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PRESSE

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La Coalition pour le leadership en matière de tarification du carbone lance un appel à la fixation d’objectifs mondiaux et annonce ses coprésidents

18 avril 2016 - Énergie, Air et Climat
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La CPLC convient de promouvoir la tarification du carbone à l’échelle mondiale lors de sa première assemblée de haut niveau.


À l’occasion de sa première réunion officielle depuis son lancement en décembre 2015 à Paris, lors de la COP21, la Coalition pour le leadership en matière de tarification du carbone (CPLC) a lancé un appel à la fixation d’objectifs mondiaux dans le domaine de la tarification des émissions de carbone, et présenté ses nouveaux coprésidents.

La coalition, qui rassemble des dirigeants nationaux, des chefs d’entreprise et des leaders de la société civile, sera coprésidée par Ségolène Royal, ministre française de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, en charge des Relations internationales sur le climat, et présidente de la COP21, et Feike Sijbesma, président-directeur général de la société Royal DSM, multinationale de produits nutritionnels et de matériaux basée aux Pays-Bas.

Dans un communiqué publié aujourd’hui, la CPLC déclare son appui à « la fixation d’objectifs mondiaux pour la quantité d’émissions assujetties à des systèmes probants de tarification du carbone, afin de porter une ambition collective au cours des dix prochaines années ».

« Le moyen le plus direct et le plus sûr de réduire les émissions de carbone consiste à leur donner un prix, de manière à faire de la pollution qu’elles engendrent un coût d’exploitation et à créer des incitations à promouvoir des technologies et des options vertes, note le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. Le succès et les efforts de mobilisation de plus en plus importants de la Coalition pour le leadership en matière de tarification du carbone témoignent de la dynamique à l’échelle mondiale en faveur de cette approche ».

L’assemblée inaugurale de haut niveau de la CPLC, qui s’est tenue à Washington en marge des Réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, a réuni le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, des ministres des Finances et de l’Environnement, les présidents de grandes multinationales ainsi que les nouveaux coprésidents.

"Comme présidente de la CoP, j'encourage une grande mobilisation des Etats et des entreprises en faveur de la tarification du carbone", a indiqué Ségolène Royal. "Ce grand mouvement doit s’organiser autour de trois principes : un prix suffisamment élevé pour changer les comportements ; un prix stable et prévisible pour donner de la visibilité aux acteurs économiques et financiers ; un prix coordonné pour en faire un instrument de cohésion et non de concurrence."

Dans le communiqué publié aujourd’hui, la CPLC annonce également qu’elle encouragera la réalisation de progrès à l’échelle mondiale en concevant et en utilisant des systèmes de tarification du carbone, et en rendant régulièrement compte des avancées en ce domaine. Elle a appelé les entreprises à accélérer leur appui aux politiques de tarification, notamment en appliquant des prix internes du carbone, afin de mieux se préparer aux impacts du changement climatique.

« C’est un honneur, pour moi, de coprésider cette importante initiative qui a été lancée pour faire face au changement climatique en accélérant le passage à une société sobre en carbone, indique Feike Sijbesma. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à reconnaître le rôle positif que des systèmes probants de tarification du carbone peuvent jouer en accélérant l’adoption de technologies à faible intensité de carbone et en créant des opportunités économiques tout en luttant contre l’une des plus graves menaces auxquelles l’humanité est exposée.

De plus en plus d’entreprises, comme Royal DSM, se basent sur un prix interne du carbone lorsqu’elles examinent leurs décisions d’investissement. La CPLC permet au secteur privé de partager ses connaissances et ses meilleures pratiques, tout en lui donnant des possibilités uniques de collaborer de manière constructive avec le secteur public et la société civile, pour fournir l’impulsion qui permettra d’offrir un avenir plus souriant à la génération actuelle et à celles qui la suivront
».

À l’heure actuelle, une quarantaine de pays et 23 villes, États et provinces tarifient le carbone. Ils couvrent, conjointement, l’équivalent d’environ 7 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, soit trois fois plus qu’au cours de la précédente décennie.

La Coalition pour le leadership en manière de tarification du carbone (CPLC) est issue du Sommet sur le climat organisé par le secrétaire général des Nations Unies à New-York en 2014 et a été officiellement lancée lors de la COP21 à Paris. La CPLC est une initiative volontaire qui réunit plusieurs dizaines de dirigeants venus de la sphère publique, des entreprises et de la société civile pour soutenir l’expansion de la tarification du carbone, partager leurs expériences et faire mieux comprendre les meilleures pratiques à l’échelle mondiale, régionale, nationale et infranationale.

Télécharger le communiqué (PDF - 136 Ko)

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