Agriculture durable
Sommaire :
L’agriculture biologique en France : où en sommes-nous ?
Critères, réglementation, définitions...quelques précisions pour se repérer
Des chiffres en progression
Fin 2009, 16 446 exploitations étaient certifiées « biologiques », soit près d’un quart de plus qu’en 2008, et 2.5% de la surface agricole utile en France. Cette évolution continue à s’accélérer puisque durant la première moitié de l’année 2010, le nombre de nouvelles exploitations en agriculture biologique a été supérieur de 30% à celui de la même période pour 2009. L’objectif fixé par la loi « Grenelle 1 » est d’atteindre 6% de la surface agricole utile (SAU) en agriculture biologique d’ici 2012.
Comment est réglementée l’agriculture biologique ?
L’agriculture biologique est encadrée par une réglementation européenne qui définit les principes de production, de préparation et d’importation à respecter, les listes de produits utilisables, les pratiques pour chaque type d’élevage et les principes de contrôle, de certification, de sanction et d’ étiquetage.
Quelles sont les caractéristiques auxquelles doit répondre une exploitation certifiée « agriculture biologique » ?
- Pour les cultures :
- la non utilisation d’OGM
la non utilisation d’engrais et pesticides chimiques de synthèse
le recours aux « plantes compagnes », qui, plantées en même temps ou juste avant les cultures, permettent d’éviter de recourir à l’utilisation d’engrais ou de pesticides chimiques
le recyclage des matières organiques
le désherbage thermique, technique qui consiste à faire éclater les cellules végétales des plantes sans les brûler
le désherbage mécanique : binage, sarclage, hersage ….
la rotation des cultures.
- Pour l’élevage :
- l’utilisation de produits végétaux issus de l’agriculture biologique et obtenus sur l’exploitation ou sur une exploitation voisine pour nourrir les animaux
le recours limité aux médicaments
le respect accru du bien-être de l’animal.
Des organismes certificateurs indépendants sont chargés du contrôle et de la certification des exploitations qui s’effectue tous les les deux ans.
Comment identifier les produits issus de l’agriculture ?
Depuis le 1er janvier 2010, la réglementation européenne impose un cahier des charges commun à tous les pays de la communauté. Le respect des prescriptions contenues dans ce cahier des charges est garanti par l’apposition d’un logo « bio européen » sur le produit, après contrôles. Toutefois les sigles nationaux, comme le sigle « AB » en France peuvent continuer à être utilisés.
Pour avoir le droit d’utiliser ces signes d’identification, les agriculteurs doivent s’inscrire auprès du ministère de l’Agriculture et respecter un cahier des charges qui garantit que :
- le produit est composé à 95% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique
- les animaux ont été nourris avec des aliments « bio » à 90%
- les aliments des animaux élevés proviennent au moins à 10% de l’exploitation
- le produit ne contient pas plus de 0,9 % d’OGM, ni aucun produit chimique de synthèse.
Qu’est-ce que l’agriculture raisonnée ?
L’agriculture raisonnée est une démarche qui permet de limiter l’utilisation de produits chimiques en s’intéressant précisément aux besoins spécifiques de chaque culture à leurs différents stades de développement.
Les agriculteurs obtiennent le droit de faire apparaître la mention « produit issu d’une exploitation qualifiée au titre de l’Agriculture Raisonnée » sur leurs produits en se soumettant à 98 exigences nationales qui s’articulent autour de 14 thèmes : connaissance de l’exploitation et de son environnement, traçabilité des pratiques, santé et sécurité au travail, gestion des sols, utilisation d’engrais minéraux et organiques , protection des cultures, irrigation, identification des animaux, santé des animaux, alimentation des animaux, bien-être des animaux, hygiène, gestion des déchets de l’exploitation, paysages et biodiversité.
Les principales différences par rapport à l’agriculture biologique sont :
- La possibilité d’utiliser des pesticides de synthèse et certains engrais chimiques ;
- La possibilité de s’inscrire dans le cadre d’une agriculture intensive.
- Les exploitations sont qualifiées et contrôlées par des organismes indépendants, qui accordent une qualification valable 5 ans.
- L’agriculture raisonnée concerne aujourd’hui 3 000 exploitations en France.
Qu’est-ce que la protection intégrée ?
La protection intégrée utilise l’ensemble des moyens disponibles pour lutter contre les ennemis des cultures, les maladies et les insectes, tout en minimisant l’utilisation de pesticides dans une approche globale et cohérente.
Elle définit, à l’échelle d’une parcelle de terrain et pour une année, une combinaison de mesures notamment biologiques, chimiques et des choix de cultures afin de :
- empêcher l’établissement des insectes ravageurs et des maladies
- rendre les plantations moins favorables au développement de ces populations
- de les rendre moins vulnérables aux dégâts occasionnés
Cela sans remettre en cause la rentabilité économique des exploitations.
Qu’est-ce que la production intégrée ?
Elle vise à réduire globalement à la fois les pesticides et les engrais chimiques sur une exploitation à l’échelle de plusieurs années, grâce à un choix approprié d’espèces , en fonction de leur résistance à un parasite et de modes de production : association et rotation de cultures.
Chiffres clefs sur l’agriculture biologique
Fin 2009, 16 446 exploitations étaient certifiées « biologiques », soit près d’un quart de plus qu’en 2008, et 2.5% de la surface agricole utile en France.


