plus important de cet accord est le lancement de la seconde période d’engagement du protocole de Kyoto avec de nouvelles règles de fonctionnement plus vertueuses notamment sur l’utilisation et le report des crédits carbone. Elle engagera l’Union européenne, la France, l’Australie et une douzaine d’autres pays industrialisés à réduire leurs émissions de 2013 à 2020.

Au global, les représentants des 195 parties à la convention se sont accordés sur un ensemble des textes, qualifiés, par le président qatarien de la conférence, de "Porte de Doha pour le climat" ("Doha climate Gateway for the future"). Cinq d’entre eux peuvent être considérées comme constituant le « paquet de Doha » :

  • la seconde période d’engagement au protocole de Kyoto ;
  • le travail sur l’action de coopération à long terme sous la convention ;
  • le financement de moyen et long termes ;
  • la négociation du futur accord mondial dans la plateforme de Durban
  • approches pour traiter des pertes et dommages associés aux impacts du changement climatique dans les pays en développement

 

De ces cinq textes ressort un équilibre globalement favorable aux demandes de l’Union européenne et de la France . L’accord dresse ainsi un calendrier de travail d’ici 2015 et décide "d’explorer en 2013 les options concernant les actions qui peuvent combler l’écart d’ambition". Il convient d’une réunion des ministres des Finances en 2013, des chefs d’État en 2014, comme l’a proposé le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et convient également de présenter "un projet de texte" de négociations fin 2014, "avec le projet d’en faire un texte à négocier pour mai 2015".

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a confirmé officiellement à Doha que la France était disponible pour accueillir en 2015 la prochaine conférence. La communauté internationale avait en effet décidé en 2011 de conclure en 2015 un accord global avec l’implication de tous les pays pour tenter de contenir à +2°C le réchauffement global de la planète. Cet accord devant entrer en vigueur en 2020.

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