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La Convention sur la diversité biologique (CDB)

La Convention sur la diversité biologique (CDB) a marqué un véritable tournant dans le droit international. Elle reconnaît, pour la première fois, la conservation de la biodiversité comme étant une « préoccupation commune à l’humanité » et une partie intégrante au processus de développement.


6 juillet 2011 - Eau et biodiversité
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Sommaire :


      

La Convention sur la diversité biologique

8 février 2010 (mis à jour le 30 novembre 2016)


En 1992, le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro a consacré l’existence de la Convention sur la diversité biologique, première convention internationale concernant la biodiversité. Cette convention est signée à ce jour par 196 pays. La France l’a ratifiée le 1er juillet 1994.

Cette convention vise trois objectifs :

  • la conservation de la biodiversité ;
  • l’utilisation durable des espèces et des milieux naturels ;
  • le partage juste et équitable des bénéfices issus de l’utilisation des ressources génétiques.

Elle est à l’origine de l’élaboration de stratégies pour la biodiversité au niveau pan européen, communautaire et national.

> Accéder au site de la Convention sur la diversité biologique

Les objectifs d’Aïchi

En 2010, un plan stratégique pour la diversité biologique a été adopté par les parties lors de la 10ème Convention des parties à Nagoya. Ce plan fournit un cadre global sur la biodiversité. Couvrant la période 2011-2020, il recouvre 20 objectifs dits « Aïchi » regroupés en 5 buts stratégiques. Ils comprennent à la fois des aspirations à satisfaire au niveau mondial et un cadre souple pour les objectifs nationaux ou régionaux, qui doivent être déclinés et mis en œuvre par chaque partie.

En substance, les objectifs sont les suivants :

Gérer les causes sous-jacentes de l’appauvrissement de la diversité biologique en intégrant la diversité biologique dans l’ensemble du gouvernement et de la société

  • Conscience de la diversité biologique
  • Intégration de la biodiversité dans la planification
  • Subventions néfastes
  • Production et consommation durables

Réduire les pressions directes exercées sur la diversité biologique et encourager l’utilisation durable

  • Réduction de l’appauvrissement des habitats
  • Gestion des stocks de poissons, invertébrés, plantes aquatiques
  • Gestion durable des zones agricoles
  • Réduction de la pollution par éléments nutritifs
  • Lutte contre les espèces exotiques envahissantesProtection des récifs coralliens

Améliorer l’état de la diversité biologique en sauvegardant les écosystèmes, les espèces et la diversité génétique

  • Réseaux d’aires protégées
  • Extinction d’espèces menacées
  • Préservation du patrimoine génétique

Renforcer les avantages retirés pour tous de la diversité biologique et des services fournis par les écosystèmes But stratégique

  • Restauration écosystèmes, femmes et communautés autochtones
  • Restauration des écosystèmes dégradés
  • Protocole de Nagoya, partage des avantages

Renforcer la mise en œuvre au moyen d’une planification participative, de la gestion des connaissances et du renforcement des capacités

  • Plans d’action nationaux pour la biodiversité
  • Respect des connaissances et innovations ancestrales pour la protection de la biodiversité
  • Amélioration des connaissances
  • Mobilisation des ressources financières

Les objectifs d’Aïchi ont eu une forte valeur ajoutée par rapport à la période précédente. Couvrant l’ensemble des pressions directes et indirectes sur la biodiversité, ils fixent certains objectifs chiffrés et datés.

> Lire le texte intégral des objectifs d’Aïchi

La mise en œuvre des objectifs d’Aïchi en France

La réalisation des objectifs d’Aïchi en France repose principalement sur la Stratégie Nationale pour la Biodiversité dont les objectifs sont reliés à ceux d’Aïchi. La mise en œuvre par la France de la Convention pour la diversité biologique doit également tenir compte :

  • de la mise en œuvre des politiques européennes en matière de biodiversité qui s’inscrivent dans le cadre de cette Convention. Ainsi, la stratégie européenne pour la biodiversité, les dispositions des directives oiseaux, habitat-faune-flore (réseaux Natura 2000), la directive cadre sur l’eau, la directive cadre stratégie pour la mer et les milieux marins, les règlements APA et espèces exotiques envahissantes permettent aux européens et à la France d’atteindre ces objectifs.
  • du cadre législatif français : Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, création de l’Agence française pour la biodiversité...
  • des politiques nationales sectorielles : trame verte et bleue, stratégie de création d’aires protégées, stratégie de lutte contre les espèces exotiques envahissantes
  • des initiatives prises par les acteurs nationaux et internationaux et encouragées par la France : plan d’action national de l’IFRECOR sur les récifs coralliens, listes de l’UICN…

Un bilan a mi-parcours a été réalisé en 2014 dans le cadre du 5ème rapport national de la France à la Convention pour la diversité biologique.

> Consulter le cinquième rapport national de la France à la Convention sur la Diversité Biologique

      
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