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Prévention de la production des déchets

"Réduisons vite nos déchets, ça déborde"


7 novembre 2015 - Prévention des risques
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Sommaire :


La lutte contre le gaspillage alimentaire

5 novembre 2015 (mis à jour le 18 février 2016)


Le gaspillage alimentaire en quelques chiffres :

Le gaspillage alimentaire dans la consommation des ménages représente en France :

  • 20kg de déchets par an et par personne dont 7kg de déchets alimentaires non consommés encore emballés.
  • De grandes organisations comme la FAO ont montré qu’un tiers de la part comestible des aliments destinés à la consommation humaine est gaspillée, perdue ou jetée entre le champ et l’assiette dans le monde.

Ce gaspillage représente un prélèvement inutile de ressources naturelles telles que les terres cultivables et l’eau, et produit des émissions de gaz à effet de serre évitables et des déchets à traiter.
Enfin, il impacte négativement le budget des ménages : en France, on estime le coût du gaspillage alimentaire à entre 100 et 160 euros par an et par personne (source : ADEME), soit de 12 à 20 milliards d’euros pour le gaspillage total en France.
Dans les pays en voie de développement, le gaspillage est proche du champ faute de moyens de conservation des récoltes adéquats. Dans les pays développés, le gaspillage se situe plutôt du côté de la transformation, de la distribution et de la consommation.

Depuis 1974, le pourcentage de nourriture perdue a été multiplié par deux.

Toutefois, des améliorations sont possibles. En effet, le gaspillage alimentaire peut être réduit par des gestes simples. S’il était évité, il pourrait aussi offrir des solutions pour nourrir plus ou mieux une population croissante, y compris en France. De nombreux acteurs sont concernés : pouvoirs publics centraux et locaux, entreprises de l’agroalimentaire et de la distribution, restauration, organisations non gouvernementales et foyers.

Rapport sur la réduction du gaspillage alimentaire (2012)

Le groupe de travail "prévention des déchets" issu du Conseil national des déchets (CND), a souhaité dès 2010 approfondir les connaissances en matière de gaspillage alimentaire pour pouvoir proposer des pistes de travail et des solutions pratiques. Il a ainsi donné mandat à un comité de pilotage pour procéder à l’état des lieux du gaspillage alimentaire en France, analyser les solutions en la matière et, enfin, faire des propositions d’actions concrètes.
L’étude ainsi menée s’est inscrite dans une double problématique : axée sur un objectif de prévention des déchets, d’une part, elle constituait, d’autre part, une action du Programme national pour l’alimentation (action n°II.6.2 « Limiter le gaspillage alimentaire »).
Les principales propositions du rapport “Réduction du gaspillage alimentaire : État des lieux et pistes d’action” étaient :

  • Mise en place d’une loi clarifiant les responsabilités des personnes souhaitant donner leurs denrées alimentaires et les recevant
  • Renforcement de la formation spécialisée des cuisiniers
  • Insertion de la thématique du gaspillage alimentaire dans les programmes de formation scolaire
  • Clarification de l’interprétation du GEM-RCN (Groupe d’étude des marchés de restauration collective et nutrition)
  • Clarification de la DLC/DLUO (Date Limite de Consommation / Date Limite d’Utilisation Optimale)
  • Mise en place d’un club d’acteurs
  • Élaboration d’un ensemble de guides de bonnes pratiques à tous les stades de la chaîne alimentaire
  • Conclusion d’une série d’accords volontaires
  • Poursuite des campagnes de communication et de sensibilisation

>> Consulter la brochure du programme national pour l’alimentation

>> Consulter la page sur le conseil national de déchets

Un pacte national anti-gaspillage

A la suite de ces travaux, le pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire a été élaboré en 2013 par le ministère de l’agriculture.

Le pacte comportait 11 mesures issues de la réflexion menée avec les acteurs de la chaîne alimentaire et fondées sur l’engagement des acteurs de l’ensemble de la chaîne alimentaire (producteurs agricoles, marchés de gros, industries agroalimentaires, grande distribution, restauration collective et commerciale, collectivités territoriales).

>> Consulter le site du ministère de l’agriculture sur le gaspillage alimentaire

L’axe « gaspillage alimentaire » du programme national de prévention des déchets 2014-2020

La ministre chargée de l’Écologie s’est associée pleinement au pacte national anti-gaspillage en reprenant un axe sur le gaspillage alimentaire dans le programme national de prévention des déchets 2014-2020 publié le 28 août 2014.
Ce programme a été élaboré de manière concertée avec l’ensemble des acteurs de la prévention des déchets. L’un des 13 axes concerne la lutte contre le gaspillage alimentaire grâce à la mise en œuvre de 6 actions, qui doivent contribuer à l’atteinte d’un objectif national de réduction de 50 % du gaspillage alimentaire à l’horizon 2025 :

  • Renforcer la lutte contre le gaspillage dans la restauration collective
  •  Étudier le lien entre le produit alimentaire et l’emballage
  • Développer l’usage du « sac à emporter » (ou Doggy bag)
  • Décliner l’action de lutte contre le gaspillage alimentaire sur les territoires
  • Suivre la réglementation sur les gros producteurs de biodéchets vis-à-vis
    de l’enjeu de gaspillage alimentaire
  • Mettre en place un « Club d’acteurs » sur le gaspillage alimentaire

>> Consulter le programme national de prévention des déchets 2014-2020

 

La loi du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire

Adoptée en première lecture à l’Assemblée Nationale le 9 décembre 2015, puis en première lecture au Sénat le 3 février 2016, dans les deux cas à l’unanimité, elle consacre une hiérarchie des actions à mettre en oeuvre pour limiter la perte de denrées alimentaires, interdit aux distributeurs de rendre impropre à la consommation les denrées encore consommables qui n’auraient pas été vendues, et impose aux commerces de détail alimentaires dont la surface de vente dépasse 400m² de signer une convention de dons avec une ou plusieurs associations d’aide alimentaire. La loi interdit également toute stipulation contractuelle constituant un obstacle au don de denrées alimentaires vendues sous marque de distributeur, et intègre la lutte contre le gaspillage alimentaire dans les programmes scolaires et dans la responsabilité sociale et environnementale des entreprises.

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