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Captage et stockage du CO2

La filière captage et stockage du CO2 (CSC) et de sa valorisation, couvre l’extraction du dioxyde de carbone (CO2) des installations fortement émettrices pour la production d’énergie (centrales à combustibles fossiles, notamment à charbon) ou production industrielle (aciéries, cimenteries, etc.), sa purification et compression, son transport (par canalisations ou bateaux) vers des sites de stockage (on-shore ou off-shore) et son injection de façon définitive et sûre dans des formations géologiques adaptées.
Le C02 peut également être valorisé en tant que matière première dans les procédés industriels


26 novembre 2015 - Énergie, Air et Climat
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Capter le CO2 émis par les secteurs les plus émetteurs

1er juillet 2011 (mis à jour le 26 novembre 2015)


 Le développement de technologies comme le CSC, qui permet de piéger le CO2 au point de rejet puis de le stocker dans des formations géologiques profondes, est une solution pour réduire les émissions de GES.

En complément du développement des énergies non carbonées (énergies renouvelables, énergie nucléaire) et des efforts en matière d’efficacité énergétique, le CSC est susceptible de jouer un rôle substantiel dans la réduction des émissions de CO2. L’Agence Internationale de l’Energie estime qu’en 2050 le CSC contribuera à hauteur de 19% aux réductions des émissions annuelles de CO2 à l’échelle mondiale.

 
Options de réduction des émissions de CO2 Options de réduction des émissions de CO2, 2010-2050 (source AIE)
 
 
Il y a plus de 8 000 installations à travers le monde où le captage de CO2 peut être appliqué. Il s’agit d’installations fixes. Deux types d’installations sont particulièrement concernés : les centrales de production d’énergie à partir de combustibles fossiles, et les sites industriels fortement émetteurs tels que les aciéries et les cimenteries pour lesquels il n’existe pas ou peu d’alternatives techniques.
 
Les installations visées sont celles émettant plus de 100 000 tonnes de CO2 par an. En revanche, il n’est pas prévu - et vraisemblablement pas envisageable - de capter le CO2 rejeté par les sources diffuses telles que les véhicules.
 
A titre d’exemple, une centrale au charbon produit plus d’une tonne de CO2 par MWh produit. Les fumées d’une centrale thermique au charbon contiennent 10% de CO2. Les 90% restant sont principalement de l’azote et de la vapeur d’eau. Compte tenu de leur volume, les fumées ne peuvent être stockées telles quelle ; le CO2 doit donc en premier lieu être séparé des autres composants.
 

Quant à la sidérurgie, chaque tonne d’acier produite s’accompagne mécaniquement de l’émission d’environ deux tonnes de CO2. En France, la sidérurgie est parmi les secteurs les plus fortement émetteurs. Elle représente environ un tiers des émissions des sites industriels (centrales électriques comprises). Par ailleurs, à l’échelle mondiale la sidérurgie contribue à plus de 30% aux émissions de CO2 de l’industrie (hors production d’énergie) et est le premier secteur émetteur dans ce domaine.

 

      
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