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La Journée mondiale de la mer

30 septembre 2016 - Mer et littoral
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La Journée mondiale de la mer organisée le 30 septembre 2016 par l’Organisation maritime internationale est l’occasion de réaffirmer l’enjeu que représente l’Océan. Cette année, elle a pour thème « Les transports maritimes, indispensables pour le monde ».


La mer : un régulateur essentiel du climat

L’importance de l’Océan dans les grands équilibres planétaires n’est plus à démontrer. Il abrite l’essentiel de la biodiversité, absorbe le CO2, produit de l’oxygène, permet les précipitations et constitue ainsi un régulateur essentiel du climat.

Son rôle en matière de développement est tout aussi déterminant et s’accroît d’année en année. D’ores et déjà, en France, l’économie maritime représente près de 400 000 emplois, dans des domaines aussi variés que les transports, les ports, les travaux et services maritimes, les énergies marines, la pêche, l’aquaculture et les biotechnologies, les constructions navales, la recherche marine, l’ingénierie, le courtage, la gestion des espaces marins, la surveillance et la protection, les télécommunications, la plaisance et les loisirs nautiques. L’économie maritime rassemble de nombreuses compétences spécifiques, de marins, de pêcheurs, de plongeurs, d’éleveurs, d’ingénieurs, d’ouvriers, d’assureurs, de banquiers, de juristes, de médecins,…Ces savoirs, ces capacités d’innovation, représentent pour la France une opportunité qu’il lui faut saisir, en métropole et Outre mer.

Forte de l’extension de son espace maritime, la France réaffirme son ambition d’un destin maritime.

L‘État doit évidemment contribuer à cet objectif, en fixant un cadre réglementaire favorable, en assurant une protection sociale, en organisant la formation, en organisant les synergies, en favorisant l’émergence de stratégies communes et en soutenant la recherche et l’innovation. La responsabilité de l’Etat est aussi essentielle dans le maintien des fragiles équilibres écologiques des milieux marins et espaces littoraux. Il n’y aura de développement durable de l’économie maritime que si elle sait intégrer ces enjeux environnementaux. La France est en avance dans cette transition, c’est un gage de succès futur et c’est l’objectif porté par les Conférences nationales sur l’Océan que Ségolène Royal, Ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, en charge des relations internationales sur le climat, a réunies en août 2015 et en avril 2016, et par le Conseil national de la mer et du littoral, que la Ministre a réinstallé le 8 avril 2016 afin de réunir dans une même instance de consultation toutes les parties prenantes.

Cette ambition est portée par le projet de Stratégie nationale de la mer et du littoral, en cours de consultation. Il importe en effet de pouvoir œuvrer, en lien avec les acteurs territoriaux et les élus du littoral, à la mise en place d’une politique intégrée sur chaque façade en métropole et bassin maritime en outre mer.

La transition vers la croissance bleue s’accélère également grâce à l’action du Cluster maritime et à la loi pour l’économie bleue, votée en juin 2016 et en cours d’application, qui répond aux attentes exprimées par les professionnels en matière de simplification, de compétitivité, de gouvernance des ports, de fiscalité ou de règles contractuelles.

Il est en effet stratégique pour la France de préserver son savoir-faire maritime, qui participe à la souveraineté nationale, compte tenu de la dépendance de nos économies au transport international. L’Etat défend ce savoir-faire dans un contexte très rude de concurrence mondialisée. L’âge moyen des navires français est ainsi de 8 ans (31 ans) au niveau mondial et le pavillon français figure parmi les trois meilleurs au niveau de la sécurité maritime. Des exonérations de charges permettent de rééquilibrer les situations de concurrence sans dégrader la situation sociale des marins.

Les transports maritimes et la transition énergétique

Même si le transport maritime est le mode le plus efficace en termes de coût et d’impacts, il doit prendre sa part des efforts en matière de maîtrise de ses nuisances. La France mène une action permanente au niveau international, notamment dans le cadre de l’Organisation maritime internationale, en faveur de la réduction des émissions de polluants atmosphériques (SOx, NOx,…) et de CO2 du transport maritime, de l’élévation du niveau de sécurité des navires, de la gestion des eaux ballast pour prévenir la dissémination des espèces invasives, de protection des cétacés (risques de collision) ou de lutte contre les pollutions volontaires. Cette action se traduit en particulier dans le cadre du Plan Méditerranée pour une croissance bleue, lancé le 27 juin dernier par Ségolène Royal, destiné à sauver la Mer Méditerranée, menacée par le changement climatique et les pollutions, et qui a fait l’objet d’une réunion des ministres du pourtour méditerranéen à Washington le 15 septembre dernier, animée par Ségolène Royal, présidente de la COP 21, et Hakima El Haite, ministre déléguée à l’environnement du Maroc.

L’appel à projet navire du futur a aussi vocation à rassembler les filières de la construction navale et les armateurs autour de projets de navires qui soient éco-conçus en matière de construction et de recyclage et d’exploitation par le recours à des formes de motorisation ou de conduite (e-navigation).

Les ports maritimes français sont aussi des contributeurs majeurs de la transition énergétique que doit engager le secteur des transports et en particulier le transport maritime. À ce titre, ils développent de nombreux projets visant à développer les carburants alternatifs. Ces actions portent principalement sur le déploiement du Gaz Naturel Liquéfié (GNL) en tant que carburant marin et le développement d’alimentation électrique à quai pour réduire la pollution des navires en escale dans les ports. Un appel à projets « ports à énergie positive pour la croissance verte et bleue » est en cours pour encourager et accélérer cette transition.
 

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