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Année 2009

15 juin 2011 - Bâtiment et ville durables
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Sommaire :


      

La vallée de la Semine, site classé en 2009 (Ain)

15 juin 2011 (mis à jour le 4 juillet 2012)


Par décret du 2 septembre 2009, paru au Journal officiel du 4 septembre 2009, a été classée parmi les sites du département de l’Ain la vallée de la Semine, sur le territoire de la commune de Saint-Germain de Joux.

Superficie : 116 hectares

Critères de classement : pittoresque et scientifique

 

La commune de Saint-Germain-de-Joux est située au sud du massif jurassien, dans le Haut-Bugey, et au débouché oriental de la Cluze de Nantua. Elle est parcourue par la vallée de la Semine, encaissée et sauvage, qui présente des versants très boisés, coupés à mi pente par des replats dont certains sont encore en pâturages et où se sont implantés des constructions. L’intérêt paysager et pittoresque de cette vallée est fortement lié au caractère torrentiel de la rivière, renforcé par le torrent du Combet qui rejoint la Semine au pied du versant escarpé dominé par le village. Son fort débit, accentué par une succession de petites cascades naturelles, un barrage et ce confluent, a modelé un paysage très particulier, les « Marmites de Géants », roches calcaires érodées qui forment de véritables conques en gradins où l’eau tourbillonne. Les grottes Sarrazines, cavités aux formes tourmentées situées plus en amont, sont la deuxième curiosité très pittoresque de cette vallée.

 

D’autre part, la vallée possède un gisement fossile exceptionnel. Il s’agit d’un massif corallien fossilisé, enchâssé dans un calcaire très blanc et très pur, actuellement exploité (carrière souterraine des Mares) comme pierres de taille et pour la fabrication du verre blanc non teinté.

 

A cet intérêt paysager et géologique s’ajoute un intérêt patrimonial et historique. En effet, cette vallée, à caractère sauvage, a été également façonnée par le développement important des activités liées à l’énergie hydraulique, à partir du début du XIXème siècle. De nombreux bâtiments et aménagements hydrauliques témoignent de ces activités. Un atelier de diamanterie et de nombreuses scieries se sont implantées le long de la rivière. Certaines fonctionnaient encore il y a une vingtaine d’années. La plus importante, la scierie Thévenin, possédait une roue à augets de 7 mètres de diamètre, la plus grande du département. La scierie a été rachetée par la commune qui a l’ambition de la consolider et de mettre en valeur la roue et son système hydraulique. Le long de la rivière s’est également implantée, en 1909, une petite usine hydroélectrique qui produit toujours de l’électricité.

 

Enfin, plusieurs secteurs de la vallée sont particulièrement intéressants pour leurs éléments naturels. Le secteur sud « des Barmettes » représente, sur le plan biologique, une charnière entre l’arc jurassien et l’ensemble alpin où se côtoient espèces botaniques montagnardes et méridionales qui sont d’ailleurs protégées par un site Natura 2000. Le périmètre de classement englobe également à l’ouest une partie de la ZNIEFF de type II « massifs du Haut-Bugey ».

      
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