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La convention de Ramsar

12 juin 2014 (mis à jour le 22 septembre 2016) - Eau et biodiversité
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La convention de Ramsar sur les zones humides est un traité intergouvernemental adopté le 2 février 1971 à Ramsar en Iran. La convention est entrée en vigueur en 1975. Elle regroupe aujourd’hui 169 pays.

La Convention adopte une optique large pour définir les zones humides qui relèvent de sa mission, à savoir marais et marécages, lacs et cours d’eau, prairies humides et tourbières, oasis, estuaires, deltas et étendues à marée, zones marines proches du rivage, mangroves et récifs coralliens, sans oublier les sites artificiels tels que les bassins de pisciculture, les rizières, les réservoirs et les marais salants.
 
La désignation de sites au titre de la Convention de Ramsar constitue un label international qui récompense et valorise les actions de gestion durable des ces zones et encourage ceux qui les mettent en œuvre.
 
La liste des zones humides d’importance internationale comporte à ce jour plus de 2 200 sites pour une superficie de près de 215 millions d’hectares.
 
La Conférence des Parties contractantes (CdP) est l’organe directeur de la Convention ; elle se réunit tous les 3 ans. Les délégués de chacune des Parties contractantes se réunissent pour examiner les rapports nationaux de chaque partie contractante sur les trois années précédentes, approuver le plan de travail des trois années suivantes et examiner les orientations adressées aux Parties sur les questions pertinentes pour les zones humides. La dernière CdP s’est tenue en Uruguay en juin 2015. La prochaine se tiendra aux Émirats arabes unis en 2018.

Compte-rendu France de la 12ème COP, et éléments d’actualités sur Ramsar, disponibles sur le site de la Convention de Ramsar.


 
En France : 44 sites Ramsar couvrant 3,5 millions d’hectares.
 
La France est devenue partie contractante à la convention en 1986. Fin 2015, après la désignation le 18 décembre 2015 du nouveau site Ramsar du Marais Vernier et de la Vallée de la Risle maritime, notre pays compte 44 sites Ramsar pour une superficie de plus de 3,5 millions d’hectares.
 
 

Synthèse de l’enquête réalisée en 2016 sur le réseau de sites Ramsar français (PDF - 1111 Ko)

 
En France, le fonctionnement de la convention est assuré par :
 
  • une autorité administrative qui est le ministère de l’environnement, de l’énergie de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, la direction de l’eau et de la biodiversité. Elle est notamment responsable de désigner des zones humides pour la Liste de Ramsar, d’organiser la gestion appropriée de ces sites et de mettre en œuvre une politique nationale pour les zones humides ;
  • un point focal national, désigné par l’autorité administrative et qui assure notamment la liaison régulière avec le Secrétariat de la Convention et coordonne la mise en œuvre de la Convention au niveau national (DEB-SDEN-EN4) ;
  • un Groupe national pour les milieux humides composé selon le système Grenelle de gouvernance à 5, et qui appuie le gouvernement dans la mise en place de sa politique milieux humides en général et de la convention de Ramsar en particulier ;
  • le correspondant national du Groupe d’Evaluation Scientifique et Technique (GEST) qui est un expert technique reconnu et motivé dans le domaine des zones humides. Il travaille en liaison avec des homologues des autres parties contractantes ;
  • deux points focaux pour la Communication, l’Education et la participation du public (un gouvernemental et un non-gouvernemental). Ensemble, ils dirigent, au niveau national, le développement et la mise en œuvre de programmes nationaux de CESP. Le correspondant gouvernemental est la Direction de l’eau et de la biodiversité (SDEN-EN4) et le correspondant non gouvernemental est la Société nationale de protection de la nature (SNPN).
 

 

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