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Le commerce international des espèces sauvages

Après la dégradation de leur l’habitat naturel, le commerce, notamment international, représente l’une des plus grandes causes des disparition de la faune et de la fleure sauvages.

Le chiffre d’affaires annuel du commerce international légal des espèces sauvages est estimé à plus de 15 milliards d’euros, ce chiffre n’incluant pas le produit de la pêche et de l’industrie forestière. L’Union européenne, avec ses 495 millions d’habitants en 2007, représente environ un tiers du marché mondial des spécimens CITES. La Communauté porte ainsi une responsabilité considérable dans le domaine de la conservation de la faune et de la flore sauvages des autres pays. En conséquence, elle s’est dotée d’une réglementation très stricte, qui va au-delà des dispositions internationales, pour mieux encadrer ce commerce et intégrer des notions de bien-être animal et de lutte contre les espèces exogènes envahissantes.
Le commerce des espèces sauvages étant de compétence communautaire exclusive, la convention de Washington CITES est mise en oeuvre par les divers Etats membres de l’Union européenne (UE) de façon homogène, par l’intermédiaire de règlements très détaillés qui sont d’application directe.


Pour en savoir plus :

 

Voyageons responsables ! (PDF - 675 Ko)

Fiche Cités "Convention sur le commerce international des espèces de faunes et de flore sauvages menacées d’extinction"

 


3 décembre 2009 - Eau et biodiversité
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Sommaire :


      

La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction- CITES

2 décembre 2009 (mis à jour le 2 juillet 2012)


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Le commerce international des espèces sauvages est régulé par la Convention sur le commerce international des espèces de faunes et de flore sauvages menacées d’extinction, dite CITES ou Convention de Washington de 1975. L’objectif de cette Convention est de garantir que les importations, exportations, réexportations et introductions en provenance de la mer des espèces inscrites dans ses annexes, ainsi que des parties et produits qui en sont issus, ne nuisent pas à la conservation de la biodiversité et reposent sur une utilisation durable des espèces sauvages.

A cette fin, la CITES limite le commerce international aux seuls spécimens accompagnés de permis ou de certificats prouvant que leur prélèvement est licite et compatible avec la pérennité de l’espèce dont ils sont issus. 

La CITES concerne plus de 33 000 espèces animales et végétales, dont environ 3 % sont considérées comme menacées d’extinction, tandis que les autres pourraient le devenir si leur commerce international n’était pas strictement réglementé.

Les espèces concernées
 

Caméléon découvert à la douaneLes espèces auxquelles la Convention s’applique sont inscrites dans 3 annexes I, II et III.

Annexe I : elle concerne les espèces les plus menacées. Leur commerce international est en règle générale interdit, mais des certificats CITES peuvent déroger à cette règle pour les objets anciens et les animaux issus d’élevages agréés ou les plantes reproduites en pépinières enregistrées.

 Annexe II (96 % des espèces inscrites à la CITES) : elle concerne les espèces qui ne sont pas actuellement menacées d’extinction, mais qui risqueraient de le devenir si leur commerce international n’était pas strictement réglementé. Chaque importation ou (ré)exportation de spécimens de l’annexe II, à but commercial ou pas, doit avoir fait l’objet d’un permis spécifique contrôlé en frontières, qui est délivré par les autorités CITES nationales sur preuve de la légalité du spécimens et sur avis scientifique que leur exportation n’est pas préjudiciable à l’espèce considérée.

Annexe III  : elle concerne les espèces qu’un État réglemente sur son territoire et pour lesquelles il demande l’assistance de la communauté internationale afin de contrôler ses exportations. Les exportations des spécimens, à partir du ou des pays ayant demandé l’inscription à l’annexe III, ne sont autorisées que si les autorités CITES locales ont délivré un permis attestant de leur origine licite.


  L’actualisation des espèces concernées par la CITES

Tous les trois ans, les modalités d’application de la CITES et la liste des espèces concernées sont révisées lors des Conférences des Parties. Ces réunions internationales sont l’occasion, notamment, de passer en revue les progrès accomplis dans la conservation de certaines espèces, de recommander des mesures pour améliorer l’efficacité de la Convention et d’adopter, s’il y a lieu, des propositions d’amendement des annexes I et II.

La prochaine Conférence des Parties se tiendra à Doha (Qatar) du 13 au 25 mars 2010.

La CITES dépend du Programme des Nations Unies pour l’environnement. En promouvant la gestion des espèces sauvages en tant que ressource naturelle précieuse, elle participe aux objectifs du Millénaire pour le Développement qui visent à réduire de moitié, d’ici à 2015, le nombre de personnes en proie à la faim et vivant dans une extrême pauvreté.

Court-métrage de sensibilisation des voyageurs au respect de la biodiversité et à la mise en oeuvre de la CITES :

Windows Media - 6.1 Mo (AVI - 6248 Ko)

Windows Media - 16 Mo (ASF - 16391 Ko)

 

 

 

      
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