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La recherche aéronautique dessine l’aviation verte du futur

14 septembre 2011 (mis à jour le 27 mai 2016) - Transports
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Les actions du CORAC vont permettre d’atteindre non seulement les objectifs du Grenelle de l’Environnement, mais aussi ceux fixés par le Conseil consultatif pour la recherche aéronautique en Europe (ACARE) : réduire de 50 % les émissions de CO2, de 80 % les émissions d’oxydes d’azote (NOx) et de 50 % le bruit perçu, à l’horizon 2020.


Mis en place en juillet 2008, le Conseil pour la Recherche Aéronautique Civile (CORAC) est une instance de concertation composée des industriels majeurs de la profession (Airbus Group, Dassault Aviation, Thales, Safran) ainsi que de représentants du GIFAS, du monde académique (ONERA), des autres acteurs du transport aérien tels que les compagnies (Air France, FNAM) et les opérateurs aéroportuaires (ADP, UAF), et des représentants des ministères concernés (transports, défense, industrie, recherche). Il constitue ainsi le lieu privilégié des échanges entre l’Etat et l’industrie du transport aérien dans son ensemble. La création du CORAC s’inscrit dans une volonté de mise en cohérence des efforts de recherche et d’innovation dans le domaine aéronautique pour que les prochaines générations d’aéronefs répondent à des exigences accrues de compétitivité, de sécurité et de protection environnementale.

Les actions du CORAC visent à atteindre les objectifs fixés par le Conseil consultatif pour la recherche aéronautique en Europe (ACARE) :

  • à l’horizon 2020 : réduire de 50 % les émissions de CO2, de 80 % les émissions d’oxydes d’azote (NOx) et de 50 % le bruit perçu ;
  • à l’horizon 2050 : réduire de 75 % les émissions de CO2, de 90 % les émissions d’oxydes d’azote (NOx) et de 65 % le bruit perçu.

Pour y parvenir, il dispose d’une feuille de route technologique régulièrement mise à jour. De ce travail collaboratif réunissant l’ensemble de la filière, deux vagues de plates-formes de démonstrations ont été mises en place.

 

Quels sont les projets de démonstrateurs technologiques ?

La première vague de démonstrateurs, proposée en 2010, comporte :

  • un projet d’avionique modulaire pour réduire la consommation de carburant grâce à une optimisation des trajectoires ;
  • un projet portant sur la gestion optimisée de l’énergie à bord des aéronefs ;
  • un projet sur les moteurs visant à réduire la consommation de carburant ;
  • un projet sur les aérostructures en matériaux composites pour réduire la masse des aéronefs ;
  • un projet dédié aux cockpits du futur.

La deuxième vague, proposée en 2015, comporte deux plates-formes de démonstrations technologiques portant sur :

  • les systèmes embarqués et fonctionnalités avancées (,
  • l’usine aéronautique du futur, et notamment les nouveaux processus de fabrication et d’assemblages de pièces.

 

L’impact du transport aérien sur l’environnement

Enfin, même si pour les acteurs français la priorité est et demeurera la réduction de la consommation (le meilleur biocarburant est celui qui n’est pas consommé), les biocarburants aéronautiques sont vus comme un levier complémentaire aux progrès technologiques pour réduire l’empreinte environnementale du transport aérien et ainsi découpler à terme la croissance du transport aérien de la consommation d’énergie fossile. Ainsi, plusieurs programmes de recherche ont été lancés dans le but de mieux comprendre les impacts de leur utilisation dans le transport aérien (compatibilité avec les matériaux des circuits carburants, sur la logistique, les opérations, …).

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